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L'interdiction de circulation de certains poids lourds dans la vallée de l'Arve et leur report dans la vallée de la Maurienne, avaient suscité, l'année dernière, des réactions au sein de la population de la vallée. Un an plus tard les services de l'Etat, élus, représentants d'associations environnementales et de fédérations professionnelles se sont réunis, notamment pour faire le point sur l'impact engendré par cet arrêté.

Dans le prolongement de la mise en place d’un comité interdépartemental de suivi "transports-environnement-qualité de l'air Savoie et Haute-Savoie", le 20 mai 2015, le Sous-Préfet de Saint-Jean-de-Maurienne a organisé une réunion spécifique au territoire de la Maurienne le 8 février dernier. Air Rhône-Alpes y est intervenu, afin de présenter l'état de la qualité de l'air en Maurienne.

La Maurienne est un secteur bien ventilé, où la qualité de l’air est correcte. Le taux de particules présents dans l'air est très inférieur à celui d'autres vallées et les normes réglementaires sont respectées pour tous les polluants en Savoie. 

En 2014 près de 80% de jours sont considérés comme « bon » à « très bon » à Saint-Jean-de-Maurienne.
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Station de mesure d'Air Rhône-Alpes à St Julien-Mont-Denis près de l'A43.

L’arrêté inter préfectoral a été mis en œuvre du 7 au 9 janvier 2015 et s’est traduit par un report modal très limité de la vallée de l’Arve vers la vallée de la Maurienne. 

L'application des normes européennes et le renouvellement des flottes de poids lourds a conduit, au cours des dernières années, à une diminution significative du niveau de pollution généré par les poids lourds. Ainsi, les poids lourds de norme Euro 3 et inférieure, représentaient moins de 10 % du trafic PL au tunnel du Fréjus en 2015, contre plus de 19 % en 2013.

Cette réunion a aussi été l'occasion de rappeler, que le transport contrairement à ce que l''on pourrait penser n'est pas la seule source de pollution. Le chauffage individuel au bois non performant est un émetteur important de particules, de benzène et de BaP. Le secteur résidentiel et l'industrie représentent 85% des émissions de PM10.

C'est pourquoi au-delà de solutions comme les reports modaux, il est important de réfléchir à des mesures plus globales pour lutter contre la pollution atmosphérique, comme  la prise en compte de l’air dans des documents de planification (PCAET, SCoT, PLUi), ou encore l’engagement dans des projets comme le « territoire à énergie positive », le « fonds air ».

A la fin de cette rencontre, le sous-préfet a proposé d’organiser une prochaine réunion si le besoin d'échanger à ce sujet se faisait de nouveau ressentir.