Ain

RA15 - Ain - 01
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Géographiquement, l'Ain est caractérisé par la dualité de son relief. La partie ouest est un pays de plaines ou de bas plateau contrastant avec l’Est du département constitué de cluses, vallées et montagnes. De grandes agglomérations attractives (Lyon, Genève) contrastent avec des territoires ruraux. L’industrie occupe une part importante de l’économie, l’Ain est en effet le 1er département industriel de France (part de l'emploi industriel dans l'emploi total).  
Ainsi les problématiques de qualité de l’air sont diverses avec des émissions liées aux aires urbaines, à l’industrie, au secteur agricole qui se confrontent à des problématiques dites de vallées où la météorologie sera un facteur essentiel dans les concentrations avec la présence de fréquentes inversions de températures. La diversité des émissions et des conditions de dispersion font de ce département un espace où les enjeux de qualité de l’air sont diversifiés.

Problématiques principales liées à la pollution 

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Le département de l’Ain est sensible à la pollution atmosphérique : avec une agglomération en son centre mais aussi des zones densément urbanisées tournées vers Lyon et vers Genève, la problématique des émissions résidentielles, du transport et des entreprises amène des sources de pollution nombreuses et variées.

Focus sur la ville de Bourg en Bresse
L’agglomération de Bourg-en-Bresse connait à la fois une problématique de pollution locale par son secteur résidentiel relativement dense, ses transports et ses entreprises mais elle subit aussi parfois l’influence des grandes métropoles qui l’entourent.

Consultez la carte des enjeux de qualité de l'air de l'Ain

 

Bilan 2016 en carte

Actualités Air 2016 dans l'Ain

Dans l’Ain, la dualité du relief entre la partie Ouest (plaines) et Est (montagnes et vallées), la présence d’une agglomération et d’aires urbaines de taille moyenne, influencées par les agglomérations lyonnaise et genevoise et la diversité des sources d’émissions polluantes (industries, résidentiel, agriculture), en font un territoire relativement sensible à la pollution atmosphérique, bien que globalement préservé et sans enjeu réglementaire majeur.

Le territoire est confronté à des problématiques dites de vallées où la météorologie sera un facteur essentiel dans les concentrations avec la présence de fréquentes inversions de températures propices à l’accumulation de polluants. La diversité des émissions et des conditions de dispersion fait de ce département un espace où les enjeux de qualité de l’air sont diversifiés.

De plus, la proximité du département du Rhône place potentiellement l’Ain, et plus particulièrement le sud-ouest du département, sous l’influence de masses d’air venant de l’agglomération lyonnaise qui elle, est régulièrement polluée. Il en est de même au nord-est du département, en Pays de Gex, avec l’influence de l’agglomération genevoise.
Depuis plusieurs années, la tendance est à l’amélioration pour les polluants réglementés. Les concentrations, en effet, diminuent. Le département de l’Ain reste un territoire relativement préservé, qu’il faut valoriser. En 2016, toutes les stations du territoire respectent la réglementation européenne. Néanmoins la situation est encore trop fragile, les niveaux recommandés par l’OMS ne sont pas respectées. 

L’important épisode de pollution qu’a connu la région cet hiver a rappelé à la population et aux élus que nous étions encore concernés par des niveaux de pollutions trop élevés. Cette période a mis en avant la nécessité d’agir pendant les pics mais nous avons aussi rappelé la nécessité d’un travail sur les niveaux de fond qui ont l’impact sanitaire le plus important.
L’engagement du département, des collectivités avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dans les PCAET, le programme transfrontalier PAct’Air et bien d’autres actions locales montrent la volonté des acteurs à se mobiliser sur la qualité de l’air.