Publié le 1 juin 2026
Venues du Sahara, les poussières désertiques atteignent régulièrement la région Auvergne-Rhône-Alpes et représentent environ 30 % des situations de vigilance sur le territoire. Atmo publie sa première étude dédiée à ce phénomène, afin de mieux comprendre son ampleur et d'orienter la surveillance de la qualité de l'air.
Les aérosols désertiques sont des particules fines issues de l'érosion des sols arides, principalement du Sahara et du nord du Sahel. Transportées en altitude sur des milliers de kilomètres, elles constituent une source de pollution naturelle mais récurrente pour notre région, particulièrement en fin d'hiver et au printemps.
Entre 2017 et 2025, ces épisodes ont généré des centaines de journées de vigilance cumulées sur les 21 zones de surveillance du territoire. Les zones alpines de l'Est de la région sont les plus exposées, en raison de leur altitude et de leur vulnérabilité aux apports atmosphériques en hauteur.
Les analyses chimiques menées par Atmo ont mis en évidence des teneurs élevées en silicium et aluminium durant ces épisodes, cohérentes avec les données de la littérature scientifique. Si le recul temporel reste encore limité, 2024 et 2025 figurent parmi les années les plus touchées en nombre d'activations de vigilance, une tendance à suivre attentivement.
Cette étude constitue une première étape. Elle sera complétée dans les années à venir, notamment par l'analyse du potentiel oxydant de ces particules, afin de mieux cerner leur impact sanitaire.