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La région Rhône-Alpes connait chaque année des épisodes de pollution hivernaux et printaniers aux particules fines (PM10), entrainant des dépassements réglementaires de la valeur limite fixée par l’Europe. Lors des épisodes printaniers, le nitrate d’ammonium formé notamment à partir des émissions d’ammoniac (principalement d’origine agricole) et des oxydes d’azote (principalement d’origine automobile) représente une part importante des particules PM10. C’est pourquoi Air Rhône-Alpes participe et mène différentes campagnes de mesures afin d’améliorer ses connaissances sur les concentrations d’ammoniac dans l’air et la répartition temporelle et spatiale de ses émissions. 

Des mesures pour mieux appréhender les niveaux de concentrations dans l’air

Depuis avril 2015, des mesures en continu ont été mises en place dans l’Est lyonnais sur la station Saint-Exupéry. Elles ont permis dans un premier temps d’appréhender les techniques et appareils de mesure de ce polluant mais aussi d’avoir des premiers éléments concernant les niveaux de concentration et leur variabilité temporelle.
Fin 2015, un deuxième appareil a été installé sur la station urbaine de Lyon Centre, ce deuxième site permettra d’aborder la variabilité spatiale. Couplée sur ce site à l’ACSM, qui mesure en direct les concentrations de nitrate et d’ammonium, la mesure d’ammoniac est intéressante pour la prévision et la compréhension des épisodes de pollution. Les données du printemps 2016 permettront d’étudier les corrélations entre NH3 et NH4+

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Appareils de mesures de l'ammoniac en test dans une station de mesure d'Air Rhône-Alpes

 
Air Rhône-Alpes a participé par ailleurs lors de ce premier trimestre 2016 à une vaste campagne de mesures de l’ammoniac (NH3) en France  pilotée par Airparif et associant 19 Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). En Auvergne Rhône-Alpes, 4 sites de mesure ont été instrumentés pendant 9 semaines de début février à début avril 2016, chacun représentant une typologie particulière. La simultanéité de ces prélèvements permettra de comparer les niveaux de NH3 partout en France sur un pas de temps similaire. Les premiers résultats de cette étude sont attendus pour le mois de juin 2016. 

Un raffinement de l’estimation des émissions régionales afin d’améliorer les prévisions opérationnelles des concentrations de particules

En complément de ces mesures, Air Rhône-Alpes travaille cette année sur une meilleure connaissance de la répartition spatiale et temporelle des émissions d’ammoniac dans la région dans le cadre de l’amélioration de son cadastre des émissions atmosphériques.

En 2015, un travail avait déjà été amorcé afin de réaliser un meilleur diagnostic des émissions agricoles en mettant à jour les méthodes d’évaluation à partir d’un guide national de référence et en intégrant de nouvelles données les plus locales possibles. Les études menées cette année permettront d’améliorer la prévision opérationnelle des concentrations de particules PM10 et le calcul des compositions de particules par le modèle.