Actualité
7 novembre 2019
Air intérieur
Evaluation de la qualité de l’air

Etude des niveaux de particules à proximité du chantier de la place de la République à Gières (38)

gières suivi de chantier
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D’importants travaux ont eu lieu en 2019, sur la commune de Gières, en Isère, notamment à proximité d’une école. Suite à l’inquiétude des parents d’élèves, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a été sollicité par Grenoble-Alpes Métropole pour réaliser une étude sur la pollution aux particules.
Un bilan intermédiaire a été réalisé par l'observatoire sur la période de janvier à juin 2019 et le dispositif a été reconduit pour 6 mois supplémentaires.

 

Les objectifs 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a assuré sur toute l’année 2019, un suivi des niveaux de particules en suspension à proximité du chantier afin :

  • d’évaluer a posteriori l’influence des travaux sur la zone, notamment au niveau de l’école.

  • d’assurer un suivi « en direct » des niveaux, permettant d’outiller un dialogue avec les opérateurs des travaux, en vue d’une meilleure maîtrise des émissions.

 

Méthode 

gières suivi de chantier zoom

La méthode mise en place visait à discriminer l’influence des travaux par rapport à la pollution de fond.

4 microstations de mesures des particules (PM10 et PM2,5) ont été installées en différents points, afin de réaliser des mesures sous influence et hors influence du chantier.

Les mesures en continu réalisées ont également permis une mise à disposition en direct des informations, à travers le développement d’une interface de visualisation des données avec paramétrage d’alertes.

De plus, la diffusion de bulletins hebdomadaires de février à juillet 2019 a appuyé les échanges entre Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et les services techniques de la ville de Gières.

 

Conclusions

Globalement, l’exposition moyenne de la zone de l’école aux particules en suspension (PM10 et PM2,5) est conforme à l’exposition générale de la commune de Gières et ne présente pas de spécificité marquée en lien avec le chantier.

Toutefois, au cours de la période d’étude, les sites de mesures de l’air extérieur à proximité de l’école présentent un certain nombre de « pics » de particules PM10, de courte durée, qui peuvent être attribuables aux activités du chantier. L’influence du chantier est donc globalement modérée sur la qualité de l’air extérieur de l’école mais le renforcement de la mise en œuvre de bonnes pratiques (arrosage pour précipiter les particules, réalisation des activités les plus émettrices en dehors de périodes de présence des élèves,…) permettrait de prévenir l’émergence de « pics » de particules à l’avenir.

D’autre part, les niveaux de particules mesurés au niveau de l’air intérieur de l’école ne semblent pas (ou très peu) influencés par les niveaux extérieurs et ils sont généralement plus faibles. Cela est le signe d’une faible porosité à l’air du bâtiment (et peut-être d’un défaut d’aération). Au cours de la période d’étude, quelques valeurs ponctuellement élevées ont été enregistrées et attribuées à des sources intérieures (par ex. soudure chauffe eau).