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Le noir de carbone, l’ozone, le méthane et le dioxyde de carbone sont des polluants qui contribuent de manière significative au décès prématuré de plus de 7 millions de personnes dans le monde chaque année.
Dans leur dernier rapport, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Coalition pour le climat et l’air pur (CCAC), rappellent la nécessité de réduire les émissions de ces polluants afin d’abaisser le nombre de maladies et de décès, contribuer à la sécurité alimentaire, améliorer l’alimentation et augmenter l’activité physique de la population.

Cette étude démontre que la mise en œuvre à l’échelle mondiale de 16 mesures de réduction de ces polluants permettrait d’empêcher en moyenne  3,5 millions de décès prématurés chaque année d’ici à 2030 et de 3 à 5 millions de décès par an d’ici à 2050.

Quatre mesures phares sont proposées :

  1. Réduire les émissions des véhicules en appliquant des normes énergétiques plus strictes.

  2. Poursuivre les politiques et investissement qui privilégient les transports en commun ainsi que le développement des réseaux cyclables et piétonniers dans le but d’améliorer la santé publique, les nuisances sonores, les accidents de la circulation et lutter contre la sédentarité.

  3. Offrir des solutions plus propres et plus efficaces aux 2,8 milliards de foyers à faible revenu dans le monde qui dépendent principalement du bois, du fumier et d’autres combustibles solides pour le chauffage et la cuisson.

  4. Encourager les populations à revenu intermédiaire et élevé à augmenter leur consommation d’aliments d’origine végétale pour faire baisser le nombre de maladies cardiaques et certains cancers.

D’après la docteur Flavia Bustreo, sous-directeur général à l’OMS : "Chaque jour, ces polluants menacent la santé des hommes, des femmes et des enfants. Pour la première fois, ce rapport recommande des mesures pouvant être prises dès maintenant par les pays, les ministères de la santé et de l’environnement et les villes pour réduire les émissions, protéger la santé et éviter des maladies et des décès prématurés, qui touchent principalement les populations les plus vulnérables."

 

L’ozone et le carbone suie, des polluants de l’air et du climat suivis au quotidien par Air Rhône-Alpes.

Le carbone suie : il appartient à la famille des particules et permet d’identifier la pollution liée aux sources de combustion (émises principalement par la combustion du bois et le trafic routier). Il est constitué de carbone dont la couleur noire absorbe le rayonnement lumineux. De ce fait le carbone suie a un pouvoir réchauffant et est aussi un polluant du climat.
L'ozone : c'est un polluant dit secondaire car il est issu d’une transformation chimique des oxydes d’azote (NOx) et des composés organiques volatils (COV) sous l’action du soleil. Les transports routiers constituent la principale activité humaine à l'origine de la formation de l'ozone. Outre son impact sanitaire, il a tendance à réchauffer l’atmosphère et contribue donc au changement climatique. A l’inverse, les changements climatiques induisent des épisodes de canicule plus fréquents, ce qui a une incidence directe sur la survenue des épisodes de pollution à l’ozone, très liés à l’ensoleillement et à la chaleur.
En Rhône-Alpes, ces deux polluants sont suivis au quotidien sur nos stations de surveillance.

 

Ces mesures traduisent une volonté partagée de travailler en synergie pour l’amélioration de la qualité de l’air et l’adaptation  au  changement climatique; intensifions nos efforts pour mettre en œuvre des solutions communes afin de répondre à ces enjeux sanitaires, environnementaux et sociétaux.