Actualité
6 février 2021
Episode de pollution
Evaluation de la qualité de l’air

Pollution due aux poussières désertiques samedi 6 février 2021 : évolution de la situation

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Samedi 6 février 2021, vous vous êtes sans doute réveillés avec un sentiment d’inquiétude de voir un ciel « jaune orangé » ?
Notre région Auvergne-Rhône-Alpes a été effectivement impactée par des particules désertiques (en provenance du nord l’Afrique) qui sont présentes dans l’air à de fortes concentrations
Du sable dans notre région ? Cela peut sembler étonnant mais c’est loin d’être la première fois. Quel est l’impact sur la qualité de l’air ? A quoi peut-on s’attendre dans les jours à venir ? On fait le point sur la situation. 

 

Evolution de la situation 

Samedi 6 février, la région a été soumise à un flux de sud marqué, transportant des masses d’air chargées en poussières minérales venant des zones désertiques d’Afrique. Ces particules sont généralement transportées dans les plus hautes couches de l’atmosphère, mais avec le brassage des couches atmosphérique qui a lieu en cours de journée, certaines d’entre elles sont retombées au niveau du sol avec des concentrations très élevées.  
Au niveau de l’observatoire ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, samedi matin, on observait déjà des niveaux de particules en hausse sur plusieurs sites en lien avec ce phénomène, notamment dans le sud de l’Auvergne, de la Drôme ou du bassin stéphanois. 
Au cours de la journée, certains sites de la région ont enregistré des niveaux records de concentrations horaires : entre 200µg/m3 et 400µg/m3, et même jusqu’à 540µg/m3 sur la station de Saint-Jean, dans la vallée de la Maurienne. 
Finalement, ces niveaux très élevés sur plusieurs heures ont engendré des dépassements du seuil d'information et de recommandations pour les personnes sensibles (seuil fixé à 50 µg/m3 en moyenne sur 24h) sur plusieurs zones de la région.

Dimanche 7 février, à 1h du matin, certains sites enregistraient encore des concentrations autour de 100µg/m3 à 160µg/m3. Ce matin, vers 10h, les niveaux sont bien redescendus grâce à la pluie sur la plupart des stations du réseau. Seuls certains sites enregistrent encore des concentrations élevées, pouvant frôler par endroit des moyennes journalières supérieures au seuil de 50 µg/m3, notamment sur la vallée de l’Arve. 

Cet épisode de poussières désertiques exceptionnel touche à sa fin. 
Demain, lundi 8 février, la situation devrait revenir à la normale. 

Il est possible de suivre l'évolution attendue de la masse d'air chargée en particules sur le site suivant : https://dust.aemet.es/forecast (le taux de particules attendu augmente du marron clair au marron foncé).

 

A noter que la région Auvergne-Rhône-Alpes n’a pas connu d’épisode de particules tout au long du mois de janvier 2021. Il s’agit là d’un épisode à caractère exceptionnel, avec des particules minérales de grosse taille et d’origine naturelle. L’impact de ce type d’épisode est très difficile à prévoir en termes de niveaux de concentrations au sol. La région Auvergne-Rhône-Alpes a été particulièrement impactée par cet épisode (voir carte PREVAIR ci-dessous), même s’il y a eu également des répercussions sur certaines zones des régions limitrophes au nord et au sud.

 

 

Comment un désert situé à des milliers de kilomètres peut-il contribuer à un épisode de pollution local ?
Dans certaines conditions des dépressions se forment et entrainent des vents violents mettant en suspension des grains de sable. Ceux-ci pulvérisent les argiles en percutant les sols, ce qui remet de grandes quantités de particules en suspensionCes épisodes ne sont pas forcément visibles, les particules étant généralement transportées en altitude, entre 1 et 4-5 kilomètres. Mais lorsque ces masses d’air parviennent au sol, les concentrations de poussières en suspension peuvent alors être importantes. 

"Les poussieres désertiques aggravent-t-elles la pollution de l'air ?

Ces poussières désertiques sont des particules grossières, de quelques microns à une dizaine de microns de diamètre. Du fait de leur diamètre important (les taux de particules PM2,5 restent plus faibles), ces particules ont moins de facilité à pénétrer dans les organismes que les particules plus petites issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois ou des émissions automobiles).

Toutefois, leur quantité peut engendrer des effets sanitaires. Il est donc conseillé à toutes les personnes ayant ressenti une gêne respiratoire de consulter un professionnel de santé. 

 

Je me protège et je limite mes émissions

Compte tenu de la fugacité du phénomène, il n’y a pas de mise en place de vigilance pollution. Toutefois, il est recommandé de suivre quelques bons gestes permettant à la fois de se protéger et d’éviter que la qualité de l’air ne se dégrade davantage. 

Pollution de l’air - Les gestes à adopter pour protéger votre santé

Pollution de l’air - Les gestes à adopter pour protéger votre santé

A court terme, pour limiter les émissions de polluants et éviter une dégradation de la qualité de l'air :    

  • Je n’utilise pas de produits chimiques comme les solvants ou les peintures, 
  • Je privilégie les transports en commun, le covoiturage et/ou les transports doux, 
  • Je respecte les limitations de vitesse, 
  • Je reporte tout déplacement inutile nécessitant l’usage d’un véhicule, 
  • Je coupe le moteur lors d’arrêts prolongés, 
  • J’évite toute conduite sportive. 

Je reste informé(e)

Connaître les actions de réduction des émissions de polluants mises en place => contactez la préfecture de votre département 

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