Actualité
2 septembre 2021
Evaluation de la qualité de l’air
Plans et programme d'actions

L'état de la qualité de l'air en Europe de 2010 à 2019 - rapport de l’Agence européenne pour l’environnement

drapeaux_europeens_otolia_73675347_f.jpg
Partager :

Fin août, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a publié une analyse des progrès accomplis par les 27 États membres sur les objectifs de réduction d’émissions et les niveaux maximaux annuels d'émission fixés pour la période 2010-2019, au titre de la Directive sur les engagements nationaux de réduction des émissions (NEC). Elle évalue également les efforts encore nécessaires par chaque État membre pour atteindre les engagements de réduction des émissions pour la période 2020-2029 et à partir de 2030 au titre de la directive NEC.

Quels sont les polluants concernés par l'analyse de l'AAE ?

Dans son rapport, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) analye les 5 polluants suivants :

  • L’oxyde d’azote (NOx),

  • Le dioxyde de soufre (SO2),

  • Les composés organiques hors méthane (COVNM),

  • Les PM2,5

  • L’ammoniac (NH3).

Retours clés du rapport sur l'état de la qualité de l'air en Europe durant la dernière décénnie

  • La réduction des émissions d’ammoniac (NH3) continuera d'être un défi majeur. Presque tous les États membres doivent réduire leurs émissions pour atteindre leurs engagements à l'horizon 2030, et neuf d'entre eux, dont la France, doivent réduire leurs émissions de plus de 10 %. L'Allemagne était le plus grand émetteur de NH3, suivie de la France et de l'Espagne.

  • Tous les États membres, à l'exception de l'Estonie, doivent réduire leurs émissions de NOx. Pour de nombreux pays, la diminution requise est significative, 10 pays doivent réduire de plus de 30 %, dont la France. En valeur absolue, l'Allemagne a été le premier émetteur de NOx en 2019, suivie de la France et de la Pologne.

  • La majorité des pays (19) doivent prendre des mesures pour réduire les émissions de PM2.5. Sept États membres, dont la France, ont besoin de réduire leurs émissions de plus de 30 %. L'Italie a été le plus grand émetteur de PM2.5 en 2019, suivie de la France et de la Pologne.

  • Quinze États membres ont déjà atteint leur engagement de réduction des émissions de SO2 à l'horizon 2030.

  • Neuf États membres ont déjà atteint leurs engagements pour 2030 de réduction pour les émissions COVNM. La France a été le plus grand émetteur de COVNM en 2019, suivie de l'Italie et de l'Allemagne.

Rappel des objectifs à atteindre pour 2030 en matière de qualité de l'air

À l'horizon 2030 et au-delà, tous les États membres doivent abaisser les niveaux d'émission pour au moins un polluant.

Dans son Deuxième rapport de perspective (CE, 2021b), la Commission a conclu que les mesures annoncées par les États membres dans leurs programmes nationaux de réduction de pollution de l'air ne seront pas suffisantes pour réduire les émissions NH3 à la hauteur des résultats attendu pour 2030.

« Des politiques efficaces et solides dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie, des transports et de l'agriculture sont essentielles pour garantir le respect des engagements de réduction à l'horizon 2030 » conclut l’AEE.

 

Zoom sur les résultats de la France
Pour la France devra poursuivre ses efforts en matière de réduction des émissions dues au chauffage, aux transports et à l'agriculture. Les objectifs à atteindfre concernent trois polluants : 
- réduire de plus de 30% ses émissions de Nox d’ici 2030,
- réduire de 30% également ses émissions de particules fines type PM 2.5,
- des mesures devront être mises en place afin de réduire de plus de 10% ses émissions de NH3.