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20 mars 2020
Air intérieur
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

H24 confinés à la maison, trois bonnes pratiques pour une bonne qualité de l'air chez soi

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Si le confinement peut avoir du bon sur la qualité de l’air extérieur, notamment avec un trafic routier en très forte baisse, la situation peut être différente pour l’air intérieur... Alors que nous passons tout notre temps à l'intérieur de nos logements, voici quelques rappels sur les bonnes pratiques à adopter au quotidien.

En effet, nous devons pour la plupart rester confinés chez nous, parfois sans la possibilité de sortir "prendre l'air". Les activités dans les logements se sont accrues ces derniers jours, pour s’occuper : cuisine, bricolage, peinture. Elles sont autant de pratiques susceptibles de générer des polluants dans l’air des habitations. Ces polluants peuvent être responsables de l’aggravation de maladies respiratoires comme l’asthme et l’allergie.

Habituellement, nous passons environ 80 % de notre temps dans des environnements clos, la qualité de l'air intérieur est d’ailleurs considérée un enjeu majeur de santé publique. Actuellement, pour les personnes confinées, cette proportion dépasse sans doute 95 % du temps, dans le même espace clos. Alors voici les trois principes fondamentaux à avoir en tête : aérer, ventiler, et réduire les sources d'émissions de polluants.

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Cependant, en cette période de confinement, c’est peut-être l’occasion de s'interroger un peu plus sur vos habitudes et de prendre le temps d’adopter les bons gestes qui vous permettront de mieux respirer au quotidien. En voici quelques-uns :

 

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J’AERE ET JE VENTILE

- J’ouvre en grand mes fenêtres : vous pouvez aérer à toute heure car il y a moins de pollution due au trafic. Habituellement, il est conseillé d'aérer au minimum de 15 à 20 mn par jour (en deux fois, matin et soir), mais n’hésitez pas à aérer à chaque fois que vous finissez une activité ou avant l’occupation d’une pièce pour une longue période (chambre de nuit par exemple), ou dès que vous passez un certain temps à plusieurs dans une même pièce.

- Je surveille l’humidité : l’augmentation du nombre de personnes dans les foyers conduit à une augmentation de l'utilisation des pièces d'eau (salle de bain/douche, cuisine). Les moisissures peuvent se développer principalement dans les pièces humides mal ventilées (salles de bains…), sur les murs mal isolés. Leurs spores peuvent envahir l’ensemble du logement et provoquer des troubles respiratoires ou allergiques.  

- J’augmente la ventilation si nécessaire : il est souvent possible de moduler les vitesses des systèmes d’aération. Bien sûr, ne bouchez jamais une entrée d’air ou une bouche d’extraction et nettoyez les régulièrement !

- J’évite de fumer (dans un espace clos) : la fumée de cigarette s'imprègne durablement dans les murs, les tissus, le sol et le plafond. Inhaler l'air d'un espace clos pollué par le tabac augmente le risque de pathologies cardiaques et respiratoires.

- Je fais sécher mon linge si possible à l’extérieur ou dans une pièce bien ventilée ou aérée.

- J’allume systématiquement la hotte aspirante en cuisinant ou j’aère si je n’ai pas de hotte. Je mets un couvercle sur les casseroles afin d'éviter l’humidité.

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JE REDUIS LES SOURCES

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- Je fais le tri dans mes produits : ne vous fiez pas aux produits dits « purifiants » (antiallergènes, antiacariens, antibactériens en diffuseurs ou aérosols), préférez l'aération fenêtres grandes ouvertes !

- Je laisse mes chaussures à l’entrée : enlevez vos chaussures dès que vous rentrez chez vous pour éviter de rapporter les polluants de l’extérieur, surtout si vous avez des enfants en bas-âge qui jouent par terre.

- Au placard les balais et chiffons : balai, plumeau et chiffon sec sont à proscrire car ils n’éliminent qu’une partie de la poussière et la remettent en suspension dans l’air. Privilégiez l'aspirateur ou une serpillère humide.

- Je pense à nettoyer l’electroménager : nettoyez les téléviseurs, ordinateurs et appareils électroménagers car ils peuvent dégager des substances nocives et se mélanger à la poussière. Les composés dits semi-volatils (plastifiants, retardateurs de flamme, pesticides…) trouvent refuge dans la poussière pour ensuite se revolatiliser.

- J’essaye des produits moins polluants : essayez de changer vos habitudes de ménage en utilisant des techniques ou produits d’entretien alternatifs, moins polluants : nettoyage à la microfibre imprégnée d’eau, à la vapeur, au savon noir, au savon de Marseille, ou encore au bicarbonate de soude non alimentaire et au vinaigre blanc. Retrouvez tous les produits bénéficiant d'un éco-labels : https://www.ecolabels.fr/.

- Je mets de côté les bougies, les encens, les désodorisants : en effet, on a souvent envie d’utiliser des produits qui sentent bon mais on n’imagine pas qu’ils émettent beaucoup de polluants, par exemple des composés organiques volatils tels que le formaldéhyde, et polluent l’air intérieur... 

- Je bricole, oui mais avec précaution : travaillez dans un local bien aéré, portez un masque protecteur lors de certains travaux, ne mélangez pas les produits, cela peut provoquer des émanations nocives et polluer l’air des logements. Aérez pendant et longtemps après les travaux. Faites également attention aux peintures que vous utilisez : depuis le 1er janvier 2012, tous les nouveaux revêtements de sols et murs se sont vus apposés une étiquette indiquant : « Emissions dans l’air intérieur ».

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