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Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui fait partie de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), vient de classer les gaz d’échappement des moteurs Diesel comme cancérogènes certains pour l’homme (Groupe 1), «sur la base d’indications suffisantes prouvant qu’une telle exposition est associée à un risque accru de cancer du poumon». Les gaz d’échappement des moteurs à essence restent classés comme «peut-être cancérogènes» (Groupe 2B).

La pollution liée aux transports en Rhône-Alpes

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Les émissions du trafic routier sont responsables d’une part importante de la pollution dans la région Rhône-Alpes, parfois supérieure à la part moyenne nationale.

Les territoires comprenant un réseau routier important et des axes de transit sont soumis à des concentrations de polluants dans l’air ambiant qui peuvent être élevées. Il s’agit notamment d’agglomérations dans lesquelles vivent un grand nombre d’habitants. Or l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique est désormais avéré et les coûts sociétaux sont élevés (de l’ordre de 400€ par habitant et par an).

Les seuils réglementaires de qualité de l’air sont dépassés de manière récurrente sur les territoires urbains denses de la région Rhône-Alpes.

Les véhicules diesel assurent plus de ¾ des kilomètres parcourus dans la région et sont à l’origine de plus de 90% des émissions du trafic routier pour deux polluants (NO2  et particules fines) qui dépassent les seuils réglementaires dans l’air ambiant.