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Afin de s’adapter aux impératifs de gestion des déchets en pleine évolution, les 7 collectivités du sud Isère ont le projet de reconstruire les outils industriels de tri, de valorisation et d’incinération. Les citoyens sont invités à s’informer et à s’exprimer jusqu’au 28 juin sur ce projet dans le cadre de la concertation préalable. Après 3 ateliers participatifs, une réunion publique de bilan s’est tenue le 17 juin dernier. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a apporté des éléments d’analyse concernant les impacts des activités de traitement des déchets sur la qualité de l’air.

Pour répondre aux enjeux croissants du traitement des déchets, 7 collectivités* du Sud-Isère, représentant plus de 700 000 habitants, ont décidé en 2018 de concevoir un projet commun de reconstruction des outils de traitement des déchets.
Ce projet prévoit, sur le site de La Tronche, la construction d’un nouveau centre de tri plus important et d’une unité d’incinération et de valorisation énergétique plus modeste. En outre, le centre de compostage de la Métropole de Grenoble (à Murianette), qui alimente aujourd’hui en compost l’agriculture locale, accueillera une nouvelle unité de méthanisation, qui produira du biogaz à partir de la fermentation des déchets alimentaires.

La Métropole grenobloise et les collectivités du Sud-Isère invitent les citoyens à s’informer et à s’exprimer sur le sujet jusqu’au 28 juin, sur le site participatif métropolitain "participation.lametro.fr".
Pour tout savoir sur le sujet, la Métropole et ses partenaires ont également proposé une série de rendez-vous sous forme de visites guidées suivies d’ateliers, sur les sites concernés. 

Le 17 juin s’est tenue la réunion publique de de bilan de la concertation préalable.
Parmi, les intervenants, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a présenté des éléments généraux concernant les impacts des activités de traitements de déchets sur la qualité de l’air ainsi que les résultats des analyses locales réalisées dans l’agglomération grenobloise à proximité de l’incinérateurs d’ordure ménagères (UIOM) actuel.
La présentation de ces résultats a permis d’échanger autour des enjeux généraux de pollution de l’air dans l’agglomération grenobloise, des différentes sources de dioxines et métaux dans la zone de proximité de l’UIOM actuel, des enjeux liés au suivi des nuisances olfactives etc.

LIENS UTILES 

*Grenoble-Alpes Métropole, Le Grésivaudan, le Pays Voironnais, Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté, la Communauté de communes de l’Oisans, la Communauté de communes du Trièves et la Communauté de communes de la Matheysine.

 

La surveillance environnementale de l’UIOM Athanor
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes contribue à la surveillance environnementale d’Athanor en assurant la surveillance des dioxines et métaux dans l’air et les retombées atmosphériques selon un dispositif mis en place chaque année depuis 2006. Deux sites de mesures sont intégrés dans ce dispositif : l’un au sud-ouest d’Athanor (cimetière du Grand sablon), l’autre à l’est dans le parc de l’Ile d’Amour. Le choix de ces sites a été basé sur une modélisation numérique des retombées permettant d’identifier les zones les plus susceptibles d’être exposées. Deux types de mesures sont réalisées, des mesures dans les retombées atmosphériques qui sont réalisées tous les ans au niveau des deux sites et des mesures dans l’air ambiant qui sont réalisées tous les deux ans en alternance sur les deux sites. 
En savoir + sur les résultats des mesures de dioxines et métaux à l’échelle régionale
La surveillance des incinérateurs 
Depuis 2005, la réglementation impose la mise en place autour de chaque installation d’incinération un programme de surveillance de l’impact sur l'environnement. L’UIOM Athanor entre dans ce cadre réglementaire. Les polluants ciblés car à fort potentiel toxique et pouvant être émis lors de l’incinération des déchets sont les dioxines/furanes et les éléments traces métalliques. Les incinérateurs sont dotés d’importants dispositifs de filtration et lavages de gaz, mais la surveillance s’impose, à la cheminée comme dans l’environnement, pour s’assurer de l’efficacité de ces dispositifs et plus globalement pour évaluer l’influence de ces installations sur la santé humaine et les milieux.

 

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