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17 décembre 2021
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Combustion de biomasse
Episode de pollution
Transports

Transports, seuls responsables ?

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Lors des pics de pollution, des mesures sont mises en place pour limiter les émissions dues au trafic routier. Cependant, celui-ci n’est pas le seul responsable. Lors des épisodes hivernaux, les émissions provenant des systèmes de chauffage au bois non performants peuvent avoir un rôle prépondérant, auxquelles viennent s’ajouter les émissions industrielles ou agricoles. 

 

Si les transports accentuent largement le phénomène d'épisode de pollution aux particules, d’autres sources de pollution doivent aussi être prises en compte comme les émissions du chauffage au bois collectif ou individuel non performant. Même si la biomasse est une ressource énergétique renouvelable, utilisée dans de mauvaises conditions, le chauffage au bois est une source non négligeable de polluants atmosphériques : particules fines (68% en moyenne en PM2.5 sur l’année en Auvergne-Rhône-Alpes) et autres composés nocifs pour la santé, notamment des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces émissions sont essentiellement causées par les foyers ouverts et les appareils non performants, y compris lorsqu’ils sont utilisés de manière épisodique (agrément ou appoint). 

Le chauffage individuel au bois n’est pas le seul mode de chauffage à l’origine de rejets polluants, la combustion du fuel ou même du gaz génère des polluants. Cependant, pour les particules, il est très largement majoritaire : 90% des émissions de particules du chauffage proviennent des installations de chauffage au bois individuel. 

A titre de comparaison, les émissions concernant le transport (routier, ferroviaire, aérien, maritime et fluvial) représentent 11% des émissions de particules fines PM2,5. 
 

Le secteur agricole contribue quant à lui majoritairement aux rejets d’ammoniac et de gaz à effet de serre (méthane et protoxyde d’azote) qui ont un impact global sur le climat, mais l’ammoniac est aussi un précurseur des particules fines. De plus, le travail du sol, ainsi que l’utilisation des engins agricoles et le chauffage des bâtiments contribuent aussi aux émissions de particules primaires et d’oxydes d’azote. 
 

L’industrie est principalement émettrice de COVNM (industrie de la chimie, utilisation de solvants…). Les plus grandes sources d’émissions sont réglementées et soumises à autorisation, voire déclaration annuelle de leurs émissions : raffineries, cimenteries, métallurgie, chimie, usines d’incinération des ordures ménagères, centrales thermiques etc… 

D’importantes baisses d’émissions dans l’air ont été réalisés par les établissements industriels, grâce à une législation de plus en plus sévère, qui a conduit à une généralisation progressive de procédés de dépollution, et à des techniques de production moins polluantes. Néanmoins, les efforts doivent perdurer, notamment pour les composés organiques volatils (COVNM), particules et oxydes d’azote, dont le secteur industrie/énergie/déchets reste un important émetteur. 

 

Schéma de contribution des secteurs d’activités dans les émissions de polluants  

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