Partager :

A partir des données de la qualité de l’air fournies par Air Rhône-Alpes, l'Agence Régionale de Santé Rhône-Alpes (ARS) a mené une étude sur l’évaluation des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique dans l’agglomération d’Annecy.

L’ARS a sollicité la Cellule de l’Institut de Veille Sanitaires en région Rhône-Alpes (CIRE) pour réaliser cette étude. La même enquête avait déjà été réalisée sur la ville de Valence et de Saint-Etienne et les résultats publiés fin 2014.

L'ARS a souhaité à travers cette étude quantifier les bénéfices sanitaires qui pourraient être obtenus localement si les niveaux de pollution étaient respectés.

Résultats

L'étude a été menée de 2009 à 2011 sur 10 des 13 communes de la communauté de l'agglomération d'Annecy. 135 000 habitants soit 97 % de la population de l'agglomération ont été pris en compte.

Impacts à court terme : le respect des valeurs « guide » de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’ozone et les particules fines PM10 permettrait d’éviter chaque année 7 décès et 24 hospitalisations pour causes respiratoires et cardiaques.

Impacts à long terme : le respect de la valeur guide de l’OMS pour les particules fines PM2,5 se traduirait par 70 décès évités par an, soit un gain moyen de l’espérance de vie de 11 mois à l’âge de 30 ans.

Ces résultats confirment l’intérêt de la mise en oeuvre d’actions locales pour réduire l’exposition de la population à la pollution atmosphérique. Il est essentiel de réduire les niveaux de fond, c’est-à-dire la pollution de tous les jours liée notamment aux particules, pour améliorer la qualité et l’espérance de vie des habitants.

Les leviers d'actions

Cette étude est un outil d'aide à la décision pour l'élaboration des politiques de gestion du risque sanitaire lié à la pollution atmosphérique menées par les décideurs locaux mais c'est aussi un outil de sensibilisation et d'information du grand public sur les effets de la pollution atmosphérique.

L'ARS proposent un certain nombre de leviers d’actions pour concourir à cet objectif de réduction de la pollution. Elle incite donc les particuliers à contribuer à réduire la pollution de l’air à leur échelle et ainsi limiter les risques pour leur propre santé et celle de l’ensemble de la population : 

  • Limiter les déplacements en voiture et adopter l’éco-conduite.
  • Préférer les modes actifs (marche, vélo), bons pour la santé, et les transports en communs qui permettent d’économiser du carburant.
  • Réduire les besoins de chauffage en isolant et en ne surchauffant pas les logements. Pour réaliser des économies d’énergie et de confort, pensez avant tout à améliorer l’isolation de votre logement.
  • Utiliser un combustible bois de bonne qualité dans un foyer fermé : bûches, plaquettes et granulés. Certains producteurs présentent des démarches de qualité qui offrent des garanties quant à la nature du produit, son degré d’humidité, son pouvoir calorifique, la quantité vendue.
  • Remplacer les chaudières anciennes par des chaudières à condensation qui consomment moins d’énergie et diminuent les émissions de polluants dans l’air extérieur.
  • Ne pas brûler les déchets verts.
  • etc..

Pour plus d'informations sur l'étude : téléchargez le dossier de presse

Consultez également la présentation de Didier Chapuis, directeur territorial d'Air Rhône-Alpes sur le bilan de la qualité de l'air à Annecy en 2014, diffusée lors de la réunion publique du 26 janvier 2015 dédiée à la sortie de l'étude de l'ARS.