Activités physiques et qualité de l’air : bien respirer pour bien bouger

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Inspirer, expirer, reprendre son souffle... Nous le faisons à chaque instant mais lorsque nous pratiquons une activité physique, nous en prenons pleinement conscience. Nous respirons en moyenne 15 000 litres d’air par jour. Pendant un effort physique, le volume d’air inhalé augmente considérablement. Il est donc important que la qualité de l’air soit la meilleure possible pour profiter au mieux des bienfaits du sport. En zone rurale comme en ville, il est possible de pratiquer une activité physique en se préservant de la pollution. Selon les autorités sanitaires, la pratique sportive régulière, à l’extérieur comme à l’intérieur présente plus des bénéfices pour la santé que de risques encourus même quand la qualité de l’air est médiocre. En fonction de l’endroit, du moment de la journée ou selon la saison, la qualité de l’air est différente, quels sont les bons conseils, les bonnes pratiques à adopter pour concilier pratique sportive et bonne qualité de l’air ?

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Pourquoi les personnes en bonne santé peuvent-elles poursuivre leurs activités sportives même en cas de pollution de l’air ?

Le sport procure un sentiment de bien-être général et ses bénéfices pour notre santé ne sont plus à démontrer. En effet, la pratique régulière d’une activité physique ou sportive, même d’intensité modérée, diminue les risques d’apparition des principales pathologies chroniques (tels que le cancer, les maladies cardiovasculaires ou le diabète), prévient l’ostéoporose, améliore la santé mentale (anxiété, dépression). La pratique sportive réduit le risque de surpoids chez l’adulte et l’enfant, et permet d’assurer une croissance harmonieuse chez l’enfant et l’adolescent. Selon le Ministère en charge de la Santé, les concentrations de polluants observées dans l’air en France y compris pendant les épisodes de pollution, ne remettent pas en cause les bénéfices de la pratique régulière d’activité physique, à l’extérieur comme à l’intérieur des bâtiments. Cependant, étant donné que l’on peut inhaler un plus grand volume d’air lors de la pratique d’une activité physique, et donc potentiellement une plus grande quantité de polluants de l’air par unité de temps, il est préférable de pratiquer les activités physiques le plus possible à l’écart des sources majeures de pollution.

Voici quelques bonnes pratiques à adopter pour vos sorties à vélo :

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Les piétons et les cyclistes sont-ils plus exposés à la pollution ?

 

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Les masques anti-pollution sont-ils un bon moyen de me protéger ?

Les masques dits « antipollution » sont conçus pour se protéger des particules en filtrant l’air inhalé. Cependant, les masques ne protègent pas de l’inhalation des polluants gazeux (ozone, NO2) et la plupart de ces masques ne filtrent pas les particules fines ou ultrafines. L’efficacité d’un masque dépend de sa conception, des performances du filtre dont il est équipé, et d’autres paramètres tels que son adaptation à la morphologie de l’utilisateur. Ainsi, si l’efficacité d’un masque testé en laboratoire peut s’avérer élevée, elle ne reflète pas pour autant l’efficacité en conditions réelles d’utilisation par la population. L’efficacité peut être réduite voire nulle du fait d’un mauvais ajustement au visage, du manque d’entretien du masque, de l’absence d’information et de formation de l’utilisateur, d’une activité physique intense, etc. L’ANSES, dans son avis de juillet 2018, ne recommande donc pas le port de ce type de masque dont le bénéfice pour la population n’est pas démontré dans l’état actuel des connaissances.

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Quelles sont les bonnes pratiques pour réduire son exposition à la pollution tout en maintenant ses pratiques sportives à l’extérieur comme à l’intérieur ? Voici nos conseils. 

Sport à l’extérieur

Voici quelques conseils pratiques pour réduire son exposition aux polluants de l’air ambiant lors de ses activités physiques à l’extérieur.  

Où faire du sport ?
 

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Allée du Chalet, Parc de la Tête d’Or, Lyon

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Concentrations en PM10 : 21 µg/m3

 

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Concentrations en NO2 : 23-24 µg/m3

 

Boulevard Stalingrad, Lyon

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Concentrations en PM10 : de 26 à 30µg/m3

 

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Concentrations en NO2 : 58 à 62 µg/m3 sur les voies, autour de 40µg/m3 sur les trottoirs

  
Rue Duquesne, Lyon

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Concentrations en PM10 : autour de 25 µg/m3

 

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Concentrations en NO2 :28 à 43 µg/m3 selon l’endroit où l’on se situe dans la rue

 

Bon à savoir ! Choississez l'itinéraire le moins pollué pour vos jogging, balades, trajets à vélo...

Avec l’application Air to Go, vous pouvez connaître votre exposition sur votre trajet et choisir un itinéraire alternatif. 
Selon l’Observatoire Régional de Santé d’Ile de France, le choix de l’itinéraire lors d’un trajet à vélo permet de jouer sur deux aspects (temps de trajet et densité de trafic de l’axe parcouru) qui influencent fortement l’exposition à la pollution de l’air. Ainsi, des itinéraires fluides pour les cyclistes et à l’écart des grands axes de circulation peuvent diminuer le niveau d’exposition aux polluants. 
Dans une étude réalisée en 2015, l’observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air en Occitanie (ex Oramip) a démontré que le choix d'emprunter un axe avec peu de trafic routier a permis de réduire l'exposition moyenne du cycliste ou du piéton d’environ 40 % pour le dioxyde d'azote(NO2) et de 50 % pour les particules PM10.

 

Quel jour privilégier pour faire du sport ? 

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Atmo Auvergne-Rhône-Alpes informe chaque jour sur l’état de la qualité de l’air l’air avec sa prévision à trois jours (aujourd’hui, demain et après-demain). Consultez le site Internet, recevez le bulletin quotidien de votre commune ou téléchargez l’application Air to Go

A quel moment de la journée faire du sport ? 

 

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Sport à l’intérieur

L’air intérieur peut être plus pollué que l’air extérieur. La pollution émise dans les lieux clos (peintures, sols, matériels sportifs...) s’ajoute aux polluants provenant de l’extérieur. Les locaux sportifs doivent être régulièrement ventilés.

Le Saviez-vous ? 

Selon le décret 2015-1000, avant 2023 tous les établissements d’activités physiques et sportives couverts devront faire l'objet d'une surveillance de la qualité de l'air intérieur.

 

Qualité de l’air intérieur dans les piscines couvertes. 

L’observatoire de surveillance de la Qualité de l’Air Intérieur a réalisé en 2007 une étude sur la qualité de l’air intérieur dans les piscines couvertes. 
Il en ressort que le problème majeur de qualité d’air intérieur provient de la réaction entre les produits de chloration de l’eau et les substances d’origine organique apportées par les nageurs (via la sueur, la salive, etc.). Cette réaction donne naissance à des polluants présents à la fois dans l’eau et dans l’air : le trichlorure d’azote (NCl3) et les trihalométhanes (THM). Leurs teneurs sont très variables et augmentent, avec le nombre de baigneurs, la température de l’eau et de l’air, le degré de chloration et la mauvaise ventilation du bâtiment. Les effets sanitaires tels que les irritations oculaires cessent dès que l’exposition s’arrête, mais les expositions répétées peuvent jouer un rôle dans l’apparition ou l’aggravation de l’asthme infantile.

 

Que faire en cas de pic de pollution ? 

Selon l’intensité de l’épisode de pollution (niveau information ou niveau alerte) et selon les populations concernées (population générale, personnes sensibles ou vulnérables ), les recommandations sanitaires à adopter ne sont pas les mêmes. Aussi, l’attitude à avoir pour sa pratique sportive diffère. Atmo vous informe au quotidien de l’état de la qualité de l’air et des vigilances pollution en cours. 

Pour les personnes sensibles ou vulnérables
 Les personnes vulnérables et sensibles doivent limiter les activités physiques d’intensité élevée en cas de dépassement des seuils d’information et les éviter en cas de dépassement des seuils d’alerte. 

Pour la population générale
 Il n’est pas nécessaire de modifier ses activités en cas de dépassement des seuils d’information. En cas de dépassement des seuils d’alerte, il est recommandé à tous de réduire les activités physiques d’intensité élevée (ex : une compétition sportive). La pratique d’activité physique d’intensité modérée (comme un déplacement à vélo en pédalant tranquillement et en évitant de trop forts dénivelés par exemple) est possible en cas d’épisode de pollution.

Cependant, il est recommandé à tous lors d’un épisode de pollution de privilégier, pour la pratique sportive, les secteurs à l’écart des sources majeures de pollution, telles que les grands axes routiers, et pendant les moments de la journée où le niveau de pollution est le moins élevé, et généralement de respecter les préconisations données précédemment.

 

 

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