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Air Rhône-Alpes publie le  bilan des travaux réalisés dans le cadre du programme de surveillance des dioxines et des métaux lourds en Rhône-Alpes pour l’année 2012. Ce programme piloté par l’observatoire depuis 2006 porte sur l’évaluation des émissions de ces polluants ainsi que leur suivi dans l’air ambiant et les retombées atmosphériques.

Une baisse des émissions de polluants confirmée 

Les travaux 2012 ont porté sur une mise à jour du cadastre régional des émissions de dioxines et de métaux lourds pour les années 2009 et 2010 et permettent de constituer aujourd’hui  un historique des années 2000 à 2010. Cette mise à jour a confirmé la diminution des émissions de la quasi-totalité des composés suivis, à l’exception de quelques métaux. Cette tendance déjà observée les années antérieures s’explique par la réduction des émissions industrielles, due en particulier à la mise aux normes de la filière de traitement des déchets. Pour d’autres polluants, comme le cuivre, qui sont majoritairement émis par le trafic automobile, les émissions régionales ont peu évolué depuis 2000.

Bilan des mesures

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Le programme s’attache également à mieux appréhender les mécanismes régissant les niveaux de dioxines en air ambiant et dans les retombées. Leur suivi dans le temps est d’autant plus important qu’il y a eu depuis quelques années une évolution importante du type d’émetteurs de dioxines. 

Longtemps attribué principalement aux incinérateurs d’ordures ménagères, les dioxines ne se rencontrent plus uniquement  à proximité de ce type de sources. En effet, comme pour d’autres polluants, il existe un niveau de fond régional. Celui-ci évolue au cours des saisons avec une augmentation en hiver en lien avec le chauffage au bois devenu une source non négligeable. Localement, d’autres phénomènes, comme les incendies ou le brûlage de câble peuvent aussi influer fortement les niveaux observés. 

Ce programme vient compléter le dispositif réglementaire mis en place en Rhône-Alpes avec la surveillance des métaux lourds. Les niveaux relevés sont relativement homogènes et les dépassements de valeurs réglementaires en air ambiant sont très rares. Concernant les retombées atmosphériques, quelques dépassements ponctuels des valeurs de référence sont enregistrés souvent en lien avec des phénomènes locaux de remise en suspension.

Avancées et perspectives

Ce rapport  permet de mieux comprendre les mécanismes régissant ces polluants dans l’atmosphère et d’établir l’origine des dépassements des seuils. Cette première étape est indispensable à la mise en œuvre d’actions visant la réduction des concentrations et la diminution de l’exposition de la population.

Parallèlement aux actions réalisées en proximité des partenaires et qui participent au suivi environnemental de leur installation, Air Rhône-Alpes travaille sur une amélioration des connaissances concernant ces polluants. Depuis 2012, Air Rhône-Alpes mène en collaboration avec le Laboratoire de Chimie Moléculaire et Environnement de l’Université de Savoie une étude permettant d’évaluer les transferts de polluants (dioxines et métaux lourds) entre les sols et l’atmosphère.

En 2013, Air Rhône-Alpes a aussi mis en place une mesure des dioxines en air ambiant sur le site de référence de Grenoble. Cette mesure doit permettre de visualiser les niveaux de fond urbain en dioxines dans un bassin d’air différent de celui de Lyon.

POUR EN SAVOIR + : 

Consulter le Rapport "Programme de surveillance des dioxines, Furanes & Métaux Lourds – inventaire des émissions & synthèse des mesures – 2012"