Rhône

RA15 - Lyon - Rhône
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Le  Rhône regroupe la Métropole de Lyon, le nouveau département Rhône et une partie du département de l’Ain. Ce territoire a pour caractéristique une forte densité de population. Le territoire de la métropole lyonnaise est majoritairement urbain mais compte également 40 % d’espaces naturels et agricoles. Le territoire du nouveau Rhône est quant à lui constitué de zones périurbaines, rurales et de moyennes montagnes (Monts du Lyonnais, Monts du Beaujolais et Monts d’Or).

Problématiques principales liées à la pollution 

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Le territoire est particulièrement touché par la pollution atmosphérique, avec notamment une exposition marquée au dioxyde d’azote en proximité routière.

D’une manière générale, le département du Rhône et plus particulièrement l’agglomération lyonnaise, sont marqués :

  • par une forte densité humaine ayant pour double conséquences une concentration des émissions polluantes d’origines routière, industrielle et tertiaire et de surcroit une grande quantité de personnes vulnérables à la pollution atmosphérique ;
  • par des conditions climatiques contrastées, avec des vents dominants parfois intenses, orientés Nord-Sud et Sud-Nord, ce qui peut favoriser la dispersion des polluants, mais aussi importer des masses d’air polluées : import d’ozone l’été du sud de la France, import de poussières en fin d’hiver et au printemps du nord et de l’est de l’Europe ;
  • en hiver, par des inversions de températures favorisant la stagnation des polluants à basse altitude ;
  • par une forte densité industrielle au sud de l’agglomération lyonnaise, nécessitant un besoin de surveillance ponctuel, notamment pour les paramètres suivants : benzène, benzo(a)pyrène, dioxyde de soufre. A noter par ailleurs la confirmation en 2015 d'une nette amélioration pour les traceurs de pollution d'origine industrielle

 

Bilan 2016 en carte

Actualités 2016

L’année 2016 a été marquée par un épisode de pollution aux particules fines particulièrement long sur la fin d’année. Cet épisode a rappelé à la population et aux élus que nous étions encore trop souvent concernés par des niveaux de pollutions trop élevés. 
Le caractère exceptionnel de cet épisode a nécessité la mobilisation des acteurs publics pour faire diminuer les émissions dues au trafic routier, avec pour la première fois dans l'agglomération lyonnaise, la mise en œuvre de la circulation alternée pour les véhicules particuliers sur Lyon et Villeurbanne, suivie de la mise en place d’un nouveau dispositif de circulation alternée différenciée lors des épisodes de pollution. 

Cette période intense a mis en avant la nécessité d’agir pendant les pics mais aussi et surtout l’effort qu’il reste à faire pour réduire les niveaux de fond, fond qui ont l’impact sanitaire le plus important. 

Nous avons à cet effet beaucoup travaillé durant l’année avec les collectivités et parties prenantes du territoire, pour qu’elles s’engagent en faveur de la qualité de l’air et mettent en place des plans d’action pérennes de réduction des émissions de polluants sur le territoire.

Le territoire reste en particulier très sensible aux polluants liés aux transports, avec de nombreux dépassements au dioxyde d’azote, même si ceux-ci ont diminué en 2016, les niveaux restent particulièrement problématiques dans les zones proches des grandes voiries et en cœur d’agglomération avec une population importante exposée.

Nous avons pu finaliser en 2016 l’étude conduite depuis 2014 sur le secteur de la Croix-Rousse, aux abords du tunnel de la Croix-Rousse et présenter les résultats de l’étude lors de réunions publiques et avec les parents de l’école Michel Servet.

Nous avons accompagné le SYTRAL et ses partenaires dans la révision du Plan de Déplacement Urbain (PDU) de l'agglomération de Lyon. Ce plan définit les orientations de la politique des déplacements de l’agglomération à moyen et long terme et les actions à mettre en œuvre entre 2017 et 2030.
La mobilité est un enjeu majeur sur le territoire, du point de vue de l’impact sur les émissions de polluants, notamment pour le dioxyde d’azote et les particules en suspension. Nous avons contribué aux différents groupes de travail et acculturé les parties prenantes aux enjeux de qualité de l’air, qui a ainsi pu prendre place dans les débats.
Ceci devrait participer à une meilleure prise en compte de la qualité de vie dans le projet de PDU qui est soumis à consultation et enquête publique du 15 mai au 20 juin 2017, pour une adoption du plan prévue fin 2017.

En juin 2016, la Métropole de Lyon a lancé son plan d’action pour la qualité de l’air, le Plan Oxygène, et s’engage via des actions concrètes sur les transports, l’habitat et l’économie, pour améliorer l'air que nous respirons et invite chaque habitant à prendre conscience de son propre impact sur la qualité de l’air et en citoyen responsable, à modifier ses comportements. Parmi les actions phares proposées par la Métropole, en lien avec l’appel à projet « Villes respirables en 5 ans », devraient notamment émerger :

  • Une « zone à faible émissions » visant les poids lourds et les véhicules utilitaires les plus polluants, avec une concertation prévue dès l’automne 2017. 

  • Une incitation au renouvellement des chauffages individuels au bois non performants, 

  • Un soutien aux innovations pour des technologies plus propres et la mobilisation d’ entreprises numériques et start-up pour faire émerger de nouveaux services à destination du grand public.

Nous accompagnons la Métropole tout au long de l’élaboration de ce plan d’actions, avec des éléments d’aide à la décision, notamment pour l’évaluation ex ante des scénarios envisagés pour la zone à faible émissions et apportons notre soutien sur la mise en place du fonds air bois, en lien avec l’Agence Locale de l’Energie de Lyon.

Nous nous sommes également fortement investis en 2016, conjointement avec la Métropole de Lyon et la Caisse des Dépôts et de Consignation, dans la construction d’une démarche d’innovation numérique ouverte sur la qualité de l’air dont le 1er pas a été l’organisation en novembre 2016 d’une rencontre  « Happy Tic  Qualité de l’air», destinée à mobiliser et fédérer un écosystème numérique local autour de la qualité de l’air pour le développement et le test de nouveaux services , pour Informer ces acteurs sur le plan Oxygène et sur les modalités de collaboration (usage des données de qualité de l’air notamment). Cette démarche expérimentale, grande première pour nous, s’inscrit dans notre stratégie numérique d’ouverture et d’accompagnement, présentée au salon Pollutec 2016 aux côtés de la Métropole. Cette démarche va se poursuivre et s’accélérer en 2017 avec le lancement d’un challenge collaboratif sur la qualité de l’air.

Enfin, nous continuons de travailler avec les services de l’Etat et les acteurs associés sur le suivi du Plan de Protection de l’Atmosphère de l’agglomération lyonnaise (PPA de Lyon), conduit par l’Etat et  en vigueur depuis février 2014.
Ce plan a pour objectif de faire diminuer les niveaux de particules en suspension et de dioxyde d’azote en deçà des seuils réglementaires et de réduire l’exposition de la population et des écosystèmes, via des actions pérennes sur l’ensemble des secteurs d’activités à enjeux.