Actualité
4 décembre 2016
Episode de pollution

Fin de l’épisode de pollution aux particules débuté fin novembre 2016

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Dès le 30 Novembre 2016, des taux élevés de particules étaient enregistrés dans plusieurs secteurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le bassin lyonnais, le couloir rhodanien et les vallées alpines (vallée de l’Arve, pays de Savoie, bassin grenoblois) sont les zones les plus touchées. D’autres agglomérations françaises et européennes ont également été concernées par ce phénomène, lié à l’accumulation de polluants favorisé par les conditions anticycloniques.

Dernière MAJ : 04/01/2017

En plus des émissions « habituelles » de polluants, par le trafic routier et certaines installations industrielles notamment, celles liées au chauffage progressent fortement avec la baisse des températures. La baisse des températures étant par ailleurs accompagnée d’une stabilité accrue des masses d’air (anticyclone), les polluants ne sont pas dispersés et les concentrations augmentent de jour en jour.

Débuté le 30 novembre dans le bassin lyonnais nord-Isère et la vallée de l’Arve, cet épisode de pollution aux particules a rapidement pris de l’ampleur, touchant la plupart des zones urbanisées de la région. Les taux de particules ont régulièrement dépassé 50 µg/m3 (seuil d’information et de recommandations), la valeur 80 µg/m3 (seuil d’alerte) ayant même été franchi dans le bassin lyonnais nord-Isère et dans la vallée de l’Arve. Les zones rurales à faible densité de population ont été beaucoup moins exposées, l’épisode étant principalement lié à de l’accumulation de polluants produits sur place. A contrario, les bordures de voiries dans l’agglomération lyonnaise ou les vallées alpines ont été particulièrement exposées.

Le 4 janvier, une amélioration sensible de la qualité de l’air est constatée sur l’ensemble du territoire régional, y compris dans la vallée de l’Arve. Le dispositif préfectoral est par conséquent levé. 

La qualité de l'air au fil des jours

Les activations de dispositifs prefectoraux 

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Jours d'activation d'un dispositif préfectoral d'information ou d'alerte – 29/11 au 15/12/2016

 

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Jours d'activation d'un dispositif préfectoral d'information ou d'alerte – 16/12/2016 au 04/01/2017

Rappel : le dispositif inter-préfectoral est gradué en 2 niveaux : le niveau « d’information et de recommandations » et le niveau « d'alerte » (3 sous niveaux N1, N2 et N3). Des actions contraignantes de réduction des émissions de polluants sont mises en œuvre par les Préfets à partir du niveau d’alerte N1. Les actions portent sur l’ensemble des secteurs émetteurs : industriel, résidentiel, trafic routier, et agricole.

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Les critères d’activation du dispositif inter-préfectoral 

Le dispositif inter préfectoral est activé puis évolue en fonction de l’analyse quotidienne de la qualité de l’air prévue pour le jour même et pour le lendemain ainsi que de la durée de l’épisode. Cette gestion est réalisée sur 17 zones distinctes en Rhône-Alpes. Quatre polluants sont pris en compte (dioxyde d’azote, ozone, particules PM10, dioxyde de soufre) et des seuils « d’information et de recommandations » et « d’alerte » sont définis pour chacun d’eux. 

L’analyse du dépassement de seuil est réalisée sur la base des cartes de pollution de fond modélisées au quotidien, plutôt que sur des données ponctuelles recueillies sur des stations de mesure. Cela permet de mieux caractériser la zone impactée et le nombre d’habitants touchés par l’épisode de pollution. Ainsi, le seuil d’information ou d’alerte est considéré comme dépassé si une surface d’au moins 25 km2 dans le bassin est concernée par un dépassement de seuils ou si au moins 10 % de la population du bassin est concernée par un dépassement de seuil. L’activation au niveau « alerte N1 » peut être réalisée en cas de franchissement du seuil d’alerte (rare) ou en cas de persistance d’un épisode pollué. En savoir plus : Dispositif préfectoral 

Une situation exceptionnelle ? 

Cet épisode de pollution aux particules est exceptionnel par sa durée, notamment dans la vallée de l’Arve.

Il faut remonter à mars 2014 pour trouver une situation aussi dégradée sur la zone du bassin lyonnais nord-Isère, et, pour un mois de décembre, à celui de l’année 2013. Décembre 2013 avait en effet connu une situation similaire à celle de décembre 2016, avec 14 jours consécutifs de dispositif préfectoral activé pour la zone du bassin lyonnais nord-Isère.

Dans la vallée de l’Arve, décembre 2013 avait connu 17 jours consécutifs d’activation de dispositifs préfectoraux. En 2016/2017, de tels dispositifs ont été maintenus en continu du 30 novembre 2016 au 03 janvier 2017 inclus, soit 35 jours consécutifs. Cependant, en 2013, des concentrations encore plus élevées qu’en 2016 avaient alors été mesurées, à plus de 130 µg/m3 en moyenne journalière (maximum journalier de 105 µg/m3 le 1er janvier 2017).

Un bilan complet de l’épisode est en cours d’établissement et sera diffusé prochainement.