Actualité
25 juillet 2018
Air et Santé
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Episode de pollution

Episode de pollution par l’ozone en Auvergne-Rhône-Alpes du 24 au 28 juillet 2018

Ciel bleu soleil
Partager :

La région Auvergne-Rhône-Alpes subit actuellement un épisode de pollution dû à des taux élevés d’ozone (O3). Le fort ensoleillement et les températures élevées sont favorables aux réactions photochimiques en transformant des polluants précurseurs en ozone. Cette situation n'est pas isolée, l'Ile-de-France et toute la moitié Est de la France sont concernées.

La baisse des températures prévue à partir de samedi devrait permettre une amélioration de la situation. Toutefois l’évolution reste incertaine pour le week-end et le retour des fortes chaleurs dès dimanche pourrait entraîner une nouvelle hausse des concentrations d’ozone dans l’air en début de semaine prochaine.

Episode terminé:

Samedi 28 juillet, la perturbation pluvio-orageuse prévue par Météo France est bien arrivée engendrant la baisse des concentrations d'ozone et le retour à une situation plus respirable. Les vigilances atmosphériques sont donc levées sur toute la région.

Vendredi 27 juillet, le temps sera toujours très chaud et le risque de dépassement du seuil d'information toujours présent, les vigilances sont maintenues sur les zones de la veille et la vigilance jaune est activée sur l'est Drôme et la zone des côteaux.

Jeudi 26 juillet, les taux de pollution à l’ozone restent élevés sur le centre et l’Est de la région. Le bassin lyonnais Nord Isère et l’Ouest de l’Ain sont en vigilance rouge, niveau le plus élevé, du fait d'une persistance de l'épisode. La vallée du Rhône, l’Ouest de l’Ardèche, le bassin grenoblois et le bassin lémanique sont en vigilance orange. La zone urbaine des Pays de Savoie est en vigilance jaune.

Mercredi 25 juillet, la qualité de l'air est restée majoritairement médiocre sur l'ensemble du territoire et mauvaise sur le sud du bassin lyonnais, le nord de la vallée du Rhône, l'ouest de l'Ardèche, l'ouest de l'Ain et la zone alpine de l'Ain.

Dès le mardi 24 juillet, le nord du bassin lyonnais, les côteaux du lyonnais et le nord de l'Isère ont été les secteurs les plus touchés, avec des dépassements du seuil d’information et de recommandations.

Suivez l'épisode en cours

 

Un épisode d'ampleur nationale couplé à un épisode caniculaire

La pollution à l’ozone ne touche pas qu’Auvergne-Rhône-Alpes. Les régions Hauts de France, le Grand Est, l’Ile de France, le Centre Val de Loire, la Normandie, la région Sud, l’Occitanie sont également concernées.

Météo France a placé plusieurs départements en vigilance canicule, des Hauts de France à la vallée du Rhône en passant par la région parisienne. Les périodes caniculaires telles que celle que nous connaissons actuellement, avec des forts indices UV et des températures élevées sont particulièrement propices à la formation de l’ozone, qui s’accumule au fil des jours, d’autant plus si le vent est faible ou modéré.

Une étude réalisée par l’InVS démontre les risques supplémentaires pour la santé humaine de la pollution de l’air lorsqu’elle est associée à des fortes températures. Ainsi, pour une même augmentation des concentrations d’ozone, les effets sanitaires sont accrus lorsque les températures sont caniculaires.

 

Qu'est-ce que l'ozone, pourquoi parle-t-on de précurseurs?

L’ozone est un polluant dit « secondaire », il n’est pas directement rejeté par une source de pollution, et n’est donc pas présent dans les gaz d’échappement des véhicules ou les fumées d’usine. Il se forme par une réaction chimique initiée par les rayons UV (Ultra-Violet) du soleil, à partir de polluants dits « précurseurs de l’ozone », dont les principaux sont les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), qui eux proviennent de sources diverses comme le transport routier, l’industrie (solvants organiques), la fabrication et l'utilisation de solvants, de peinture, mais aussi de certains végétaux (les arbres résineux émettent des terpènes), etc.

Une des particularités de l’ozone est sa répartition géographique : il est souvent davantage concentré en périphérie des agglomérations qu’au centre. Les précurseurs d’ozone sont certes émis dans les cœurs d’agglomérations, les zones industrielles, le long des grands axes routiers, mais le processus de formation d’ozone s’opère lors du déplacement des masses d’air. De plus, il y a dans les centres urbains des polluants qui ont la capacité de piéger l’ozone, polluants qu’on ne retrouve pas ou peu en milieu périurbain ou rural.

Cycle ozone
L’ozone : bon ou mauvais ? Il faut bien faire la différence entre deux types d'ozone :
- A très haute altitude, dans la stratosphère, l’ozone est un gaz naturellement présent. Il forme la « couche d'ozone » qui filtre et nous protège des rayons solaires ultraviolets.
- A basse altitude, dans la troposphère, l’ozone est présent en faible quantité. Lorsque sa concentration augmente, il est considéré comme un polluant dit « secondaire » car il se forme par réaction chimique avec des gaz précurseurs (NOx, COV et CO). Ces réactions sont amplifiées par les rayons solaires.

Quels sont les effets de l'ozone sur la santé et l’environnement ?

Les effets de la pollution à l’ozone sont multiples et concernent différents éléments : la santé, la végétation, les bâtiments…

Concernant la santé : les enfants, les personnes âgées, les asthmatiques, les insuffisants respiratoires sont particulièrement sensibles à la pollution par l’ozone. Des taux élevés de ce gaz irritant peuvent provoquer toux, inconfort thoracique, essoufflement, irritations nasale et oculaire. La présence importante d’ozone peut également augmenter la sensibilisation aux pollens. Lorsque le taux ambiant d’ozone augmente, les études épidémiologiques ont démontré une élévation des indicateurs sanitaires (mortalité anticipée, etc.).

Effet Santé Ozone

L’ozone a également des effets sur l’environnement en perturbant la croissance de certaines espèces végétales et en entraînant des baisses de rendement dans les cultures. Il contribue par ailleurs à l’effet de serre. Enfin, il attaque et dégrade certains matériaux (le caoutchouc par exemple).

Se protéger et réduire la pollution

L’ozone est un gaz irritant qui peut provoquer toux, inconfort thoracique, essoufflement, irritations nasale et oculaire. Les enfants, les personnes âgées, les asthmatiques, les insuffisants respiratoires y sont particulièrement sensibles.

Il est donc important de réduire son exposition à la pollution en limitant ses activités physiques l'après-midi (taux d'ozone les plus élevés), mais aussi de contribuer par ses actions à une baisse des émissions polluantes. La baisse des émissions de précurseurs d'ozone (oxydes d'azote et composés organiques volatils) est doublement bénéfique car ces polluants ont également un impact sanitaire.

 

Comment être informé lors d’un épisode de pollution ?

C’est simple, rendez-vous à la rubrique « Abonnement newsletter » et choisissez de recevoir dans votre messagerie : les épisodes de pollution, le bulletin quotidien, le bulletin hebdo de l'air….

Où trouver les prévisions de la qualité de l’air ?

Consultez les prévisions pour le jour et le lendemain sur www.atmo-auvergnerhonealpes.fr, pour les territoires qui vous intéressent.