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L’épisode de pollution par les particules observé en Auvergne-Rhône-Alpes et qui a duré 35 jours en vallée de l’Arve s’est terminé mardi 3 janvier 2017. Après une semaine d’accalmie, les niveaux ont observé une lente augmentation durant le week-end puis ont été stoppés par l’épisode neigeux et une météorologie perturbée.

Cela n’a cependant pas suffi sur la vallée de l’Arve dont certains secteurs ont dépassé (sans toutefois réunir l’ensemble des conditions d’activation du dispositif préfectoral)  sur les journées de samedi ou dimanche, contrairement aux prévisions. Lundi 9 janvier, les niveaux de particules dans l’air sont en baisse sur les vallées alpines et sur l’ensemble de la région, et les perturbations neigeuses et pluvieuses attendues mardi en fin de matinée devraient permettre de confirmer l’amélioration de la qualité de l’air.
Par conséquent, les dispositifs d’information de la population en cas d’épisode de pollution ne sont pas activés, compte-tenu du faible risque de dépassement pour aujourd’hui et demain mardi.

Les critères d’activation du dispositif inter-préfectoral : 

Le dispositif inter préfectoral est activé puis évolue en fonction de l’analyse quotidienne de la qualité de l’air prévue pour le jour même et pour le lendemain ainsi que de la durée de l’épisode. Cette gestion est réalisée sur 17 zones distinctes en Rhône-Alpes. Quatre polluants sont pris en compte (dioxyde d’azote, ozone, particules PM10, dioxyde de soufre) et des seuils « d’information et de recommandations » et « d’alerte » sont définis pour chacun d’eux. L’analyse du dépassement de seuil est réalisée sur la base des cartes de pollution de fond modélisées au quotidien, plutôt que sur des données ponctuelles recueillies sur des stations de mesure. Cela permet de mieux caractériser la zone impactée et le nombre d’habitants touchés par l’épisode de pollution. Ainsi, le seuil d’information ou d’alerte est considéré comme dépassé si une surface d’au moins 25 km2 dans le bassin est concernée par un dépassement de seuils ou si au moins 10 % de la population du bassin est concernée par un dépassement de seuil. L’activation au niveau « alerte N1 » peut être réalisée en cas de franchissement du seuil d’alerte (rare) ou en cas de persistance d’un épisode pollué. En savoir plus : Dispositif préfectoral