Plateforme de signalement des nuisances olfactives ODO : Bilan automne 2018

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Après un premier trimestre marqué par une très forte participation sur certains territoires, la plateforme ODO semble atteindre un public plus large. 
Ainsi, si le nombre de signalements a sensiblement baissé par rapport aux premiers mois d’existence de l’outil, ceux-ci concernent à présent un plus grand nombre d’agglomérations (et plus seulement le Bassin lyonnais et la Vallée de l’Arve). 

 

 

 

« Puis-je me fier à mon odorat pour repérer un danger d’ordre sanitaire ??? »

Des odeurs désagréables sont logiquement de nature à inquiéter les riverains. Mais existe-t-il, forcément, un lien entre gêne olfactive et risque pour la santé ? Il existe de nombreuses molécules à l’origine d’une odeur et toutes ne représentent aucun risque pour la santé… et inversement !

Tout d’abord, on peut définir le seuil olfactif d’une substance comme étant la concentration de la substance la plus faible qui puisse être sentie par un groupe de personnes. Le seuil olfactif d’une substance peut varier grandement (d’un facteur de 1 à 100 et plus) pour un même produit. En effet, l’olfaction chez l’humain est très variable. Par exemple, seulement 40 à 45 % de la population peut reconnaître l’odeur d’amande du cyanure. L’accoutumance à une odeur (adaptation olfactive) est un autre facteur affectant le seuil de détection olfactive (à la hausse) pour plusieurs substances. De nombreux autres paramètres influent la perception des odeurs : variations de température et d’humidité, mélange de composés dans l’air, pureté du composé...

D’autre part, il existe aussi la notion de seuil de reconnaissance olfactive. Alors que le seuil de détection olfactive signifie qu’une personne a une sensation olfactive sans pour autant être capable d’identifier ou de reconnaître la substance qui est présente dans l’air, le seuil de reconnaissance est la concentration dans l’air d’une substance qui permet de la reconnaître ou de l’identifier. Le seuil de reconnaissance représente en général une concentration plus importante que le seuil de détection olfactive.

L’utilisation de l’olfaction en tant qu’élément de sécurité lors d’une exposition à une substance chimique peut donc être trompeuse (surestimation du danger) ou représenter un certain risque (sous-estimation du danger).

Des études sont réalisées afin de comparer les seuils olfactifs de nombreuses substances chimiques avec valeurs de référence toxicologiques.

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Bilan statistique automne 2018

Cartographie régionale des signalements

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Nombre de signalements par commune

 

Entre le 1er septembre et le 30 novembre 2018, la plateforme ODO a recueilli 168 signalements sur l’ensemble de la région. 
La répartition géographique a considérablement évolué. Alors que dans les premiers mois, deux...

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Les épisodes olfactifs automne 2018

Lorsque l’on s’intéresse à la répartition journalière des signalements, un seul pic (journée recensant 10 signalements ou plus, localisés dans un même secteur géographique) est observable durant les trois mois considérés, le 21 octobre 2018.

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Nombre de signalements par jour

 

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