Partager :

Dans le cadre du projet européen Climaera, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, accompagné de ses partenaires, Atmo Sud, ARPA val AOSTE, ARPA ligurie, ARPA Piemonte, a évalué les bénéfices pour la qualité de l'air, à horizon 2030, de plusieurs actions phares : développement de l’agriculture raisonnée, renouvellement du parc d’appareils de chauffage au bois non performant ou encore conversion du parc automobile vers des voitures électriques et hybrides. Découvrez nos trois vidéos thématiques qui présentent l'avis des experts du projet mais aussi des exemples d'actions de terrain. 

Selon la réglementation européenne de 2030, les niveaux des émissions et de pollution devraient diminuer de manière importante mais il restera des secteurs d’activité sur lesquels il faudra encore poursuivre les efforts. Les scénarios choisis dans le projet CLIMAERA montrent par exemple que pour réduire les niveaux de particules dans l’air, il faudra mettre des moyens dans la réduction :  

  • Des émissions d’ammoniac sur le secteur agricole en trouvant des solutions dans les pratiques et utilisations d’engrais. 
  • Des émissions de particules liées au chauffage au bois non performant en investissant dans les technologies les moins polluantes.  
  • Des émissions des oxydes d’azote des véhicules en investissant dans le développement des véhicules électriques et hybrides. 

 

Chauffage, mobilité, agriculture : découvrez nos témoignages d’expert et les acteurs qui agissent déjà sur le terrain.

Le chauffage au bois pollue, mais peut-être plus pour longtemps

La pollution aux particules PM10 est à l’origine de nombreux épisode de pollution, particulièrement en hiver. En Auvergne-Rhône-Alpes, la part du chauffage au bois dans les émissions peut atteindre jusqu’à 80% les jours de grand froid. 

D’après les spécialistes, la mesure la plus efficace et la plus économiquement viable pour agir sur les particules est de remplacer les appareils de chauffage au bois non performant par des appareils récents. En 2030, ce remplacement serait, d'après la législation européenne, déjà de 40% du parc d'appareils en France. Le scénario prospectif de Climaera permettrait d'atteindre les 60% restants, pour une application totale.

Sur le terrain, des solutions existent pour faciliter cette transition. Didier Chapuis, Directeur Actions et territoires d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et Bruno Forel, Président du SM3A reviennent sur ce constat et les solutions mises en place. 

Voitures hybrides et électriques : une perspective d'avenir pour améliorer la qualité de l'air ? 

Les voitures électriques et hybrides apparaissent de plus en plus sur nos routes. Leur utilisation en remplacement des véhicules diesel et essence pourrait bien améliorer notre environnement.  

Selon les spécialistes, en 2030, 14% du parc automobile particulier pourrait être composé de voitures électriques et hybrides, engendrant un gain de 2% des émissions de CO2 total de la région, et jusqu’à une diminution de 3% des niveaux des oxydes d’azote. Une adoption large du véhicule électrique et hybride améliorerait donc la qualité de l’air de nos territoires. 

Sur le terrain, des solutions existent pour faciliter cette transition. Didier Chateau, Directeur d’Auvergne-Rhône-Alpes Energie Environnement, Giordano PESSION, ingénieur à l’Agence de protection de l'environnement de la Vallée d'Aoste et Luc Satre, Vice-président de Territoire d’Energie d’Isère reviennent sur ce constat et les solutions mises en place. 

 

Agriculture : comment l'amélioration des pratiques peut-elle améliorer la qualité de l'air ?

Chaque année, en France et en région Auvergne-Rhône-Alpes surviennent des épisodes de pollution hivernaux et printaniers aux particules fines (PM10).  
  
Lors de ces épisodes de pollution printaniers, le nitrate d’ammonium (NH4NO3) formé à partir des émissions agricoles d’ammoniac (épandage d’engrais, fumier et lisier) réagissent avec les oxydes d’azote émis majoritairement par le trafic routier. Selon les conditions météorologiques, cela peut représenter une part importante de la composition chimique des particules PM10

Des scientifiques du projet européen CLIMAERA ont démontré qu’une baisse de consommation d’intrants minéraux pouvait notamment diminuer la concentration moyenne annuelle et le nombre de jours d’épisodes pollués aux particules sur une année.

Sur le terrain, des solutions existent pour faciliter cette transition. Gaëlle UZU, Directrice de recherche IRD à l’Institut Géosciences de l’Environnement et André Coppard, agriculteur et élu à la chambre Régionale d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes reviennent sur ce constat et les solutions mises en place. 

 

Ces vidéos ont été financées par le fond européen de développement régional (FEDER) dans le cadre du projet CLIMAERA inscrit dans le programme ALCOTRA et par la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

Climaera est un projet de recherche environnementale européen qui vise à trouver des solutions, et à quantifier leur impact, contre l’aggravation prévue de la qualité de l’air dans les régions alpine et méditerranéenne de l’Europe, appelée zone ALCOTRA. En effet, les régions alpine et méditerranéenne de l’Europe devront faire face à l’avenir à des impacts dus aux changement climatiques, tels que prévus par les scénarios climatiques des experts, qui, combinés avec les effets causés par la pression humaine sur les ressources naturelles, font de cette zone l'une des plus vulnérables d'Europe.