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24 février 2021
Evaluation de la qualité de l’air
Transports

Evaluation de la qualité de l'air autour des axes A43 et RD1006 sur le territoire de la CAPI

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Dans le cadre de son programme d’actions relatif aux plans urbanisme et transport, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a accompagné la CAPI (Communauté d'Agglomération Porte de l'Isère) dans sa démarche d’évaluation de la qualité de l’air autour des deux axes de circulation structurants du territoire.

Mise en place de campagnes de mesures entre fin 2019 et mi 2020.  

Les mesures se sont déroulées sur une période de 8 semaines répartie en 2 campagnes intégrant une saison chaude et une saison froide, l’une en décembre 2019/ janvier 2020 et la seconde en juillet-Août 2020.  

Deux remorques laboratoires équipées d’analyseurs automatiques ont été installées aux abords de l’A43 et de la RD1006 permettant de mesurer les particules PM10 et PM2,5 et le dioxyde d’azote (en mesure horaire).
Sept autres sites ont été équipés de tubes passifs afin d’évaluer les concentrations en NO2. Ces tubes passifs ont été disposés en situation trafic, afin de compléter l’analyse autour des axes majeurs d’intérêt, mais également en situation urbaine afin d’évaluer les concentrations en NO2 en situation de fond urbain. 

Principales conclusions 

L’étude met en évidence que les niveaux de concentrations mesurées sur les sites mobiles implantés en bordure de la RD1006 et l’A43 sont caractéristiques de ceux d’une zone urbaine. Les concentrations sont relativement comparables à la station trafic de Lyon Jean Jaurès (site trafic en zone urbaine dense), mais elles demeurent cependant moins élevées que celles mesurées en bordure d’axes routiers majeurs comme l’A7 ou le périphérique lyonnais.  

Les sites urbains de fond échantillonnés présentent quant à eux des concentrations moyennes en NO2 bien plus faibles, en cohérence avec les sources d’émissions de ce polluant.  

Pour les PM10, à l’échelle annuelle, la zone de la CAPI présente des moyennes respectant les valeurs limites réglementaires à l’échelle annuelle et journalière. Pour les PM2,5, les moyennes calculées grâce aux mesures réalisées au droit des deux remorques laboratoires respectent le seuil recommandé par l’OMS. 

Consulter le rapport d'étude

LE POINT SUR
Le Dioxyde d’azote – Marqueur de la pollution routière
 Le dioxyde d’azote (NO2) est formé dans l’atmosphère à partir du monoxyde d'azote (NO) qui se dégage essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles : il constitue l’un des principaux traceurs de la pollution urbaine, en particulier automobile. Les concentrations maximales en NO2 se trouvent ainsi à proximité immédiate des axes.  ​A partir de l’analyse de prélèvements recueillis perpendiculairement à un axe routier, des études ont toutefois démontré que les concentrations décroissent rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne des axes de circulation : les concentrations sont divisées environ par 4 à 100 mètres de l’axe, par 8 à 200 mètres. À 300 mètres de l’axe, les concentrations de polluants représentent moins de 10% des concentrations de l’axe et sont souvent comparables aux niveaux de fond. 
Evolution de la concentration en dioxyde en fonction de l'éloignement à une autoroute