Actualité
26 octobre 2017
Air et Santé
Evaluation de la qualité de l’air

2 nouvelles études confirment l’impact de la pollution sur la santé des populations

planisphère actu santé - @fotolia #90591273 - rtguest
Partager :

Le rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement et la publication d’une étude internationale publiée dans la revue médicale The Lancet confirment que la pollution de l’air reste un enjeu majeur de santé publique. Voici les principaux résultats.

En Europe, les citadins sont encore trop exposés à un air de mauvaise qualité

Dans son rapport 2017 sur la qualité de l’air publié le 11 octobre, l’Agence européenne pour l’environnement estime que la pollution de l’air est à l’origine de plus de 400 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an. La plupart des personnes qui vivent dans des villes européennes sont exposées à de l'air de mauvaise qualité.

L’Agence précise que les données montrent cependant que la qualité de l’air en Europe s’améliore peu à peu grâce aux politiques des villes ainsi qu’aux développements technologiques. Son directeur appelle à maintenir les efforts pour renverser cette tendance.

« En tant que société, nous ne devrions pas accepter le coût de la pollution atmosphérique. En prenant des décisions audacieuses et en investissant intelligemment dans des modes de transports, une énergie et une agriculture plus propres, nous pouvons nous attaquer au problème de la pollution tout en améliorant notre qualité de vie. Il est encourageant de constater que de nombreux gouvernements européens, et en particulier les villes, montrent l’exemple et protègent la santé des personnes en améliorant la qualité de l’air. Tout le monde doit pouvoir profiter d’un air pur, y compris les habitants des villes. » Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE

Dans le monde, la pollution responsable de 9 millions de morts par an

Une étude publiée par « The Lancet » estime qu’un décès sur six à l’échelle de la planète est attribuable à une forme de pollution (air, eau, sol ou milieu professionnel). Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus. Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (Inde, Pakistan, Chine, Bangladesh, Madagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Le rapport ne se contente pas de donner l’alerte, il formule aussi plusieurs recommandations : intégrer la pollution dans le plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles de l’Organisation mondiale de la santé, faire de la prévention en matière de pollution une priorité internationale ou encore développer des systèmes de surveillance des effets de la pollution sur la santé.