Actualité
26 février 2021
Episode de pollution
Evaluation de la qualité de l’air

15 jours après un épisode historique, une nouvelle pollution due aux poussières désertiques affecte la région

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Tous les centres de prévisions spécialisés indiquaient que la poussière du Sahara frapperait l'Europe en cette fin de week-end et ce début de semaine. Un impact sur la qualité de l’air est-il décelable dans notre région ? A quoi peut-on s’attendre dans les jours à venir ? On fait le point sur la situation. 

Épisode en cours 

Depuis la fin de semaine dernière, la France métropolitaine est soumise à un flux de sud. Dans ce contexte, des masses d’air chargées en particules minérales venant des zones désertiques d’Afrique affectent notre région comme cela avait été le cas de manière exceptionnelle au début du mois de février. Dans notre région, la partie ouest a été touchée en premier, après un passage sur le massif pyrénéen et la mer Méditerranée dimanche. L'est de la région est désormais à son tour impacté par cet épisode.

Dans l'atmosphère, ce phénomène d'import de particules désertiques se traduit par une élévation marquée des taux de particules PM10, les particules PM2,5, davantage représentatives des activités humaines et notamment des combustions, ne connaissant pas la même progression. 

Lors de l'épisode similaire de début février, des concentrations exceptionnelles de particules PM10 avaient été enregistrées, supérieures à 150 µg/m3 en moyenne journalière, soit environ 2 fois le seuil d'alerte. Pour l'épisode actuel, les concentrations prévues, bien que non négligeables, pourraient être supérieures au seuil d'information (50 µg/m3) mais sans atteindre le seuil d'alerte (80 µg/m3). 

Lundi 22 février : l'épisode de poussières désertiques aborde la région. La qualité de l'air a été mauvaise sur les bassins lyonnais et stéphanois et les secteurs avoisinants. Le nord-est de l'Allier a également été touché. Par ailleurs, elle a été moyenne à dégradée.

Mardi 23 février : La qualité de l'air fut mauvaise sur une grande partie de Rhône-Alpes en raison de l'épisode de poussières désertiques. Par ailleurs, elle fut moyenne à dégradée.

 

Mercredi 24 février : La qualité de l'air a été mauvaise sur quasiment toute la région.

 

Jeudi 25 février : La qualité de l’air s’est avérée mauvaise sur une large partie de la région, en lien avec des concentrations de particules élevées. Les masses d’air transportant des poussières désertiques étaient toujours présentes au-dessus de la région et sur une grande partie du territoire national.

 

Vendredi 26 février : Le vent de sud qui transportait les masses d’air chargées en particules s’estompe et devrait laisser place à un flux de nord, progressivement, en cours de journée. La qualité de l’air devrait donc s’améliorer, et sera qualifiée de moyenne à mauvaise selon les secteurs.

 

Samedi 27 février : Le vent de nord sera bien en place et soutenu, favorable à la dispersion des particules. La qualité de l’air devrait s’améliorer franchement pour devenir majoritairement bonne.

 

Dimanche 28 : La qualité de l’air sera globalement bonne, mais redeviendra moyenne autour de certaines agglomérations.

En vous abonnant aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin de vigilance pollution et définir une zone géographique. 

 

Comment un désert situé à des milliers de kilomètres peut-il contribuer à un épisode de pollution local ?

Dans certaines conditions des dépressions se forment et entrainent des vents violents mettant en suspension des grains de sable. Ceux-ci pulvérisent les argiles en percutant les sols, ce qui remet de grandes quantités de particules en suspension

Ces épisodes ne sont pas forcément visibles, les particules étant généralement transportées en altitude, entre 1 et 4-5 kilomètres. Mais lorsque ces masses d’air parviennent au sol, les concentrations de poussières en suspension peuvent alors être importantes. 

"Les poussieres désertiques aggravent-t-elles la pollution de l'air ?

Ces poussières désertiques sont des particules grossières, de quelques microns à une dizaine de microns de diamètre. Du fait de leur diamètre important, ces particules ont moins de facilité à pénétrer dans les organismes que les particules plus petites issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois ou des émissions automobiles).

Toutefois, leur quantité peut engendrer des effets sanitaires. Il est donc conseillé à toutes les personnes ressentant une gêne respiratoire de consulter un professionnel de santé. 

Évolution de la situation 

Une vigillance pollution est mise en place sur toute la région Auvergne-Rhône-Alpes, excepté dans le Cantal (15), la Haute-Loire (43) et l'Ouest Ardèche (07).​

Je me protège 

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Voici les gestes à adopter en cas d’épisode de pollution :

Pour en savoir plus sur les effets des épisodes de pollutions : « Effets sur la santé »  

J'agis pour réduire mes émissions de polluants 

Deux leviers principaux pour réduire la pollution : le chauffage au bois et les transports routiers. 

Le chauffage au bois et les transports sont deux sources principales de pollution en Auvergne-Rhône-Alpes. En moyenne sur l’année ils contribuent généralement pour moitié aux épisodes de pollution hivernaux. C’est donc sur ces deux secteurs qu’il faut agir pour retrouver un air de bonne qualité. 

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Comment limiter les émissions du chauffage au bois ? 
Les bonnes pratiques ne manquent pas pour concilier qualité de l’air et chauffage au bois : 

  • Limiter l’utilisation du chauffage d’appoint et/ou peu performant comme les foyers ouverts 
  • Utiliser un combustible de qualité et sec 
  • Ne pas trop chauffer, 20°C suffit ! 

Pour en savoir plus : "Chauffage au bois et qualité de l'air" 

 

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Les transports routiers : une source de pollution majeure en centre-ville des agglomérations et aux abords des grands axes routiers. 

Le secteur des transports demeure le principal émetteur de NOx en Auvergne-Rhône-Alpes (environ 55 %), dont la quasi-totalité des émissions sont imputables aux véhicules Diesel. Il contribue également mais dans une moindre mesure aux émissions de particules (de l’ordre de 20 %). En épisode, il constitue une source de pollution locale importante et a une incidence directe sur la santé des populations riveraines des grands axes routiers ou habitant en centre-ville des agglomérations. 

Pour en savoir plus : Transport et mobilité 

Vous êtes vous procuré la vignette crit'air ?  
Le certificat qualité de l’air est un document sécurisé qui permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes.  
Il est obligatoire 
- pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution 
- ou pour certains types de véhcules (véhicules utilitaires légers et poids lourds) pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (par exemple : Lyon et Grenoble).
Si vous devez vous procurer une vignette crit'air la démarche s'effectue en ligne. La vignette coûte 3,62 euros et est expédiée par voie postale à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation, sous 10 jours.  

Je reste informé(e) 

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution :