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1 mars 2019
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Episode de pollution
Transports

25-28 février 2019 : épisode de pollution aux particules - Fin de l'épisode sur le Bassin lyonnais

RA15 - Lyon - Rhône
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En cette période où s'additionnent les émissions de polluants issus de multiples sources (chauffage, trafic routier, industries, agriculture), les conditions météorologiques très stables ont favorisé l'accumulation des particules dans plusieurs régions françaises, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, et ce depuis le lundi 25 février jusqu'à hier. Compte tenu des prévisions de qualité de l'air aujourd'hui pour le bassin Lyonnais Nord-Isère, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes lève la vigilance rouge ce vendredi 1er mars. L'occasion de faire un 1er bilan sur les épisodes du mois de février.

Point sur l'évolution de l'épisode de cette semaine 

L'épisode est de type mixte, impliquant différentes sources de pollution : trafic routier, industrie, chauffage résidentiel et agriculture (émissions d'ammoniac).

Dès le lundi 25 février, les concentrations de particules fines ont commencé à augmenter sur la région, en lien avec des conditions météorologiques très stables, ne permettant pas la dispersion des polluants émis. Le bassin lyonnais nord-isère a été le territoire le plus touché avec un dépassement du seuil d'information dès lundi et mardi.

Mercredi 27 février, les concentrations de particules fines étaient élevées sur une large part du territoire, le seuil d'information a été dépassé sur le bassin lyonnais et l'Ouest Ain.

Jeudi 28 février le changement de situation s’est amorcé à partir de la mi-journée, avec un renforcement du vent du nord et un brassage atmosphérique plus important dans l'après-midi. Au cœur de l’agglomération lyonnaise, les concentrations de particules fines sont ainsi restées fortes jusqu’à la mi-journée avant de diminuer rapidement dans l’après-midi, le seuil d’information a été approché sans toutefois être dépassé. 

Vendredi 1er mars, l’arrivée d’une perturbation par l’ouest de la région a été favorable à la dispersion des polluants. Dans ces conditions, la qualité de l’air s’est nettement améliorée sur l’ensemble du territoire.

Samedi 2 et dimanche 3, les conditions de dispersion resteront propices au maintien d’une bonne qualité de l’air.

 

Retour sur les épisodes de pollution du mois de février : 

Ce mois de février a été particulièrement marqué par des épisodes de pollution. En effet, plus de 14 journées ont été concernées par une vigilance atmosphérique sur au moins une zone de la région dans le mois et plus particulièrement dans la deuxième quinzaine.

nombre_de_vigilances_activees_sur_la_region_aura_sur_le_mois_de_fevrier_2019.jpg

 

Le bassin lyonnais nord-Isère et la vallée de l’Arve sont les territoires les plus touchés avec 12 jours de vigilance sur chaque zone, alors que l’ouest de l’Ain, la vallée du Rhône, le bassin stéphanois et la zone urbaine des pays de Savoie n’ont été touchés que dans une moindre mesure.
 

nombre_de_jours_en_vigilance_sur_la_region_aura_sur_le_mois_de_fevrier_2019.jpg

Quelle est l'origine des épisodes ? 

A partir de mi-février, un anticyclone s’est installé sur la région apportant une grande stabilité à l’atmosphère. Ainsi, en matinée et en soirée, de fortes inversions thermiques ont été observées. Dans ces conditions, les polluants émis par les activités s’accumulent et les concentrations de particules fines augmentent du début de matinée jusqu’à la mi-journée. Dans l’après-midi, les concentrations diminuent à la faveur d’un brassage atmosphérique un peu meilleur, mais néanmoins limité. En soirée et première partie de nuit, la hausse des concentrations reprend, avec l’intensification du chauffage et le renforcement de la stabilité atmosphérique. 

Les sources à l’origine des épisodes de pollution sont multiples : trafic routier, industrie, chauffage résidentiel (notamment au bois) et agriculture en lien avec les émissions d’ammoniac. Alors que lors de l’épisode de mi-février sur le bassin lyonnais nord-Isère, une augmentation nette des particules primaires liées à la combustion (fossile et biomasse) a pu être observée, en fin de mois, la contribution des particules secondaires augmente, probablement en lien avec une augmentation des émissions d’ammoniac. En effet une hausse progressive des niveaux de ce polluant a été mesurée sur la station de Lyon Centre.

carte episodes_14022019_et_27022019.jpg

C’est au cœur de l’agglomération lyonnaise que les concentrations de particules fines  les plus fortes ont été relevées, mais en fin de mois une  grande partie du territoire régional était affecté (illustration carte du 14/02 et du 27/02). 

 

En vallée de l’Arve, les particules émises par la combution, notamment le chauffage résidentiel, contribuent fortement aux concentrations de PM10. La diminution des niveaux moyens de particules en fin de mois est probablement liée à la hausse des températures entrainant une baisse des émissions dues au chauffage.

evolution_des_concentrations_journalieres_de_pm10_en_vallee_de_larve_en_fevrier_2019.jpg

Bien que le nombre de jours dépassant le seuil d’information soit non négligeable, les concentrations journalières de particules atteintes lors de cet épisode de février 2019 sont inférieures à celles enregistrées comme par exemple en décembre 2016, notamment en vallée de l’Arve. Il faut toutefois noter que les conditions météorologiques étaient différentes, la température était plus basse en décembre 2016 qu’en février 2019. 

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