Programme de surveillance des Dioxines, Furanes & Métaux lourds – Rapport des résultats 2017 et 2018

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Etudes
03 mai 2021
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Pourquoi cette étude ?

Depuis 2006, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes pilote un programme de surveillance des dioxines et des métaux lourds sur le territoire régional, dans lequel sont impliqués actuellement 16 partenaires industriels (8 en 2006).

Ce programme a comme objectif de répondre de manière mutualisée aux exigences réglementaires de surveillance environnementale des partenaires, mais aussi de participer à une amélioration des connaissances : veille sanitaire et scientifique, historique et évolution temporelle des concentrations et émissions de polluants.

Nature  et exploitation des mesures réalisées : 

Chaque année de nombreuses mesures sont réalisées conjointement dans l’air ambiant (concentrations dans l’atmosphère) et dans les retombées atmosphériques (dépôts au sol et dans les précipitations) en :  dioxines, métaux (quatorze composés) et particules fines, tout en suivant un protocole normalisé (guide INERIS).
Ces mesures, effectuées à proximité directe des établissements industriels, sont comparées à celles réalisées sur des sites de fond en milieu urbain ou rural, ainsi qu’aux valeurs réglementaires en vigueur ou aux valeurs repères (en l’absence fréquente de valeur réglementaire, notamment pour les dioxines, des valeurs repères ont été établies spécifiquement dans le cadre de ce programme).

Les dépassements de valeur réglementaire ou repère sont identifiés et portés à connaissance des exploitants d’établissements industriels et font autant que possible l’objet de recherche d’explication (incident, proximité de brûlage à l’air libre, conditions météorologiques particulières…).

 

Que peut-on en retenir ?


Concernant les mesures de dioxines en air ambiant et dans les retombées atmosphériques, on constate une nette diminution du nombre de dépassements des valeurs repères au fur et à mesure des années de surveillance.
Quelques dépassements de valeurs repères ont encore été observés en air ambiant et dans les retombées atmosphériques  en 2017 et 2018 :

En air ambiant :

• Un dépassement de la valeur repère hebdomadaire en 2017, deux en 2018

• Un dépassement de la valeur repère annuelle en 2017, un en 2018 également

Dans les retombées atmosphériques :

• Deux dépassements de la valeur repère bi mensuelle en 2018

• Deux dépassements de la valeur repère annuelle en 2017, deux en 2018 également


Concernant les mesures d’éléments traces métalliques, les dépassements de valeurs réglementaires françaises en air ambiant et de valeurs repères dans les retombées atmosphériques restent assez peu fréquents depuis le début de la surveillance, sans véritablement de tendance notable :

En air ambiant : les dépassements de valeur cible réglementaire française (arsenic, cadmium, nickel, plomb) restent très rares :

• Deux dépassements depuis le début de la surveillance :  en nickel : en 2011 et 2017.

Dans les retombées atmosphériques : après 3 années de surveillance sans aucun dépassement, 3 dépassements enregistrés :

• Un dépassement de valeur repère en 2017 en nickel et en arsenic

• Un dépassement de valeur repère en 2018 en arsenic

Évolutions récentes et potentielles du programme de surveillance

  • Depuis 2020, baisse du nombre de mesures de dioxines en air ambiant (ces mesures ne sont exigées par aucune réglementation), afin de permettre en contrepartie la réalisation de mesure de dioxines bromées et PCB dans les retombées atmosphériques, car ce sont des polluants à enjeu sanitaire, dont la surveillance se renforce dans le domaine de l’incinération. Les dioxines bromées notamment pourraient provenir de la présence de composés bromés dans certains textiles et plastiques et leur toxicité serait proche de celles des dioxines « classiques » chorées

  • En 2021, renforcement des mesures de métaux dans l’air ambiant.

  • En 2022, les mesures de particules fines en air ambiant pourraient être étoffées de manière à assurer un suivi plus systématique autour de tous les établissements industriels du programme et d’en vérifier l’éventuel impact. Les particules sont des polluants aux origines multiples et à enjeu sanitaire important.