Partager :

Le 12 février, l'installation d'un anticyclone sur la région engendre des inversions thermiques très marquées le matin et le soir favorables à l’accumulation des particules émises essentiellement par le chauffage et le trafic routier.

Le brassage atmosphérique important en journée, engendré par l'arrivée des températures printanières et l'allongement de la durée de l'ensoleillement, permet de compenser progressivement l'accumulation des particules de sorte qu'en moyenne sur la journée les concentrations en particules restent inférieures au seuil d'information. Le dispositif est levé le 17 février.

--------------------------------------------------

Dimanche 17 février, n'ayant pas enregistré de dépassement du niveau d'information la veille et les prévisions étant optimistes pour les jours à venir, le dispositif est levé également dans l'Arve mettant fin à cet épisode de pollution en particules de type "combustion". 

Samedi 16 février, le vent de sud a permis de limiter les concentrations de polluants dans le couloir rhodanien. La vigilance a donc été levée sur le Bassin lyonnais/nord Isère et la Vallée du Rhône même si les concentrations en particules restent élevées. Sur la Vallée de l'Arve en revanche, le risque de dépassement étant en core présent, la vigilance orange a été maintenue.

Vendredi 15 février, des dépassements du seuil d'information ont été constatés sur le Bassin lyonnais et la Vallée de l'Arve.

Jeudi 14 février, la vigilance atmosphérique est étendue au bassin lyonnais/Nord-Isère et à la vallée du Rhône. Les premiers dépassements du seuil d’information de l’épisode sont observés dans la vallée de l’Arve et le bassin lyonnais.

Mercredi 13 février, activation de la vigilance atmosphérique dans la vallée de l’Arve.

Deux leviers principaux pour réduire la pollution : le chauffage au bois et les transports routiers

Le chauffage au bois et les transports sont deux sources principales de pollution en Auvergne-Rhône-Alpes en moyenne sur l’année et contribuent généralement pour moitié aux épisodes de pollution hivernaux. C’est donc sur ces deux secteurs qu’il faut agir pour retrouver un air de bonne qualité.

Comment limiter les émissions du chauffage au bois ?

Les bonnes pratiques ne manquent pas pour concilier qualité de l’air et chauffage au bois :

  • Limiter l’utilisation du chauffage d’appoint et/ou peu performant comme les foyers ouverts
  • Utiliser un combustible de qualité et sec
  • Ne pas trop chauffer, 20°C suffit !

Les transports routiers : une source de pollution majeure en centre-ville des agglomérations et aux abords des grands axes routiers.

Le secteur des transports demeure le principal émetteur de NOx en Auvergne-Rhône-Alpes (environ 55 %), dont la quasi-totalité des émissions sont imputables aux véhicules Diesel. Il contribue également mais dans une moindre mesure aux émissions de particules (de l’ordre de 20 %). En épisode, il constitue une source de pollution locale importante et a une incidence directe sur la santé des populations riveraines des grands axes routiers ou habitant en centre-ville des agglomérations.

Se protéger et s’informer

En plus de la pollution chronique à laquelle nous sommes exposés tout au long de l’année, qui est la plus impactante pour la santé humaine, les pics de pollution peuvent provoquer des effets à court terme pour les personnes les plus vulnérables et sensibles. Pour s’en protéger, il convient de bien suivre les recommandations sanitaires délivrées par le Ministère de la santé  et l’Agence Régionale de Santé.