Actualité
10 juin 2020
Air et Santé
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Episode de pollution

[Incollable sur la qualité de l'air] Lors d’un épisode de pollution, puis-je continuer à faire du sport ?

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Que ce soit en pratique quotidienne régulière ou à l'occasion d'une reprise après le confinement, tout sportif peut s’interroger à juste titre sur les bénéfices de la pratique d'activités physiques en cas d’épisode de pollution. Le sport reste-t-il conseillé ? Quels sont les risques auxquels le sportif s'expose ? Et surtout quelles sont les recommandations à suivre ? 

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Les bénéfices pour la santé de l’activité physique ou sportive sont aujourd’hui clairement avérés. La pratique régulière d’une activité physique ou sportive, même d’intensité modérée, diminue la mortalité et augmente la qualité de vie. 

Nous respirons en moyenne 15 000 litres d’air par jour. Pendant un effort physique, le volume d’air inhalé augmente considérablement.  En effet, au repos, nous respirons 6 litres d'air par minute. Lors d’un effort, nous respirons environ 15 litres d'air par minute. Lors d'une course d'endurance ? C'est 60 à 100 litres d'air respirés par minute ! 

 Etant donné que l’on peut inhaler un plus grand volume d’air lors de la pratique d’une activité physique (selon l’intensité de l’activité pratiquée, de l’état de santé de la personne…), et donc potentiellement une plus grande quantité de polluants de l’air par unité de temps, il est préférable de pratiquer les activités physiques le plus possible à l’écart des sources majeures de pollution. Mieux vaut donc éviter les zones qui concentrent les polluants : les grands axes de circulation, les rues étroites et bordées d’immeubles hauts … Et privilégier les parcs, les zones piétonnes, les rues peu circulantes et les espaces bien ventilés. En effet, ces espaces peuvent bénéficier de concentrations moyennes annuelles de 20 à 40 % (selon les polluants) plus faibles que lorsque l’on est proche des axes de circulation. Par ailleurs, les horaires ont aussi leur importance, notamment l'été : mieux vaut pratiquer un sport tôt le matin ou tard le soir, ce sont à ces moments de la journée que les taux d'ozone seront les plus bas, ce polluant profitant de l'ensoleillement pour augmenter sa présence dans l'air. 

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En ce qui concerne la pratique du vélo en ville, des études, en particulier françaises, ont mis en évidence que les bénéfices pour la santé (liés à l’augmentation d’activité physique générée) étaient largement supérieurs aux risques induits, et cela même si en pédalant, on peut être plus exposé à la pollution de l’air (selon l’intensité avec laquelle on pédale et via l’augmentation du volume d’air inhalé). Ce constat vaut pour d’autres activités physiques ou sportives telles que les courses d'endurance. Cependant les personnes vulnérables et sensibles doivent limiter les activités physiques d’intensité élevée en cas de dépassement des seuils d’information et les éviter en cas de dépassement des seuils d’alerte. 

 

Sport à l’intérieur L’air intérieur peut être plus pollué que l’air extérieur. La pollution émise dans les lieux clos (peintures, sols, matériels sportifs...) s’ajoute aux polluants provenant de l’extérieur et au CO2 rejeté par la respiration des sportifs.. Les locaux sportifs doivent être régulièrement ventilés.