Actualité
10 avril 2020
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Evaluation de la qualité de l’air

Protéger les vergers du gel peut de manière épisodique dégrader la qualité de l'air.

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Alors que nous vivons une période singulière, marquée par une nette amélioration de la qualité de l'air du fait d’un trafic largement diminué, la pollution de l'air peut prendre des formes inattendues.
Dans la nuit du mardi 31 mars au mercredi 1er avril 2020, une élévation ponctuelle des taux de particules en suspension, et dans une moindre mesure du dioxyde d'azote, a été enregistrée sur plusieurs sites permanents du dispositif de surveillance de la qualité de l'air en vallée du Rhône.

Brûlage pour protéger les vergers du gel

En fin de nuit, alors que les températures deviennent négatives, annonçant les effets dévastateurs du gel sur la production arboricole et viticole de la vallée du Rhône, des mesures de protection ont été mises en œuvre dans les vergers et les vignes.

L'une des mesures, destinée à réchauffer l'air, consiste à mettre en place des "bougies". Ce sont des torches installées au pied des arbres. Ce brûlage à l'air libre occasionne une surémission de polluants ; associé à la stabilité des masses d'air à ce moment-là, jusqu’en milieu de matinée, il est à l'origine de l'élévation notable des taux de particules dans l'air ambiant.

Un périmètre circonscrit

Les relevés des 83 sites permanents de surveillance de la région Auvergne-Rhône-Alpes permettent de constater que le phénomène a principalement concerné la moyenne vallée du Rhône, en particulier les secteurs de Roussillon et Valence.

Evolution des concentrations journalieres de particules fines PM10

Un épisode de courte durée mais des teneurs intenses

Des concentrations horaires de poussières PM10 proches de 120 µg/m3 ont été enregistrées dans la nuit, mais elles retrouvaient leur niveau de fond attendu à cette période à la mi-journée (moins de 20 µg/m3), à la faveur d’un léger vent de sud. En 2019, par comparaison, le niveau horaire maximal en milieu urbain de fond à Valence s’établissait à 88 µg/m3.

Cet épisode ponctuel d'augmentation des taux de particules PM10 n'a cependant pas entrainé de franchissement du seuil réglementaire d'information et de recommandations pour les personnes sensibles, fixé à 50 µg/m3 en moyenne sur 24 heures. Cependant il a importuné de nombreuses personnes, inquiètes de la situation, interrogeant Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ou leur mairie sur la cause de ce ciel obscurci.

Evolution des concentrations horaires de particules fines PM10