Actualité
18 octobre 2021
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Evaluation de la qualité de l’air

Région AuRA : une 1ere Evaluation Quantitative d'Impact Sanitaire de la pollution de l'air sur la santé à l'échelle régionale

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Santé publique France a dévoilé les résultats d'études menées sur l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé à l'échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de la Journée Nationale de la Qualité de l’Air (JNQA - 14 octobre 2021). Cette évaluation quantitative d’impact sanitaire (EQIS) a été réalisée pour la première fois à échelle régionale. Elle concerne la période 2016-2018, et affiche que la pollution de l’air ambiant reste un enjeu majeur pour la santé.

L'expertise d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes sollicitée

Cette étude de niveau régional est la première au niveau national basée uniquement sur des données cartographiques et donc permet de produire des résultats sur tout le territoire. Les indicateurs air et santé, développés dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement 3 (PRSE3),  ont été actualisés à cette occasion et mis à disposition de Santé Publique France. Atmo AuRA a été présente, auprès de SPF durant tout le processus d’EQIS, avec l’appui d’autres acteurs régionaux (ARS, DREAL, ADEME, Conseil Régional).

Une première évaluation quantitative d’impact sanitaire de la pollution de l’air en région

Pour la première fois, Santé publique France publie un rapport à l’échelle d’une région sur l’impact sur la santé de la pollution atmosphérique. Cette étude innovante repose sur une modélisation fine des concentrations en polluants et fournit des résultats de morbidité en plus de la mortalité et à partir de plusieurs indicateurs de pollution (PM2,5, NO2 et Ozone). Ces résultats auront pour objectif d’informer le public, de sensibiliser et d’appuyer les acteurs locaux dans la mise en œuvre des politiques publiques visant à améliorer la qualité de l’air.

L’évaluation quantitative des impacts sanitaires (EQIS) permet de mettre en évidence les conséquences de la pollution de l’air en calculant le « poids » que représente cette dernière sur plusieurs événements de santé (mortalité, morbidité hospitalière pour cause respiratoire ou cardiovasculaire). Cette évaluation permet ainsi de quantifier les bénéfices sanitaires attendus d’une amélioration de la qualité de l’air.

Bien que la qualité de l’air s’améliore globalement depuis une décennie en Auvergne‑Rhône‑Alpes, la pollution de l’air ambiant demeure un enjeu majeur pour la santé des habitants de la région. Certains territoires sont plus concernés : les grandes agglomérations, la vallée du Rhône et de la Saône, les vallées alpines et, pour l’exposition à l’ozone, le sud de la région. Toutefois, toute réduction de pollution apportera un bénéfice sanitaire pour la population, quel que soit le territoire (urbain, périurbain ou rural).