Bilan de l'exposition au pollen d'ambroisie en Auvergne-Rhône-Alpes en 2019

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Bilan Air
26 juin 2020

L'ambroisie, plante invasive dont les pollens sont particulièrement allergisants, touche fortement la région Auvergne-Rhône-Alpes, région la plus impactée en France. 

L’exploitation de la modélisation annuelle 2019 apporte quelques résultats et par rapport aux années précédente et montre des évolutions :  

 

  • Il reste toujours une minorité d’habitants très peu exposée (moins de 5 jours par an) à des niveaux d’ambroisie provoquant des symptômes pour les personnes sensibles (RAEP ≥ 3) : 6 % soit environ 470 000 personnes, c’est 5,5 % de plus qu’en 2018,
     
  • 50 % de la population (soit 3,95 millions d’habitants) sont exposés plus de 20 jours à un RAEP ≥3, en baisse de 35 % par rapport à 2018, 
  • La zone la plus touchée reste le sillon rhodanien où 15 % de la population sont exposés à un RAEP ≥ 3 plus de 40 jours par an (Drôme, Isère, Rhône). Par ailleurs, contrairement au Puy de Dôme, au bassin lémanique et aux vallées alpines, l’Allier, surtout le nord du département, confirme son statut de zone à risque.  
  • Concernant l’évolution pluriannuelle, un net repli des zones fortement touchées est constaté. Seul le sillon rhodanien et le nord de l’Allier restent fortement impactés mais de façon moindre par rapport à 2018. Moins de zones à risque ressortent par rapport aux trois années précédentes. En 2019, la durée d’exposition est en baisse puisque la part de la population peu touchée augmente tandis celle touchée de façon plus prolongée diminue. 

 

En 2019, la moitié de la population régionale est soumise à des niveaux pouvant provoquer des symptômes allergiques pour les personnes sensibles. Cette tendance est en baisse par rapport aux années précédentes. Cependant, même si moins d’habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes semblent avoir été exposés, il ne faut pas baisser la garde dans la lutte contre cette espèce invasive. En effet, il faudra attendre plusieurs années pour confirmer si 2019 est une exception due aux conditions météorologiques ou un début de tendance. L’enjeu reste donc de poursuivre et d’affiner la surveillance, premier maillon essentiel de la stratégie de lutte contre cette nuisance.