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31 octobre 2017
Evaluation de la qualité de l’air

Bilan de la qualité de l’air en France en 2016

Photo aérienne paysages nuages
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Le ministère de la transition écologique et solidaire vient de publier le bilan de la qualité de l’air en France en 2016 et les principales tendances observées sur la période 2000-2016. D'une manière générale, la qualité de l'air s'améliore mais ces progrès ne permettent pas de respecter complètement la réglementation européenne. Les concentrations moyennes annuelles de dioxyde de soufre (SO2), de dioxyde d'azote (NO2) et de particules (PM10 et PM2.5) sont en baisse constante depuis plus de dix ans. Les concentrations d'ozone (O3) restent stables. L’année 2016 a été marquée par des épisodes de pollution d'ampleur nationale aux particules et à l'ozone.

Des concentrations moyennes en baisse régulière depuis 10 ans

La baisse des niveaux de polluants se poursuit de façon régulière sur la période 2000-2016. Elle est particulièrement importante pour le SO2 ou encore le cadmium. La baisse est moindre pour les autres polluants, et semble se stabiliser depuis cinq ans pour les particules fines même si une légère inflexion à la baisse se profile depuis 2014. Ces tendances reflètent les difficultés à intervenir sur des sources de pollution très variées. 

L’amélioration de la qualité de l’air en 2016 s’accompagne également d’une diminution des cas de dépassement de norme pour la protection de la santé. Ces dépassements concernent trois polluants principaux : le NO2, les PM10 et l'O3.

Une persistance des dépassements de normes pour les polluants principaux (NO2,PM10 et O3)

En 2016, 5 polluants sur 12 présentent des dépassements des normes annuelles pour la protection de la santé humaine à long terme dans plusieurs agglomérations.

Des épisodes de pollution, plus ou moins nombreux, selon les conditions météorologiques, surviennent chaque année en France et à des périodes différentes (particules en hiver et au printemps ; ozone en été). L'année 2016 a été marquée par quelques épisodes de pollution aux particules, par un épisode de pollution à l’O3, et par l’absence d’épisode de pollution au NO2 comme en 2015 et en 2014.

Ce bilan est établi à partir des données du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) et également celles des Associations Agrées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) telles qu’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. 
Au niveau régional, il est complété par le bilan annuel diffusé par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.