Actualité
15 février 2019
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Evaluation de la qualité de l’air
Pollens (ambroisie, graminées, …)

Reprise de la saison des allergies polliniques – Informez-vous !

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Vous avez le nez qui coule ou bouché, la gorge et les yeux qui vous démangent ? Ce n'est peut-être pas la grippe mais les allergies aux pollens. Le mois de février marque la reprise de la saison pollinique, qui va durer 8 à 9 mois... Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec le RNSA, vous informe sur les risques allergiques.

Indispensables au cycle de développement des végétaux, les pollens anémophiles, c’est-à-dire transportés via le milieu aérien d’une fleur à une autre, peuvent cependant impacter la santé des individus. Dès le milieu de l’hiver, plus ou moins tôt suivant les conditions météorologiques, les grains de pollens refont leur apparition. Selon les espèces végétales, les symptômes allergiques sont plus ou moins forts, Ils peuvent être responsables d’allergies chez 10 à 20 % de la population.

La saison commence habituellement les pollens d’arbres, notamment noisetier, aulne, cyprès, frêne. Suivront au printemps les pollens de bouleau, puis ce sera le tour des pollens d’herbacées, dont les graminées. Dès l’été, et en particulier au mois d’août, une surveillance accrue sera effectuée pour l’ambroisie (plante sauvage envahissante), dont le fort pouvoir allergisant des pollens suscite une préoccupation de santé publique en Auvergne-Rhône-Alpes, inscrite notamment au Plan Régional Santé Environnement 3.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes participe activement à la surveillance de cette pollution biologique de l’air en effectuant des relevés et des comptages de pollens sur trois sites (Clermont-Ferrand, Grenoble et Roussillon), les autres sites étant opérés par le RNSA.

Chaque semaine, les comptages de grains de pollens dans l’air pour chaque espèce sont traduits en risque allergique, en fonction de la météo attendue et s’échelonnent de 0 (pas de risque allergique) à 5 (très fort risque allergique).

Il est avant tout conseillé aux personnes allergiques, par les autorités de santé, de suivre scrupuleusement leur traitement, et si le besoin s’en fait ressentir, de consulter un médecin.

Recommandations en cas de risque élevé

Recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (avis du 1er avril 2016), pendant la période pollinique : 

Chez soi :

  • Se rincer les cheveux le soir, car le pollen se dépose en grand nombre sur les cheveux ;
  • Favoriser l’ouverture des fenêtres avant le lever et après le coucher du soleil, car l’émission des pollens dans l’air débute dès le lever du soleil ;
  • Éviter l’exposition aux autres substances irritantes ou allergisantes en air intérieur (tabac, produits d’entretien, parfums d’intérieur, encens, etc.).

A l’extérieur :

  • Éviter les activités extérieures qui entraînent une sur-exposition aux pollens (tonte du gazon, entretien du jardin, activités sportives, etc.); en cas de nécessité, privilégier la fin de journée et le port de lunettes de protection et de masque ;
  • Éviter de faire sécher le linge à l’extérieur, car le pollen se dépose sur le linge humide ;
  • En cas de déplacement en voiture, garder les vitres fermées.

Comment s’informer ?

En partenariat avec le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), qui fournit les prévisions de risque allergique, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes diffuse les informations polliniques chaque semaine auprès de tous via le site internet et les bulletins d’information.

- Consulter la carte régionale du risque allergique aux pollens à partir de la page d’accueil du site ou rendez-vous directement à la rubrique « Episodes polliniques ».

- Vous pouvez également recevoir, en même temps que les informations de qualité de l’air, les indices polliniques dans les bulletins périodiques (« Bulletin quotidien de l'air ») : abonnez-vous !

 
Vers une information en temps réel des pollens dans l’air

Aujourd’hui, les comptes polliniques sont réalisés de manière manuelle, avec un comptage effectué chaque semaine, au microscope, par une équipe de personnes formées. Le comptage a lieu en « différé », c’est-à-dire après la période de recueil des pollens (dépôt pendant une semaine sur des lames collantes).

Un véritable enjeu d’innovation et de progrès en faveur des personnes allergiques se situe dans l’acquisition en temps réel d’identification des pollens dans l’air et de leur comptage. C’est à quoi va se consacrer Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, en lien avec la fédération Atmo France, en partenariat avec le RNSA, le CNRS et d’autres partenaires européens : pendant 4 ans, près d’une quarantaine d’organismes européens, sous la coordination de MétéoSuisse, vont fédérer leurs compétences autour du projet AutoPollen : il devra permettre de structurer, d’ici environ 5 ans, un réseau européen de détection automatique des pollens. A moyen terme, ces nouvelles méthodes vont à la fois révolutionner l'information pour les patients et les acteurs médicaux mais aussi permettre d’améliorer les modèles de prévision des risques allergiques.