Drôme

RA15 - Crest - Drôme
Partager :

La vallée du Rhône très urbanisée et industrialisée contraste fortement avec les zones rurales à l’est du département. Elle est fortement marquée par la présence du vent, parfois favorable à une bonne dispersion des polluants, d’autre fois défavorable véhiculant des polluants d’autres territoires.

Problématiques principales liées à la pollution

Télécharger diagnostic 26

La vallée du Rhône, très urbanisée et très fréquentée par le trafic routier, concentre les polluants. De plus, ce secteur canalise les masses d’air en provenance d’autres territoires, parfois déjà chargées en polluants. Oxydes d’azote et particules sont par conséquent très présents dans toute la vallée du Rhône. De par sa situation, l’agglomération de Valence n’échappe pas à ce constat.

 

Le polluant caractéristique de ce territoire est l'ozone. Les températures estivales élevées dans le sud de la région sont favorables à la formation de ce polluant. La Drôme est par conséquent très affectée par cette pollution, qui touche presque la totalité du département durant l’été.

La Drôme est un secteur sensible en terme de pollution, et un présente un contraste marquée entre la vallée du Rhône très industrialisée et le reste du département. En outre, on observe une problématique propre au territoire : l’ozone qui touche principalement le sud de la région Auvergne Rhône-Alpes à cause d’un fort ensoleillement et d’un climat à influence méditerranéenne.

Bilan 2016 en carte

Pour préserver la qualité de l’air, différents plans d’action et initiatives dans le cadre de TEPOS / TEPCV se mettent en place sur le territoire.
On peut citer plusieurs exemples de prise en compte de la problématique qualité de l’air. Tout d’abord, l’intégration AIR dans le PCAET. Le PCAET est un projet territorial de développement durable. Par exemple, dans le cadre du PCAET de Valence Romans Agglo Un diagnostic complet et précis de la qualité de l’air sur le territoire a été établi par l’observatoire. Dans ce même cadre du PCAET, Atmo Auvergne Rhône-Alpes a également accompagné l’agglo dans l’évaluation des actions envisagées en termes d’émissions polluantes et de qualité de l’air.

D’autres actions se sont développées sur le territoire, comme par exemple, la mise en place d’une prime Air Bois. Cette prime de 1000€ à 3000€ permet de remplacer son appareil de chauffage au bois non performant très émetteur d’émissions polluantes, par un appareil de chauffage au bois performant, beaucoup moins néfaste pour la qualité de l’air. Porté par la plateforme rénov’Habitat, cette action permet de renouveler le parc d’appareil de chauffage et donc de réduire ainsi les émissions polluantes liées aux secteurs résidentiels.

La limitation de vitesse à 90km/h aux abords de l’A7, le développement d’une station GNV ou bien l’étude des freins et leviers à la pratique de la marche à pied et du vélo dans la ville sont d’autres exemples qui montrent la prise de conscience liées à la problématique de l’air.

Bonne nouvelle : ca marche ! Toutes ces actions permettent de réduire les émissions des polluants primaires.
Les niveaux de dioxyde d’azote et de particules fines ont ainsi tendance à s’améliorer ces dernières années sur le territoire. Attention cependant, certaines zones restent encore très sensibles (les abords des axes routiers par exemple, pour lesquels la réglementation européenne n’est toujours pas respectées). Et certains polluants secondaires (l’ozone par exemple) restent très problématique spécifiquement sur notre territoire. En outre, les normes recommandées par l’organisation mondiale de la santé ne sont pas encore respectées. Il convient donc de poursuivre le suivi et la mobilisation collective pour préserver l’air de notre territoire.