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L’observatoire régional, fusionné sur Auvergne-Rhône-Alpes en 2016, a toujours pour objectif d’établir un ensemble de diagnostics de la qualité de l’air, quels que soient la thématique, le territoire et la période. Il fournit annuellement les bilans réglementaires nécessaires à la France pour le rapportage européen relatif aux directives de qualité de l'air sur la région.
Au fil des années, cet observatoire s’enrichit grâce à la construction d’un historique de résultats. Il permet ainsi la réalisation de nombreuses études relatives à l’impact de la pollution, à l'impact d'installations ou d'infrastructures et à l'étude de différents plans d'actions sur la santé et sur les écosystèmes.

SOMMAIRE

 

Comment fonctionne-t-il ?

L’observatoire régional est composé de différents outils qui permettent d’évaluer les situations vis-à-vis de l’air en tout point du territoire :

  • les mesures de qualité de l’air, annuelles ou ponctuelles, avec différents objectifs de surveillance
  • l’inventaire des émissions des différents polluants, ainsi que leurs localisations
  • les cartographies issues de la modélisation, permettant une estimation sur l’ensemble de la région
RA 2015 : Axe 1 - Observatoire régional

La combinaison de ces outils, encadrée par la réglementation mais aussi dimensionnée par les besoins locaux et les possibilités financières, permet de définir la stratégie de surveillance de la qualité de l’air, via des programmes quinquennaux : les Plans Régionaux de Surveillance de la Qualité de l'Air (PRSQA). La nouvelle stratégie de surveillance, homogénéisée sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes, est définie dans le PSQA 2017-2021.

Le fonctionnement pérenne de l’observatoire, conditionné par la participation financière annuelle des adhérents, assure sa richesse scientifique : historique de données, continuité dans la surveillance, disponibilité des données pour les partenaires, adaptation régulière aux enjeux, ...

Un socle pour les activités d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

L’observatoire régional fournit des diagnostics initiaux et les enjeux de territoire associés, situation de départ sur laquelle reposent les réflexions des plans et programmes. Les différents outils qui constituent l’observatoire permettent des travaux prospectifs visant l’évaluation de l’efficacité des actions envisagées.

Il permet de procurer les données et historiques de référence, appuis nécessaires aux études d’investigation dans le cadre de l’amélioration des connaissances.

Les résultats de l’observatoire sont tous destinés à l’information du public, qu’elle soit quotidienne, annuelle, ponctuelle, ou pour toute communication plus experte relative aux enjeux de pollution atmosphérique.

Les outils de modélisation permettent de communiquer quotidiennement une carte régionale de prévision de la qualité de l’air, grâce à laquelle les dispositifs préfectoraux d'information et d'alerte sont déclenchés en cas d’épisodes de pollution. Les stations de mesure vérifient en continu l’état de la situation, et peuvent aussi détecter des pollutions ponctuelles et servir de sentinelles dans le cas d’incidents (Cf situations d’urgence).

Bilan 2016 : le début de l'harmonisation des outils et des productions

L’année 2016 a été marquée par la fusion d’Atmo Auvergne et d’Air Rhône-Alpes, consécutive à la fusion des 2 régions : un important travail a été produit pour débuter la réunion des 2 observatoires et il se poursuivra sur 2017.

Avec l’établissement d’un nouveau Plan Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air (PRSQA) pour la période 2017-2021, le premier travail a consisté à définir le nouveau zonage de la région Auvergne-Rhône-Alpes et par conséquent, à identifier le nouveau réseau réglementaire minimal pour les 5 ans à venir. Un programme d’optimisation du réseau de mesures a ensuite été déterminé pour répondre aux objectifs du PRSQA et sera mis en place dès 2017.

Pour assurer la continuité de fonctionnement, les systèmes informatiques de récupération et de transmission des données ont trouvé une solution de gestion commune. En effet, l’évolution vers un autre système est un dossier conséquent ayant d’importantes répercussions et se trouve être un sujet à part entière du PRSQA.
La nouvelle base de données nationale (Géod’Air) qui est en cours de mise en place, fonctionne encore avec les anciennes régions et devrait évoluer en 2017 pour intégrer les nouveaux zonages et réseaux de mesures.

Les premiers travaux d’homogénéisation concernant l’inventaire des émissions et la modélisation ont permis de produire des éléments de bilans communs sur le territoire d’Auvergne-Rhône-Alpes pour l’année 2016. Par contre, la tâche est loin d’être terminée et bon nombre d’ajustements techniques sont encore prévus en 2017.

Les diagnostics annuels 2016 ont été ajustés et complétés pour tenir compte du nouveau territoire régional et des différents enjeux. Quant au reporting européen, le contenu et les analyses devront aussi s’adapter avec le nouveau zonage, tout en continuant à intégrer les évolutions des modalités, mais à partir de 2017 : en effet, pour le niveau national et européen, les fusions ne seront effectives qu’à partir des bilans 2017 qui seront à produire en 2018.

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Perspectives 2017 : l'application du nouveau PSQA

Au niveau national et européen, les conséquences des modifications des régions et des AASQA, ainsi que l’entrée en vigueur des nouveaux PRSQA 2017-2021, vont avoir des conséquences à partir de l’année 2017 : que ce soit pour la base de données nationale « Geod’Air » ou pour le reporting européen, c’est l’année de transition avec les adaptations à effectuer.

En région, que ce soit au niveau de l’inventaire des émissions, de la modélisation ou des diagnostics, les travaux d’homogénéisation des outils et des productions, débutés en 2016, vont se poursuivre et se consolider.

2017 est donc la 1ère année d’application du PSQA quinquennal en vigueur : l’optimisation du réseau va continuer mais avec de nouveaux objectifs, en particulier la réduction de la métrologie dite « classique » en faveur du suivi de nouveaux composés et de l’utilisation de nouveaux matériels émergents, comme les micro-capteurs.

Cette modification du réseau de mesures a aussi pour but de conduire à des évolutions et, nous l’espérons, des améliorations au niveau de la modélisation de la qualité de l’air. Parce-que c’est aussi un maillon important de la modélisation, le perfectionnement continu de l’inventaire des émissions est aussi une priorité annuelle du PSQA.

Tout en assurant la partie réglementaire qui nous est confiée par le Ministère en charge de l’environnement, mais aussi en maîtrisant nos budgets, notre objectif consiste à diversifier les mesures et faire évoluer nos outils afin d’améliorer nos connaissances des phénomènes et leur spatialisation pour ainsi renforcer notre expertise technique auprès des partenaires et du public.

Chiffres clés

RA 2016 : Axe 1 - réseau de mesure

Les cartographies annuelles :

  • Au terme du PRSQA 2011-15, sur les 5 polluants à enjeux, tous disposent dorénavant d’une information spatialisée sous forme cartographique : PM10, PM2,5, NO2, O3 et BaP
  • En conséquence, et à partir de 2015, les 8 valeurs réglementaires susceptibles d’être concernées par des dépassements réglementaires sont couvertes par cartographies, ce qui permettra de communiquer l’exposition des populations et des territoires