Episode de poussières désertiques

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Sahara

Publié le 22 juin 2022 - Mis à jour le

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Notre région est impactée par des particules désertiques qui sont présentes dans l’air. Elles sont arrivées par un fort flux de sud mardi dans l'après-midi, voilant le ciel d'une bonne moitié est de la région. Quel est l’impact sur la qualité de l’air ? A quoi peut-on s’attendre dans les jours à venir ? On fait le point sur la situation.

Comment un désert situé à des milliers de kilomètres peut-il contribuer à un épisode de pollution local ?

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Il n’est pas rare que ce phénomène se produise, et cela notamment quand une dépression atlantique plonge vers le sud de la péninsule ibérique, et qu'un fort vent de sud se lève sur le Maghreb, soulevant alors d’importantes quantités de poussières de sable en provenance du Sahara. 
 

Schéma sable sahara

Illustration extraite de l'ouvrage de Guillaume Séchet "Y a plus de saison"

Ces épisodes dits “sahariens” ne sont pas forcément visibles, les particules étant généralement transportées en altitude, entre 1 et 4-5 kilomètres. Cependant, lorsque ces masses d’air parviennent au sol, les concentrations de poussières en suspension peuvent alors être importantes. 

Plusieurs dispositifs de prévision à grande échelle modélisent différents polluants atmosphériques, notamment les particules assez grossières (Dust) souvent d'origine naturelle. Nous tenons compte de ces différents programmes pour établir nos propres prévisions régionales et locales. Même si l'arrivée de masses d'air chargées en particules est bien prévue, il est difficile de cerner les territoires qui seront précisément impactés, et à quelle altitude ils le seront. Il n'est en effet pas rare que de tels phénomènes impactent peu en dessous de la couche limite atmosphérique, soit de l'ordre de 1 000 à 2 000m en journée. 

Université de Barcelone

Université d'Athenes

 

"L'effet Sahara" aggrave-t-il la pollution de l'air ?

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Ces poussières désertiques sont des particules assez grossières, de quelques microns à une dizaine de microns de diamètre (PM10). Du fait de leur diamètre assez important, ces particules ont moins de facilité à pénétrer dans les organismes que les particules fines (diamètre de 2,5 microns pour les PM2,5, voire moins) issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois, véhicules à moteur thermique).  

Toutefois, leur quantité peut engendrer a minima une gêne, d'autant plus que d'autres polluants peuvent être présents. La procédure liée aux épisodes de pollution n'est pas déclenchée compte tenu de la fugacité de ce phénomène. En attendant et même si ces particules sont moins nocives que des particules de combustion, leur quantité dans l’air peut engendrer des effets sanitaires : il est donc conseillé à toutes les personnes ressentant une gène respiratoire de consulter un professionnel de santé.

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