Anticiper

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Grande responsabilité pour cet axe que de prévoir ce que sera la surveillance de la qualité de l'air ! Sur quels polluants l’attention sera portée d’un point de vue impact sanitaire ? Quelle métrologie, quelle méthode d’évaluation pourront être déployées ? 

Dans un monde à la fois hyper-connecté, en transition sociétale, en transition énergétique et en mutation permanente et rapide, il faut parvenir à faire preuve d’adaptabilité et de réactivité tout en garantissant les missions réglementaires, l’expertise scientifique et l’indépendance qui constituent l’ADN d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. C’est tout l’enjeu de cet axe. 

Les défis à relever sont grands. Si la surveillance a considérablement évolué du point de vue technique ces dix dernières années, les associations ont aujourd’hui l'obligation de s’adapter pour être présentes et pertinentes sur de nombreux terrains encore relativement peu exploités : open data et mise à disposition de l’information, réseaux sociaux, capteurs individuels connectés, innovation sociale et collaborative, surveillance participative, polluants émergents, en sont quelques exemples. 

Pour répondre à ces défis, l’axe « Anticiper » d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est organisé au travers de 4 programmes : 

  • Programme 18 : Air et santé 

  • Programme 19 : Coopérations internationales 

  • Programme 20 : Expertise thématique et enjeux spécifiques 

  • Programme 21 : Innovation et nouvelles technologies 

 

​« Anticiper : prévoir, supposer ce qui va arriver et adapter sa conduite à cette supposition. » (Le Larousse) 

 

SOMMAIRE

Présentation détaillée du fonctionnement de l'axe

​Toutes les actions liées à des partenariats dans le cadre d’expérimentations, d’innovations, de travaux divers, de programmes européens et de manière générale produisant des données qui n’auront pas un caractère récurrent sur le temps du PRSQA sont regroupées dans cet axe. Ces programmes peuvent toutefois, au terme du PRSQA, aboutir à des observatoires complémentaires. Les programmes de l’axe « Anticiper » sont conduits sur des budgets lignés spécifiquement, les missions des axes Observer et Accompagner (notamment de l’observatoire réglementaire) pouvant toutefois constituer un apport en fonds propres sur certaines actions. Les projets d’anticipation pouvant apporter des améliorations directes dans l’observatoire ou les plans d’action seront prioritaires.

 

Anticiper illustration de l'axe

Bilan pour 2017

Air et santé

Les actions liées au programme « Air et Santé » visent à permettre d’accroitre les connaissances sur l’impact de la pollution sur la santé humaine et mettre à disposition des données au monde de la santé. Axe de travail bien développé sous l’impulsion du PRSE2 durant les années précédentes, il a vu son activité diminuer un peu en 2017, le PRSE3 étant dans une phase rédactionnelle.

  • Participation active à la construction du PRSE3, qui sera officiellement adopté au cours du 1er semestre 2018 : http://www.auvergne-rhone-alpes.prse.fr
     
  • Impact sanitaire et qualité de l'air SEPAGES : Poursuite du partenariat sur le projet SEPAGES Cohorte Couple-Enfant (caractérisation de l'exposition des femmes enceintes et enfants aux contaminants de l'environnement, et étude et compréhension de l'effet éventuel de ces contaminants sur la santé de la femme enceinte, du fœtus, et de l'enfant - INSERM Grenoble) pour la fourniture chaque année des données horaires modélisées sur le domaine étendu de l’agglomération de Grenoble.
     
  • QAMECS : projet bénéficiant du soutien de la Métropole de Grenoble, de l’UGA (Université Grenoble Alpes), de l’ADEME, du Ministère de l’Ecologie, centré sur Grenoble, en partenariat avec les universitaires de l’UGA. Multidisciplinaire, il couvre différentes dimensions allant de la caractérisation des sources de pollution, la modélisation météorologique, l’étude des perceptions sociales et comportements liés à la mobilité, la modélisation environnementale, l’étude des effets sanitaires et coûts économiques et bénéfices associés. Le projet associe un consortium de spécialistes de la pollution de l’air (AASQA et chercheurs), économistes, sociologues, épidémiologistes, modélisateurs. Il vise à apporter des réponses opérationnelles, et se place en démonstrateur d’expérimentation, exportable sur d’autres territoires.

QUALITE DE L'AIR INTERIEUR 

  • Suivi de la qualité de l’air intérieur dans les collèges de l’Isère : En savoir +
     
  • UnVent’Air : outil d’aide au diagnostic de la qualité de l'air intérieur des ERP (Etablissements Recevant du Public), et accompagnement dans le cadre de démarches de rénovation, partenariat avec le Conseil Départemental de l’Isère. En savoir + 
     
  • Intervention avec l’ALEC sur la qualité de l'air intérieur : En savoir +

 

Coopérations internationales

La mise en cohérence d’outils, de méthodologies et de compétences avec nos voisins est le gage d'une meilleure prise en compte des problématiques atmosphériques et d’actions en faveur de la qualité de l'air plus efficaces. Les partenariatssont réalisés notamment à travers des financements européens (Programmes Interreg France Suisse, ou Alcotra France Italie).

Plusieurs projets sont en place sur des aspects de partage de base de données, d’inventaires et d’outils de modélisation. Les six années 2011 à 2016 ont été axées sur la montée en puissance de l’implication d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes sur la scène européenne des projets de coopération, avec de véritables succès sur le plan collaboratif. 2017 confirme cette forte implication, avec la participation d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes aux programmes suivants :

  • CLIMAERA : le partenariat franco-italien est maintenant bien installé, depuis 2010 avec les projets AERA, PART’AERA puis SH'AIR. Courant 2017, un nouveau projet a débuté, CLIMAERA, tenant compte, outre les aspects de qualité de l'air, du changement climatique. Une mise en lumière a pu être faite lors de la 3ème édition de Gênes Smart Week. En savoir + 
  • PACT’AIR : le projet PACT’AIR se poursuit en partenariat transfrontalier avec la Suisse. Il prend la suite du projet G²AME, qui a permis de mettre en place sur le territoire transfrontalier du Grand Genève des outils d’inventaires des émissions atmosphériques et de modélisation. Lors de l’assemblée générale d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, Philippe ROYER, Directeur du Service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants pour le Canton de Genève, est intervenu pour présenter la stratégie du Canton en faveur de la qualité de l'air. En savoir +  
    Le Grand Genève et tous ses partenaires suisses et français, ont signé le 30 janvier 2018 à Genève le protocole d’accord PACT’AIR lors de la 19ème édition des Assises Européennes de la Transition Energétique. En savoir +
     
  • Valorisation de l’expertise locale en matière de qualité de l’air à l’international : mission à Shanghai en novembre 2017, en partenariat avec AXELERA et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des partenaires économiques.

Courant 2017, des projets ont été proposés dans le cadre d’appels à projet de coopération européenne, dans les programmes H2020 et Espace Alpin. Les retours de programmation sont attendus courant 2018.

 

Expertise thématique et enjeux spécifiques

Ce programme regroupe les actions liées à des améliorations de connaissance sur des sujets intéressants peu de régions ou très prospectifs sur le territoire. Transfert des HAP de l’air vers l’eau

  • Amélioration des connaissances sur les transferts de l’air vers l’eau (terrain d’étude : vallée de l’Arve) : mené en partenariat avec le LCME Université de Savoie (Chambéry). En savoir +
     
  • Observatoire des Particules UltraFines : Poursuite de l’acquisition de données de référence dans le cadre de l’observatoire mis en place dès 2011. En savoir +
 

Innovation et nouvelles technologies

L’innovation est au centre de toutes les préoccupations économiques actuelles, et la thématique de la qualité de l’air n’y échappe pas, faisant l’objet d’attentions croissantes et multiples, notamment de la part des acteurs du monde économique. Qu’elle soit technique, technologique mais aussi sociale, elle s’inscrit au cœur des préoccupations citoyennes. Et la qualité de l'air est un sujet qui sucite de nombreuses initiatives. 

En tant que producteur des données de référence sur la qualité de l’air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes occupe ainsi une place de premier ordre et s’est impliqué dans les actions suivantes :

  • MOBICIT’AIR : Le projet Mobicit’air avait pour objectif d’explorer les champs d’application de la technologie récente des micro-capteurs pour la mesure de la qualité de l'air.Dossier de presseRapport sur l’ évaluation de microcapteurs de mesure de la qualité de l'airL’implication de citoyens explorateurs de l’airLes résultas de l'expérimentation citoyenne
     
  • [R] Challenge : Atmo Auvergne Rhône-Alpes initie avec la Métropole de Lyon une démarche d’innovation ouverte sur la qualité de l’air, dédiée à faire émerger et à accompagner des solutions numériques pour améliorer la qualité de l’air dans le cadre du plan OXYGENE (reconquête de la qualité de l’air). En savoir + 
     
  • FAIRCITY : mise en place d’un service de simulation 3D à haute résolution de la pollution atmosphérique et de l’environnement urbain, disponible sur le Cloud, en vue d’une commercialisation à l’international pour les partenaires. Projet soutenu et programmé dans le cadre du FUI 23. Partenaires : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes / AIRPARIF / ARIA Technologies / Forcity / Groupe TERA / Ecole Centrale de Lyon
  • Partenariat d’innovation dans la vallée de l’Arve : la SAS BONTAZ a souhaité exploiter un modèle numérique « FARM » développé par ARIA Technologies sur la base de données mises à disposition par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, et par ses propres recueils de données de qualité de l’air issue de son parc matériel installé dans sa station fixe située sur son site de Marnaz, et dans sa station mobile. Afin d’améliorer sa modélisation fine échelle sur la vallée de l’Arve et compléter ses données sur le territoire, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a collaboré avec la SAS Bontaz et a sollicité un don affecté au programme d’innovation technologique mis en œuvre par l’association.
  • GreenZenTag : C’est le nom de l’expérimentation menée à Grenoble par Transdev pour le compte du SMTC (dans le cadre du laboratoire d’expérimentation LEMON). L’enjeu de ce projet pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est d’évaluer si une telle approche est susceptible d’apporter une plus-value à l’observatoire ou si elle peut présenter un intérêt sur un territoire qui ne dispose d’aucun dispositif de mesure et d’information. En savoir +
     
  • Urpolsens (Réseaux de Capteurs Sans Fil pour le Suivi de la Pollution Urbaine Wireless) : Ce projet réalisé en partenariat avec plusieurs partenaires académiques et praticiens (INSA-Lyon / INRIA-CITI Lab / LMFA / EVS / IFSTTAR / LISIS / TUBA) s’intéresse à deux sujets : 
    - la caractérisation de la pollution de l'air à une échelle spatiale fine grâce à l'utilisation de réseaux de capteurs sans fil (RCSF).
    - Les mécanismes de représentation de la qualité de l’air. L’application Air to Go est au cœur de ce travail sociologique afin de mieux comprendre la place de la connaissance dans les mécanismes de représentation.

Perspectives 2018

  • Air et santé

La priorité dans ce programme sera donnée aux travaux s’inscrivant dans le cadre du PRSE3., sous réserve de financements. Plusieurs projets sont en cours (XENAIR avec Centre Léon Bérard, SEPAGES avec l’INSERM, QAMECS).

Les demandes de collaboration sur la qualité de l’air intérieur sont fréquentes, mais ne sont pas prioritaires (hors mission) et refusées si elles touchent aux contrôles réglementaires hors saisine préfectorale (position MTES/BQA).

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes représentera Atmo France en 2018 dans le projet ISadOrA (mise en place d’un guide pour la prise en compte de l’aspect santé / bien-être dans les projets d’urbanisme - EHESP)

  • Coopérations internationales

Un programme franco-italien (CLIMAERA) et un franco-suisse (PACT’AIR) seront poursuivis sur 2018.
Un projet Alpine Space (BB-CLEAN) relatif au chauffage au bois dans différentes vallées alpines a été déposé avec un retour pour avril 2018.
Une collaboration a été initiée fin 2017 avec la province de Shanghai avec des prolongations possibles en 2018 (méthodes d’inventaires régionaux, innovation, échanges sur les méthodes de prévision d’épisodes).

  • Expertise thématique et enjeux spécifiques

L’observatoire sur les PUF (poussières ultra fines) sera maintenu à minima faute de financement.
La mesure spécifique de particules du projet DECOMBIO (évaluation des fonds bois) est maintenue.
Peu de projets nouveaux certains sont identifiés sur ce programme, uniquement quelques collaborations potentielles sur projets PRIMEQUAL.

  • Innovation et nouvelles technologies

Ce programme, susceptible d’être financé au travers du fonds de dotation, est en plein développement, en lien avec le numérique et les technologies de micro-capteurs.

Les projets identifiés concernent :

  • L’auto-évaluation par le citoyen de la qualité de l’air (captothèque et kit opérationnel citoyen) et sa participation à l’observatoire de surveillance (test de changement de pratique sur le chauffage au bois) ;
  • La connexion de données de qualité de l’air sur les plateformes mobilité (Lyon, Grenoble) ;
  • Des travaux sur l’échantillonnage urbain par des microcapteurs (URPOLSENS en lien avec l’INRIA) et leur assimilation dans les modèles de prévision traditionnels ;
  • La mise en place de modèles en 3D (projet PIA FAIRCITY impliquant Lyon et Paris) ;
  • La combinaison microcapteurs/stations de référence pour documenter certains territoires difficiles à modéliser (Arve - projet BONTAZ)

En 2018 est lancé le R challenge « numérique et qualité de l’air » lyonnais dans le cadre du plan OXYGENE (partenariat Lyon Métropole - Caisse des dépôts - Atmo Auvergne-Rhône-Alpes) pour inciter la création de projets innovants permettant d’utiliser les données ouvertes par Atmo.

Chiffres clés

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