Mesure de l'ammoniac dans l'atmosphère (69)

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Etudes
08 avril 2016

La région Rhône-Alpes connait chaque année des épisodes de pollution hivernaux et printaniers aux particules fines (PM10), entrainant des dépassements réglementaires de la valeur limite de la Directive Européenne 2008/50/CE du 21/05/08.
Si les épisodes de pollution de l’hiver sont plutôt dus aux phénomènes de combustion, et notamment liés au chauffage au bois non performant, il apparait qu’en période printanière, d’autres phénomènes entrent en jeu avec la formation de particules fines dites secondaires. Ces particules ne sont pas émises directement mais résultent de la combinaison dans l’atmosphère de différents polluants.

Ainsi, une part importante des particules fines observées au printemps est constituée de nitrate d’ammonium ((NH4)(NO3)) formé par la combinaison de l’ammoniac (NH3), émis majoritairement par les activités agricoles, et plus particulièrement les épandages d’engrais minéraux et organiques1, et de l’acide nitrique (HNO3), provenant en majorité du trafic routier.

Au fil des années, Air Rhône-Alpes a complété son dispositif métrologique afin d’améliorer les connaissances sur la composition des particules (cf. annexe 3).
Dans ce cadre, il a été décidé de réaliser des premières mesures d’ammoniac, précurseur du nitrate d’ammonium, en 2015. Le travail a consisté dans un premier temps dans le choix d’un appareil de mesures compte tenu des niveaux attendus notamment, puis la mise en oeuvre sur un premier site de mesures pendant l’année 2015.