Amélioration des connaissances sur l'ammoniac

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Etude
Réalisée
Du
1 janvier 2017
au
31 janvier 2018

Région Auvergne-Rhône-Alpes
Pourquoi cette étude ?

Poursuivre l’amélioration des connaissances sur les concentrations d’ammoniac dans l’air et leur contribution aux phénomènes de pollution atmosphérique aux particules

La région Auvergne-Rhône-Alpes est régulièrement touchée par des épisodes de pollution aux particules, notamment en fin d’hiver/début de printemps. Lors de ces épisodes, le nitrate d’ammonium formé notamment à partir des émissions agricoles d’ammoniac et des oxydes d’azote émis majoritairement par le trafic routier représente une part importante des particules PM10.

 

Afin de compléter les travaux déjà réalisés, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a réalisé en 2017 une étude ayant pour objet : 

→ L’acquisition de mesures complémentaires d’ammoniac dans différents secteurs de la région afin de mieux connaître la dynamique atmosphérique de ce polluant et d’étoffer les comparaisons avec le modèle.

→ L’estimation de l’impact des émissions de NH3 sur les concentrations modélisées de PM10 en testant un scénario de coupure. 

 

Que peut-on en retenir ?

Douze sites ont donc fait l’objet de mesures sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des typologies différentes (urbain/rural/trafic). Sur les bassins de Lyon et Valence, trois points ont été disposés de typologie trafic, urbain et périurbain ou rural. Par ailleurs, les deux appareils de mesure en continu PICARRO ont été disposés en parallèle sur les sites de Lyon Centre (site urbain de référence) et Plateau de Bonnevaux (site rural en Isère). Les mesures ont été réalisées sur un pas de temps hebdomadaire sur une durée de 8 semaines du 13 février au 10 avril 2017. Cette période est habituellement la plus favorable à un épisode de pollution lié au nitrate d’ammonium. 

Les mesures ont permis de mettre en évidence les points suivants :

- Des concentrations d’ammoniac plus élevées en juin sur le site de référence.

- Des niveaux sur les sites ruraux, généralement plus élevés sur un même secteur.

- Les taux d’ammoniac en proximité d’épandage pouvant être beaucoup plus élevés que le niveau de fond, avec un impact semblant limité dans le temps.

- Les concentrations d’ammoniac et d’ammonium sur Lyon Centre présentant des dynamiques différentes.

- Le site trafic de Lyon Périphérique présentant la concentration moyenne maximale, toutefois sur le secteur de Valence le site trafic ne présente pas de concentrations supérieures aux autres. 

 

La mise en œuvre du modèle régional a porté sur deux aspects, d’une part les comparaisons modèle- mesures sur le polluant ammoniac, d’autre part sur l’impact d’un scénario de coupure des émissions d’ammoniac des épandages agricoles pendant quelques jours sur les concentrations de PM10 modélisées. Les comparaisons modèle-mesures mettent en évidence une surestimation du modèle par rapport aux concentrations mesurées. Cette surestimation est la plus forte sur les territoires ruraux. L’hypothèse privilégiée pour expliquer la surestimation des concentrations modélisées réside dans une surestimation des émissions au mois de février et mars.  La comparaison modèle-mesures a également montré des évolutions horaires très différentes entre les concentrations modélisées et les concentrations mesurées, le profil d’émission constant serait probablement à revoir également.  

Le scénario de coupure testé montre bien un impact sur les concentrations de PM10 lié à la réduction des émissions d’ammoniac, avec des écarts pouvant être importants sur les concentrations. Sur la période testée, il y a peu d’impact sur les dépassements. 

Malgré les mesures réalisées et les tests de modélisation effectués, de nombreuses interrogations persistent sur l’évolution temporelle et spatiale des concentrations d’ammoniac. Dans la poursuite de ce travail, l’appareil de mesures en continu situé sur le plateau de Bonnevaux a été déplacé sur la station de Lyon périphérique afin d’obtenir des mesures en continu en parallèle en sites urbain et trafic de l’agglomération lyonnaise. Concernant les profils temporels d’émission et la modélisation, une nouvelle révision des profils temporels semble un préalable indispensable, en prenant mieux en compte les paramètres pouvant influencer les émissions tels que la température et le ph du sol notamment.

Polluant(s) concerné(s)
Autres polluants
Catégorie
Amélioration des connaissances, innovations et partenariats
Thématiques
Activités agricoles
Zone(s) concernée(s)
Auvergne - Rhône-Alpes

En savoir plus, contactez :
Mme
Sabrina PONTET