Haute-Savoie

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Le département de la Haute-Savoie présente un relief montagneux et des vallées où se concentrant les émissions du secteur résidentiel, tertiaire mais aussi les émissions du transit routier (avec un axe structurant vers l’Italie). Certaines vallées abritent des émissions industrielles. Le département est également tourné vers le tourisme.
En hiver, les inversions de température favorisent la stagnation des polluants à basse altitude, particulièrement les poussières en suspension. En été et dans les zones d’altitude, les rayonnements solaires ont plus d’énergie et favorisent sur ces territoires la formation d’ozone.

Problématiques principales liées à la pollution 

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Le département de la Haute-Savoie est particulièrement sensible à la pollution atmosphérique. Avec des zones urbanisées denses, des voiries très fréquentées et une présence industrielle importante en fond de vallée, les sources de pollution sont nombreuses et variées. De plus, le relief et les conditions météorologiques fréquemment stables constituent des facteurs aggravants, favorisant l’accumulation des polluants.
 

La Haute-Savoie reste un secteur particulièrement sensible à la pollution et les derniers épisodes que nous avons connus ont rappelé que si la tendance de fond était à l’amélioration des efforts étaient encore attendus. Ainsi, le dioxyde d’azote et les particules restent deux polluants au cœur des préoccupations de la population. 

Consultez la carte des enjeux de qualité de l'air en Haute-Savoie

 

Bilan 2016 en carte

Actualités 2016

Différents plans d’actions se mettent en place sur les territoires, y compris en transfrontalier sur le Grand Genève, et c’est toujours l’occasion de faire partager le diagnostic des sources.
Ce diagnostic  doit être partagé, expliqué, compris, accepté pour que les bonnes actions soient mises en place en fonction des spécificités de chaque territoire. A l’heure des réseaux sociaux et des capteurs portables de pollution notre mission est d’accompagner ces changements et mettre encore plus l’accent sur l’accompagnement des différents acteurs qu’ils soient élus ou citoyens.
 
Si l’on regarde l’emblématique vallée de l’Arve on ne devrait retenir qu’un seul chiffre pour 2016 : 36 !

C’est le chiffre d’un double record : celui du meilleur et celui du pire. Le pire tout d’abord avec 36 journées consécutives d’activation sur prévision ou constat du dispositif préfectoral : du jamais vu, en lien avec une situation météorologique anticyclonique exceptionnelle où il n’a tout simplement pas plu en décembre (ce qui permet généralement de sortir des situations de pics de pollution).

36 c’est aussi le chiffre du meilleur : nous n’avons jamais eu aussi peu de dépassements de la valeur limite journalière sur la basse vallée.

Certes ces 36 jours sont encore de trop mais ils sont à mettre en perspective de ceux de 2015 avec 44 jours ou 2014 avec 46 jours sans parler du ‘record’ de 2011 avec 70 jours de dépassement… Le nombre de jours de pic baisse, la moyenne annuelle également : les efforts entrepris commencent à payer. Il faut rester mobilisé sur les actions les plus efficaces sur l’ensemble des secteurs pour gagner quelques pourcents année après année et pourquoi pas descendre à moyen terme en dessous des seuils de recommandations OMS.