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Dès vendredi soir, des particules sahariennes étaient présentes dans l’air de notre région. Samedi et Dimanche matin, les taux sont restés élevés, notamment dans l'est de la région. Mais durant l'après-midi, la situation s'est considérablement améliorée, avec l'arrivée d'orages et l'évacuation de la masse d'air vers l'est, en dehors de notre région. Les taux de particules ont baissé, retrouvant de faibles niveaux, plus habituels pour la saison...

 

Situation ce dimanche 20 juin 2021 à 20h

En fin de journée de vendredi 18 juin, une élévation assez marquée des taux de particules PM10 a été relevée dans notre région, notamment dans les bassins stéphanois et Lyonnais, et dans l'Ain. 

Samedi 19 juin, la quasi-totalité de la région a été sous influence des poussières minérales désertiques, avec une augmentation des teneurs très tardive dans certains secteurs, en fin d'après-midi. Plusieurs de surveillance ont enregistré un dépassement du seuil journalier d'information. 

Dans la nuit de samedi à dimanche, les orages survenus dans l'ouest de la région ont conduit à une baisse sensible des concentrations en Auvergne.

Dimanche 20 juin, les taux de particules PM10 sont restés élevés en matinée, toujours sous l'influence d'une masse d'air en provenance du sud et chargée en poussières désertiques. Mais cette masse d'air s'est progressivement évacuée vers l'est, hors de la région. De plus, des orages assez généralisés ont permis de lessiver l'atmosphère. Une baisse de la concentration a donc été observée dans la région. 

Concentrations horaires de particules PM10 (en µg/m3) en quelques sites de la région du 17 juin au 20 juin à 20h

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Concentrations horaires de particules PM10 (en µg/m3) mesurées dans les différents sites de la région le 20 juin à 20h

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Comment un désert situé à des milliers de kilomètres peut-il contribuer à un épisode de pollution local ?
 

Il n’est pas rare qu’au début de la période estivale ce phénomène se produise. En effet, suite au réchauffement des sols en Afrique, des dépressions se forment et entrainent des vents violents mettant en suspension des grains de sable. Ceux-ci pulvérisent les argiles en percutant les sols, ce qui remet de grandes quantités de particules en suspension. 
Ces épisodes dits “sahariens” ne sont pas forcément visibles, les particules étant généralement transportées en altitude, entre 1 et 4-5 kilomètres. Mais lorsque ces masses d’air parviennent au sol, les concentrations de poussières en suspension peuvent alors être importantes. 

Plusieurs dispositifs de prévision à grande échelle modélisent différents polluants atmosphériques, notamment les particules assez grossières (dust) souvent d'origine naturelle. Ils se basent notamment sur les services développés et mis à disposition par Copernicus, programme d'observation de la Terre et de son environnement de l'Union européenne. Copernicus dispose de son propre dispositif de prévision quotidienne, dont nous tenons compte pour établir nos propres prévisions régionales et locales. Les épisodes de poussières désertiques tel que celui que nous connaissons en cette deuxième quizaine de juin sont en général annoncés par Copernicus ou des dispositifs équivalents de prévision à grande échelle. Mais si l'arrivée de masses d'air chargées en particules est bien prévue, il est difficile de cerner les territoires qui seront précisément impactés, et à quelle altitude ils le seront. Il n'est en effet pas rare que de tels phénomènes impactent peu en dessous de la couche limite atmosphérique, soit de l'ordre de 1000 à 2000 m en journée. 

Pour en savoir plus sur Copernicus "volet atmosphère" : Copernicus

Pour consulter la prévision "dust" de Copernicus  : Prévision_Dust_Copernicus

 

"L'effet Sahara" aggrave-t-il la pollution de l'air ?

Ces poussières désertiques sont des particules assez grossières, de quelques microns à une dizaine de microns de diamètre (PM10). Du fait de leur diamètre assez important, ces particules ont moins de facilité à pénétrer dans les organismes que les particules fines (diamètes 2,5 microns PM2,5, voire moins) issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois, véhiucles à moteur thermique).  

Toutefois, leur quantité peut engendrer des effets sanitaires, a minima une gène, d'autant plus que les concentrations d'autres polluants (ozone) sont assez élevées en cette saison, et que de nombreux grains de pollens sont présents dans l'air ambiant.

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