Actualité
21 avril 2020
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Evaluation de la qualité de l’air

Les urbains et riverains des axes routiers ont bien mieux respiré depuis le début du confinement.

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Les observatoires régionaux de qualité de l’air représentés par leur fédération, Atmo France, publient ce jour un bilan confirmant la très nette diminution de la pollution automobile partout en France depuis la mise en place du confinement. Une bonne nouvelle pour les personnes habitant dans les agglomérations et le long d’axes routiers importants. Les baisses observées oscillent entre - 30 % et - 75% selon la ville ou l’agglomération considérée. Depuis un mois, la pollution de l’air due au trafic routier a été aussi faible voire inférieure aux niveaux habituellement mesurés un dimanche. 
La région Auvergne-Rhône-Alpes s’inscrit dans cette dynamique positive. Sur les principales villes, les NOx ont baissé de  l’ordre de -54% à -72%. Les villes de Grenoble, Clermont-Ferrand et Annecy sont celles qui connaissent les plus fortes baisses. 
Alors qu’un déconfinement progressif va s’amorcer à partir de la mi-mai, il ne faudrait pas qu’une reprise de l’activité économique et donc du trafic routier viennent annihiler les améliorations observées ces dernières semaines en matière de qualité de l’air. La situation que nous vivons actuellement le prouve : une diminution drastique du trafic routier a un impact positif et immédiat sur la qualité de l’air et donc sur notre santé à court comme à long terme. 

 

Des concentrations de NOx en diminution sur toute la France

Atmo France avec l’appui des observatoires régionaux de qualité de l’air, dont Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, a analysé l’évolution des concentrations moyennes journalières en NOx du 1er au 31 mars 2020 sur des stations de mesure représentatives de l’exposition à la pollution due au trafic routier dans les principales agglomérations françaises. 
La baisse du trafic routier liée au confinement a eu pour impact une diminution significative des concentrations d’oxydes d’azote (NOx) sur tout le territoire français métropolitain et outre-mer. 
Sur le mois de mars 2020, la mise en place du confinement a mené à une baisse des concentrations moyennes journalières en NOx proches des axes routiers de -50% à Bordeaux ; -70% à Toulouse ; -67% à Fort-de-France ; -63% à Lyon et -69% à Marseille par exemple (voir infographie 1). 
 
L’évolution des niveaux de NOx a également été analysée pour plusieurs agglomérations de plus de 500 000 habitants. On constate une baisse de -73% pour l’agglomération parisienne, de -72% pour l’agglomération grenobloise, de -70% pour l’agglomération toulousaine par exemple. 

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Évolution des niveaux d’oxyde d’azote (NOx) mesurés sur les grands axes routiers en mars 2020 avant et pendant le confinement en France et outre-mer

Retrouvez le communiqué de presse de la fédération Atmo France avec le détail par région : Confinement et pollution automobile 

D’où proviennent ces données ? 
Les NOx ou oxydes d’azote regroupent le monoxyde d'azote (NO) et le dioxyde d'azote (NO2). La source principale d’émission de NOx en ville est le trafic routier pour plus de 2/3. Les observatoires de la qualité de l’air ont donc privilégié ce polluant comme indicateur de la baisse de la pollution automobile. 
Les données analysées proviennent de stations de mesures de la qualité de l’air représentatives de la pollution due au trafic routier. Pour les agglomérations de Lyon et Grenoble (cf infographie nationale ci-dessus), il s’agit respectivement des données mesurées sur les stations au bord du Périphérique Est à Lyon et le long du boulevard Foch à Grenoble. Pour la ville de Lyon, il s’agit de la station de mesure située avenue Jean-Jaurès (7ème arrondissement). 

Focus en Auvergne-Rhône-Alpes

Les principales villes de la région connaissent des diminutions importantes des concentrations d’oxydes d’azote, de l’ordre de -54% à -72%. Les villes de Grenoble, Clermont-Ferrand et Annecy sont celles qui connaissent les plus fortes baisses. A noter que Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Valence et la Vallée de l’Arve font partie des villes concernées par le précontentieux engagé par la Commission Européenne pour non-respect des valeurs réglementaires sur le NO2

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