Isère

Ra2016 Isère
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Le département de l’Isère présente une grande diversité de paysages, d’occupation du sol et d’activités économiques. Le territoire se partage entre des zones urbaines denses connectées entre elles et à celles des départements voisins par des axes routiers structurants, des zones d’habitat périurbaines, des territoires ruraux agricoles ou naturels et deux plateformes industrielles majeures.

Cette diversité est à l’origine de nombreux enjeux liés à la pollution atmosphérique et d’un contraste assez marqué entre le sud Isère et le nord Isère. 

Problématiques principales liées à la pollution

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La région grenobloise et plus généralement le sud Isère sont des zones particulièrement sensibles à la pollution de l’air en raison d’un relief et d’une climatologie défavorables à la dispersion atmosphérique associés à des rejets de polluants importants (liés notamment au trafic routier, à l’utilisation assez répandue du chauffage au bois non performant et à l’activité industrielle).

Le nord du département de l’Isère est soumis à une grande diversité de sources de pollution. En effet, il est le siège d’une importante activité industrielle, d’un trafic routier important (de transit notamment). En outre, les zones rurales peuvent être à l’origine de polluants spécifiques (pesticides, ammoniac, pollen d’ambroisie…). Ainsi, le nord du département, malgré la présence d’un vent parfois important et dispersif, présente des enjeux de pollution de l’air notables.

Consultez la carte des enjeux de qualité de l'air dans l'Isère

Bilan 2016 en carte

Actualités 2016

Le territoire est engagé dans une démarche de fond ciblant de manière pertinente les principaux leviers d’amélioration de la qualité de l’air : chauffage au bois, secteur industriel, transports routiers, urbanisme. Au-delà des actions des pouvoirs publics et des acteurs du monde économique, c’est le rôle clé des citoyens qui a été mis en avant par l’expérimentation Mobicit’air engagée cette année sur le territoire métropolitain. Une dynamique est enclenchée, elle devra être maintenue dans les années à venir pour que ses effets se concrétisent. Illustration par 5 exemples ! 
 

Chauffage au bois : les acteurs de la région grenobloise poursuivent le travail de fond 

Le chauffage au bois individuel peut être une source majeure de pollution aux particules fines.  Les trois grandes collectivités du bassin grenoblois (Grenoble-Alpes Métropole, Le Grésivaudan et le Pays Voironnais) ont engagé une démarche concertée visant à réduire cette pollution,  articulée autour de trois axes : la « Prime Air Bois », destinée à aider les particuliers à renouveler leurs appareils de chauffage individuel au bois non performants ; la sensibilisation du grand public (supports de communication, conférences-débats…) et le club des professionnels du chauffage au bois lancé en avril 2016.

Ces actions sont réalisées en relation avec la DREAL, avec le soutien financier de l’ADEME et l'accompagnement technique des trois structures de l’ESP’ACE : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’ALEC et l’AGEDEN.
 L’ADEME a renouvelé en 2016 l’appel à projet « Fonds air », cela permettra à d’autres intercommunalités de l’Isère qui ont déjà manifesté intérêt de s’engager dans une telle démarche.

Toutes les infos pratiques concernant la prime air bois
 

Etudes de zone : une démarche partagée pour affiner le diagnostic dans les zones d’exposition « multi-sources » du Sud grenoblois et du Pays roussillonnais

Une « étude de zone » (ou Suivi Environnemental Global) est une démarche conduite sur les territoires susceptibles de présenter une surexposition de la population en lien avec un cumul d’exposition multi-sources (notamment routières, industrielle, et résidentielle). In fine son objectif est d’identifier et de hiérarchiser des actions, pour prendre en charge et maîtriser ces risques ou impacts. Deux « études de zone » sont en cours en Isère et en 2015.
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes Rhône-Alpes y a contribué en mettant à disposition son expertise et ses moyens techniques : dans le Sud Grenoblois et dans le Pays Roussillonnais

Consulter l’actu concernant la réunion publique d’information qui s’est tenue dans le sud grenoblois en octobre 2016
 

Le plan d’actions « Métropole respirable en 5 ans » de Grenoble-Alpes Métropole :  une ambition à la hauteur des enjeux, 5 ans pour concrétiser !

Grenoble-Alpes Métropole est lauréate de l’appel à projet « Villes respirables en 5 ans » visant à faire émerger des mesures exemplaires en matière d’amélioration de la qualité de l’air lancé en 2015 par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. La Métropole a donc engagé en 2016 le déploiement du plan d’action « Métropole respirable en 5 ans ». Il cible de manière pertinente les principaux leviers d’amélioration de la qualité de l’air pouvant être mis en œuvre par la collectivité : chauffage au bois, transports routiers (avec notamment une large place faites aux modes doux et la mise en place dès janvier 2017 d’une préfiguration de zone à circulation restreinte concernant les livraisons de marchandise et dont les évolutions d’ici à 2020 sont à l’étude) et l’urbanisme (l’intégration de la qualité de l’air dans le PLUi est une manière d’inscrire de manière durable cet enjeux dans la ville).

ATMO Auvergne-Rhône-Alpes a contribué à l’identification des mesures les plus efficaces et contribue à l’aide à l’élaboration et au suivi de l’efficacité des actions mises en œuvre.

Consulter l’actualité concernant la présentation du plan d’actions « Métropole respirable en 5 ans » 
 

Le citoyen, acteur clé de l’amélioration de la qualité de l’air

L’amélioration de la qualité de l’air repose de manière essentielle sur notre capacité à modifier nos comportements quotidiens, concernant notamment nos modes chauffage et de déplacement. Il est donc nécessaire d’offrir à tous la possibilité de mieux comprendre les enjeux liés à la pollution atmosphérique afin de favoriser un changement de comportement éclairé. Ainsi, en 2016 différentes approches d’information et de sensibilisation ont été mises en œuvre sur le territoire Isérois : la campagne de communication « Air et santé », des animations en lien avec nos membres, des conférences de presse, le développement de jeux avec nos partenaires (Air and the city ou Dépollul'Air).
En 2016, la région grenobloise a également été le terrain d’expérimentation du projet Mobicit’air qui explore le potentiel des technologies numériques et des micro-capteurs de pollution en matière d’appropriation par les citoyens des enjeux de la qualité de l’air. Atmo Aura a réalisé une expérimentation citoyenne en s’entourant d’experts de la sociologie et de la géographie afin d’étudier si l’expérience de la mesure individuelle en rendant la pollution « visible et concrète »  permettait une montée en compétence et in fine un changement de comportement. Résultats en 2017 !

Consulter l’actualité concernant le lancement du projet Mobicit’air 
 

Episodes de pollution : le bassin grenoblois innove en renforçant le dispositif de gestion, une grande efficacité théorique à confirmer dans la pratique

L’essentiel des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique sont liés à l’exposition chronique, cependant les « pics de pollution » sont à l’origine d’effets à court terme qui justifient d’agir pour en atténuer l’intensité et la durée. C’est dans cet esprit que les parties prenantes du bassin grenoblois ont adopté de manière concertée un nouveau dispositif local de gestion des « pics de pollution » en novembre 2016.
Il complète et renforce de manière ambitieuse les dispositions existantes encadrées par l'arrêté inter-préfectoral concernant le trafic routier en combinant des actions de restriction de la circulation routière et d’accompagnement à l’échelle de l’ensemble du bassin grenoblois.
Ces actions, en association, avec des mesures sur les autres secteurs émetteurs ont une grande efficacité théorique. Toutefois, lors de sa première mise en œuvre, à l’occasion des épisodes de grande ampleur de la fin de l’année, le taux de respect de la mesure par les automobilistes a été modéré et les effets de cette nouvelle mesure sont donc restés modestes. Ainsi, il conviendra de poursuivre les efforts engagés à l’occasion des prochains épisodes de pollution afin de concrétiser l’efficacité théorique du dispositif, sans perdre de vue que c’est majoritairement la réduction permanente des niveaux de pollution par la mise en place d’actions durables qui permettront de réduire les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique.

Consulter l’actualité concernant le dispositif de gestion des épisodes de pollution du bassin grenoblois