Un nouvel indice national de qualité de l’air

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Les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air calculent et publient chaque jour un indice de la qualité de l’air appelé indice ATMO. A partir du 1er janvier 2021, cet indice évolue. Retour sur les nouveautés.

 

Dès janvier 2021, l’indice national de la qualité de l’air au quotidien, l’indice Atmo, évolue. Cet indice est défini par l’Etat en concertation avec les AASQA. Ses modalités sont précisées dans un arrêté ministériel. Inchangé depuis 26 ans ce nouvel indice apporte des évolutions notables au regard des enjeux de santé publique. Il permet de mieux appréhender la pollution dans toute sa diversité, et répond davantage aux attentes des citoyens qui souhaitent une information localisée et contextualisée leur permettant d’adapter leur comportement et de préserver leur santé lors des journées très polluées.

Carte d’identité du nouvel indice

 

A RETENIR ! 

Nous mettons à votre disposition un kit de communication, une API et un widget pour faciliter la diffusion de ce nouvel indice sur tous vos supports.

Les différences avec l'ancien indice ATMO

 

Contexte

  • Modalités de calcul
  • Représentativité
  • Polluants
  • Affichage

Indice Actuel

  • concentrations journalières mesurées par les stations représentatives de la pollution de fond

  • 8 grandes agglomérations et 15 agglomérations moyennes

  • PM10, NO2, O3, SO2

  •  

Nouvel Indice ATMO

  • Prévision sur les modélisations quotidiennes intégrant les données mesurées aux stations, les sources de pollution et la météo

  • 4030 communes

  • PM2.5, PM10, NO2, O3, SO2

  •  

 

 

A NOTER !

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes diffusait déjà un indice spécifique modélisé et disponible sur l'ensemble des communes et géolocalisé. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes diffusera maintenant le nouvel indice ATMO sur l'ensemble de sa couverture géographique. Voir plus de détails

Les avancées majeures

HARMONISATION

Il s’inscrit en cohérence avec l’indice européen en reprenant les mêmes seuils, les mêmes polluants et les mêmes codes de communication (qualificatifs, couleurs et recommandations sanitaires).

 

COHERENCE

Il permet de faire le lien entre pollution annuelle et pollution journalière. Aujourd’hui pour certains polluants, NO2 et O3 notamment, même si la qualité de l’air est bonne ou moyenne tous les jours de l’année, elle peut être mauvaise et dépasser les valeurs réglementaires quand on fait le bilan annuel car les seuils sont décorrélés. Avec le nouvel indice, il est mieux tenu compte de l’incidence de chaque journée sur la qualité de l’air moyenne de l’année.

 

REPRESENTATIVITE

Il intègre les particules PM2,5 - polluant à impact sanitaire avéré - et à ce jour un des meilleurs indicateurs de l’exposition à la pollution particulaire.

 

POLLUTION URBAINE

Il intègre mieux, via notamment une échelle plus adaptée pour le NO2, la pollution urbaine liée au trafic routier.

 

COUVERTURE GEOGRAPHIQUE

Il apporte une information pour l’ensemble des communes de la région et jusqu’au surlendemain.

Les points de vigilance au niveau local

A retenir

  • Les qualificatifs du nouvel indice sont plus sévères que ceux de l’indice actuel avec l’ajout d’une classe « extrêmement mauvais ».
  • Les seuils de l’ozone et du NO2 pour le passage au qualificatif mauvais sont plus bas qu’actuellement (-80 µg/m3 pour le NO2 et -50 µg/m3 pour l’ozone).
  • Pour ces deux polluants il n’y a pas non plus de corrélation entre les seuils du qualificatif mauvais et ceux du dispositif préfectoral

Dans le détail, voir ci-dessous les seuils et qualificatifs du nouvel indice et les seuils et les seuils de déclenchement d’un dispositif préfectoral.

A retenir

  • L’abaissement des seuils pour le NO2 et l’ozone ainsi que l’intégration des PM2,5 auront pour conséquence une augmentation significative du nombre de jours mauvais.
  • L’absence de cohérence entre les seuils de ce nouvel indice et ceux des dispositifs préfectoraux conduira à la survenue de jours mauvais sans déclenchement d’un dispositif préfectoral.

Pour en savoir plus sur les répercussions de ce nouvel indice à l’échelle régional, consultez la deuxième partie de notre diaporama de présentation. Vous pouvez également retrouver les explications de Romain Vidaud, prévisionniste et référent au sein du groupe technique national dans la vidéo associée.

Documentation :Diaporama | Vidéo

Outils et supports à disposition

Atmo met à votre disposition différents supports et outils pour :

Bien comprendre tous les tenants et aboutissants de ce nouvel indice :

Replay du Webinaire | Diaporama du WebinaireBrochure du MTE | Vidéo du MTE | Notice technique du nouvel indice | Recommandations sanitaires selon l'indice

Diffuser ce nouvel indice sur vos supports de communication :

Le Widget | L'API Atmo | Le kit de communication

Accompagnement des territoires et contacts

Vous souhaitez aller plus loin que la diffusion du nouvel indice ? Vous vous interrogez sur les mesures complémentaires que vous pourriez proposer au niveau local ? Vous envisagez de profiter du changement de nouvel indice pour renforcer la sensibilisation sur les enjeux de la qualité de l’air auprès de vos concitoyens ? Atmo accompagne ses membres dans l’anticipation de leur communication et l’adaptation de mesures

Foire Aux Questions

Concrètement, qu’est-ce que cet indice peut changer pour mon quotidien ?

Avec ce nouvel indice qui donne un état de la qualité de l’air extérieur à une échelle plus locale, les citoyens pourront mieux anticiper la dégradation de la qualité de l’air et adapter leurs activités de plein air en conséquence. L’indice est aussi un outil d’information et de sensibilisation des élus locaux à la pollution atmosphérique.

Pourquoi ai-je le sentiment d’avoir plus de journées avec une qualité de l’air « moyenne », «dégradée » voire « mauvaise » ?

Du fait de la prise en compte des PM2,5 et de l’abaissement de seuils dans le nouvel indice pour plusieurs polluants, des journées avec des prévisions de qualité de l’air « moyenne », « dégradée », « mauvaise », « très mauvaise » ou « extrêmement mauvaise » seront plus nombreuses qu’actuellement sur le territoire.

Cette augmentation permet de mieux adapter ses activités ou la prise de son traitement au quotidien mais ne signifie pas pour autant une dégradation de la qualité de l’air sur le territoire à long terme.

Cet indice comprend-il également la pollution liée au trafic routier

Le nouvel indice Atmo est un indice journalier constituant une représentation simplifiée de la qualité de l’air quotidienne en situation « de fond », c’est-à-dire éloigné des sources spécifiques de pollution comme les axes de trafic routier, par exemple. Mais la pollution dite de “fond”, à laquelle personne n’échappe, est bien la résultante des émissions de pollution de toutes les sources présentes sur un territoire, y compris celles du trafic routier. Les polluants se déplacent en effet au grès des vents. Simplement, en bordure immédiate des voiries, cette pollution liée au trafic routier se traduit par une surexposition non prise en compte par l’indice Atmo car non représentative de l’exposition générale de la population. Toutefois, cette pollution de proximité est évidemment évaluée, via des mesures ou des modèles numériques permettant d’estimer les concentrations de polluants à l’échelle de la rue; et elle est accessible sur notre site web (cartes quotidiennes, zoom possible sur plusieurs agglomérations + mesures aux stations).

Comment cet indice est-il calculé ?

Cet indice est calculé par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, à partir de leurs données d’observation issues des stations de fond de surveillance de la qualité l’air, ou de modélisation intégrant de nombreuses données d’entrée dont des données mesurées aux stations, des données météorologiques, des données régionales d'inventaire des émissions des polluants atmosphériques et de données issues de plateformes externes de prévision de la qualité de l’air.

Les modalités de calcul de cet indice sont précisées dans l’arrêté du 10 juillet 2020 relatif à l'indice de la qualité de l'air ambiant.

Qu’est-il prévu pour la représentation de l’indice à l’échelle de l’EPCI ?

Cet indice communal correspond au qualificatif le plus pénalisant des mailles couvrant la commune. 

Le choix d'un calcul basé sur le maximum ne permet pas de garantir la représentativité de l'indice à toutes les échelles géographiques. A l'échelle de l'EPCI, il ne permet pas de représenter la variabilité des communes qui le composent. Aussi, des échanges sont en cours entre Atmo et les EPCI qui le souhaitent pour adapter ce nouvel indice à cette échelle géographique. Trois possibilités semblent émerger :

  • Affichage d’une carte avec l’indice de toutes les communes de l’EPCI,
  • Affichage de la commune min et de la commune max de l’EPCI,
  • Affichage de l’indice de la commune principale de l’EPCI

Atmo fournira, via des flux open data, les données à l’échelle communale. Ce sera à l’EPCI de configurer la récupération de ces flux selon l’option d’affichage retenue.