Partager :

La pollution atmosphérique cause des effets néfastes sur la santé des européens. La sensibilisation du public sur ce lien de cause à effet est la principale mission du projet Aphekom – Improving Knowledge and Communcation for decision Making on Air Pollution and Health in Europe, coordonné par l’INstitut de Veille  Sanitaire (INVS) et diffusé en 2011. 

Plus de 60 scientifiques répartis dans 25 villes d’Europe - dont 9 villes françaises*, ont planché entre 2008 et 2011 sur l’impact sanitaire de la pollution de l’air dans le cadre du projet APHEKOM financé par la commission européenne. Ils nous livrent aujourd’hui leurs conclusions dans une plaquette et un rapport spécifiques aux 9 villes françaises.

Les chiffres d’Aphekom : de l’Europe à Rhône-Alpes

Sur la population totale des 25 villes étudiées, soit 39 millions de personnes : 

  • Près de 19 000 décès prématurés par an pourraient être évités si les niveaux de particules fines PM2,5 respectaient les préconisations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
  • Ce non-respect des niveaux de l’OMS engendrerait un coût de 31,5 milliards d’euros de dépenses de santé et coûts associés, comme l’absentéisme, la perte de bien-être ou encore de qualité et d’espérance de vie.
  • Aussi,  il apparait clairement que le fait d’habiter à proximité du trafic routier augmente de 15 à 30% les cas d’asthme chez l’enfant, ou encore les pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires, notamment chez les plus de 65 ans. 

Sur le territoire français, l’ensemble des 9 villes étudiées présente des valeurs de particules (PM10 et PM2,5) et d’ozone supérieures aux valeurs guides recommandées par l’OMS, étalon du projet et plus strictes que les valeurs limites imposées par la communauté européenne.  Ainsi, le respect de ces valeurs permettrait de différer 3000 décès par an ou encore d’éviter plus de 1000 hospitalisations respiratoires ou cardiaques. 

En Rhône-Alpes, c’est la ville de Lyon qui a servi de galop d’essai. Les rapporteurs du projet estiment que l’espérance de vie des Lyonnais pourrait être supérieure de presque 6 mois à l’âge de 30 ans, en cas de respect des valeurs guides de l’OMS en PM2.5. A l’inverse, près de 280 décès par an pourraient être évités dans la capitale régionale  si les normes recommandées par l’OMS étaient respectées. En qualité d’association agréée de surveillance de la qualité de l’air, Air Rhône-Alpes a contribué au projet APHEKOM en fournissant ses données sur l’agglomération Lyonnaise. 

D’autres études Air et Santé en Rhône-Alpes

D’autres projets de recherche à visée sanitaire sont en cours, avec le concours d’Air Rhône-Alpes, comme le projet ESCAPE, PAISAGE ou encore le projet Equit’Area, analysant plus largement les inégalités sociales devant les nuisances environnementales.

ESCAPE et PAISAGE

Le projet ESCAPE, conduit en collaboration avec l’INSERM et l’INVS vise à étudier la relation entre particules fines et dioxyde d’azote et notamment les allergies chez les enfants, les maladies respiratoires ou encore la mortalité et les cancers chez l’adulte. Lyon et Grenoble participe à ce projet pour le compte de la France.

Le projet PAISAGE complète le projet ESCAPE sur l’agglomération de Grenoble en étudiant spécifiquement les particules.

Le projet en chiffres:

actu_121009_encart_escape_aphekom.png

*Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse

POUR EN SAVOIR + :