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En hiver se retrouver au coin du feu pour trouver chaleur et réconfort à quelque chose de plaisant et pourtant le chauffage au bois peut se révéler une source majeure de pollution s’il est utilisé dans de mauvaises conditions. C'est justement pour sensibiliser ses habitants aux bonnes pratiques du chauffage au bois que  Grenoble Alpes métropole en partenariat avec Air Rhône-Alpes et d'autres acteurs du domaine(1) lance une nouvelle campagne de communication « De quel bois je me chauffe ?

Le chauffage au bois, une source importante de pollution de l’air dans l’agglomération Grenobloise 

Les seuils réglementaires de qualité de l’air concernant les particules en suspension sont dépassées de manière récurrente dans l'agglomération grenobloise(2). Ces particules ont un impact avéré sur la santé respiratoire, cardiovasculaire et augmentent le risque de développer un cancer du poumon. 

Le chauffage au bois individuel est responsable d’une part importante des émissions de particules en suspension : 45% en moyenne sur l’année et jusqu’à 75% certains jours d’hiver. Ces émissions sont essentiellement causées par les foyers ouverts et les appareils non performants, y compris lorsqu’ils sont utilisés de manière épisodique (agrément ou appoint).

Il faut cependant noter que d'autres secteurs contribuent à la pollution aux particules en suspension. C’est notamment le cas de l’industrie et des transports routiers qui sont responsables d’une part significative de l’exposition des populations résidant à proximité immédiate des grandes voiries routières.

Outre son effet négatif sur la qualité de l’air extérieur, la combustion de bois dans des foyers ouverts ou des appareils vétustes peut être à l’origine d’une forte dégradation de la qualité de l’air intérieur.

Concilier chauffage au bois et qualité de l'air : 3 solutions

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1. S’équiper d’un chauffage au bois performant 

Une cheminée ouverte est polluante pour votre intérieur, peu efficace et dangereuse pour votre santé, même utilisée rarement. Une cheminée à foyer ouvert émet 100 fois plus de particules qu’un appareil moderne

 

 

 

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2. Utiliser un combustible de qualité

Utiliser du bois de mauvaise qualité, notamment récupéré, traité ou enduit de vernis libère des substances toxiques. Un bois sec et bien stocké utilisé dans les bonnes conditions pollue moins et peut vous permettre de gagner 2 fois plus d’efficacité.

 

 

 

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3. Bien utiliser et entretenir son chauffage au bois

Le ramonage de votre conduit par un professionnel est nécessaire et obligatoire. Pensez le faire deux fois par an car un conduit non ramoné peut prendre feu. De plus une couche de suie de 1.5 mm d’épaisseur entraîne une surconsommation de 6%.

 

"De quel bois je me chauffe": testez vos pratiques en ligne

Sur le site www.chauffagebois.lametro.fr vous pourrez tester vos connaissances, faire un bilan de votre pratique et découvrir des solutions adaptées. Une façon de faire des économies mais aussi préserver votre santé et la qualité de l’air. Pour faire un diagnostic complet vous pouvez également contacter l’espace info Energie au 04 76 00 19 09 ou par courriel infos@alec-grenoble.org
 

Pour plus d’informations : 

(1) Les partenaires de ce projet : « De quel bois je me chauffe est une campagne de sensibilisation portée par Grenoble-Alpes Métropole, en partenariat avec l’ALEC (Agence Locale de l’Energie et du Climat), la DREAL, Air Rhône-Alpes et l’ADEME. Elle est réalisée dans le cadre d’un projet visant à réduire les émissions de particules fines (PM10) liées au chauffage au bois des particuliers dans l’agglomération grenobloise. L'Institut d’études politiques de Grenoble (IEP) a mené une étude en amont de cette campagne pour alimenter le diagnostic. 

(2) Deux polluants dépassent les seuils réglementaires dans l'agglomération de Grenoble : les particules en suspension et le dioxyde d'azote