Actualité
20 décembre 2021
Air et Santé
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Episode de pollution

Est-ce qu’il y a plus d’épisodes de pollution qu’avant ?

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Il n'est pas rare de penser ou d'entendre dire que la qualité de l'air est de plus en plus mauvaise au fil des ans et pourtant si l'on se penche sur la question à l'échelle de notre région, voici ce que l'on découvre...

Les épisodes de pollution

Sur la dernière décennie, le nombre de jours concerné par un épisode de pollution en Auvergne-Rhône-Alpes affiche une décroissance. Il était fréquent de recenser plus de 80 jours impactés par un épisode pollué entre 2010 et 2013, alors que depuis 2016, on ne comptabilise aucune année avec plus de 50 jours pollués.
 

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Les concentrations en polluants mesurées aux stations

La tendance est identique pour les concentrations de polluants mesurées par les stations tous les jours de l’année.

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Concernant la grande majorité des polluants, les concentrations mesurées aux stations ont largement baissé depuis 2007 (de 30 à 75%), à tel point que certains composés comme le dioxyde de soufre ou le benzène ne présentent plus de véritables enjeux sanitaires ou réglementaires à l’heure actuelle. Seul l’ozone, polluant estival, après quelques années de stabilité, semble augmenter légèrement depuis 2017.
Attention, ces diminutions globales n’empêchent pas de constater des disparités par territoires, des problématiques plus locales, et des concentrations globalement stables sur les trois dernières années pour les principaux polluants.

Alors pourquoi, malgré ces chiffres avons-nous l’impression que les épisodes de pollution sont plus nombreux qu’avant ?

Evolutions réglementaires plus strictes

En février 2011, Le dispositif préfectoral de gestion des épisodes de pollution a été renforcé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, afin de s'adapter à la réglementation européenne et de se rapprocher des valeurs guides définies par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). La prise en compte de l’exposition de la population a été améliorée, et surtout les seuils réglementaires à ne pas franchir ont été abaissés pour les particules PM10 (le seuil d'information et le seuil d'alerte ont été abaissés respectivement à 50 μg/m3 et 80 μg/m3 au lieu de 80 μg/m3 et 125 μg/m3). Le nombre d’épisodes pollués a donc été plus important qu'auparavant, sans que cela ne traduise une détérioration de la situation.

Ce phénomène s’amplifie avec l’arrivée d’un nouvel indice Atmo début 2021, qui intègre un « nouveau polluant » (les particules fines PM2,5) et se base sur un référentiel plus strict.

Médiatisation

La démultiplication des canaux d’information (chaînes d’Information en continu notamment), couplée à une démarche volontariste de plus communiquer vers la presse et via les réseaux sociaux a pu engendrer un sentiment injustifié d’augmentation de la pollution de l’air et des jours pollués.