Actualité
17 novembre 2014
Evaluation de la qualité de l’air

Quel air a-t'il fait en 2013, en France ?

bilan_qualite_air.jpg
Partager :

​Début novembre, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a publié le bilan national de la qualité de l’air 2013. Celui-ci est établi en autres à partir des données transmises par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) dont fait partie Air Rhône-Alpes. Retour sur les principales tendances observées.

Ce rapport est un document de référence qui présente avant tout l’évolution des émissions et des concentrations de polluants réglementés par le code de l’environnement et les directives européennes (ozone, particules de diamètre inférieur à 10 μm et 2,5 μm, dioxyde d’azote et de soufre, métaux lourds, etc.) ainsi que leurs effets sanitaires et environnementaux. Il permet aussi d’identifier les enjeux de la qualité de l’air, les acteurs impliqués (INERIS et ANSES*) et les mesures mises en place pour lutter contre la pollution de l’air.

Légère amélioration de la situation en 2013

La situation 2013 s’améliore légèrement par rapport à celle de 2012. Toutefois, les seuils réglementaires ne sont pas respectés sur une part plus ou moins importante du territoire national en fonction des polluants (dioxyde d’azote, particules de diamètre inférieur à 10 μm, ozone, benzène, cadmium et benzo[a]pyrène).
 

Polluants concernés

Evolution sur 2013

NO2, les PM10 et les particules de diamètre inférieur à 2,5 μm (PM2,5)

Les concentrations annuelles baissent de 1 μg.m-3 à proximité du trafic routier et en fond urbain

CO (monoxyde de carbone)

La concentration moyenne annuelle continue de diminuer

SO2

Les concentrations annuelles restent faibles et sont stables ;

NO2

Le pourcentage d’agglomérations de plus de 100 000 habitants, où au moins un site de mesure dépasse la valeur limite annuelle, est de 32 % en 2013, contre 34 % en 2012

PM10

Le pourcentage d’agglomérations de plus de 100 000 habitants, où au moins un site de mesure dépasse plus de 35 jours la valeur limite journalière diminue.

Point sur les épisodes de pollution observés sur le territoire français

Chaque année suivant la période de l’année des épisodes de pollution surviennent : le polluant problématique en été est l’ozone, en hiver le NO2 et en hiver et printemps les particules.

En 2013, plusieurs épisodes de pollution ont été enregistrés. 

Concernant les PM10, la France a connu trois épisodes importants de pollution avec une persistance marquée sur plusieurs jours, fin février, fin mars et du 9 au 13 décembre. Pour l’O3, un seul événement d’ampleur nationale s’est déroulé en juillet. 

De même, un épisode de pollution au NO2 a eu lieu autour du 11 décembre, avec une situation météorologique stable et des vents assez faibles. S’agissant du SO2, aucun épisode important n’est constaté, les hausses de concentrations observées se limitent aux zones industrielles, leurs durées n’excédant pas quelques heures. 

Il est important de noter que les tendances générales peuvent masquer des disparités temporelles et spatiales importantes, selon notamment le lieu de mesure (en milieu urbain ou rural, à proximité du trafic routier ou d’industries).

Ce bilan effectué chaque année permet de voir l’évolution sur du long terme, ainsi le graphique ci-dessous représente l’évolution des concentrations en en SO2, NO2 PM 10 et 03 sur la période 2000-2013.

actu_141117_graph_bilan_de_la_qualite_de_l_air_en_france.jpg

Pour plus d’informations, retrouvez :

* INERIS : L’Institut national de l’environnement industriel et des risques

* ANSES : l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail