Interview de Thomas Coudon

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Publié le 11 septembre 2026

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Thomas Coudon est chercheur au Centre Léon Bérard. Il coordonne des projets de recherche sur les liens entre différentes expositions environnementales (Pollution de l’air, UVs, PFAS), cancers et maladies chroniques. Nous sommes allés lui poser quelques questions. Rencontre. 

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Thomas Coudon
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Bonjour Thomas, vous êtes chercheur en expologie environnementale au Centre Léon Bérard. Quel est votre parcours ?

T.C : Après une licence de physique-chimie et un master Environnement-atmosphère à l’université Lyon 1, j’ai réalisé une thèse au sein du département Prévention Cancer Environnement. Celle-ci, en cotutelle avec le Laboratoire de mécanique des fluides et d’acoustique de l’École Centrale de Lyon, portait sur le développement d’un indicateur d’exposition aux rejets d’émissions atmosphériques industrielles.

Depuis 2018, je suis chercheur en charge de l'analyse des expositions environnementales dans le cadre des études épidémiologiques menées par le département Prévention Cancer Environnement (Centre Léon Bérard).

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Vous avez à plusieurs reprises utiliser les capteurs à particules fines proposés gratuitement par la Captothèque, pouvez-vous nous dire dans quels cadres précisément ?  

T.C : Dès 2020, nous avons utilisé pour la première fois des micro-capteurs dans le cadre du projet APoPCo*. L’objectif était d’évaluer le risque de cancer du sein associé à l'exposition au dioxyde d'azote (NO₂) et aux particules fines (PM₁₀ et PM₂.₅) pendant les trajets domicile-travail (voir carte). C'est à ce moment-là que nous avons utilisé les appareils. Durant 6 semaines, plusieurs personnes ont effectué le même trajet, matin et soir, à vélo, en voiture, à pied et en transport en commun (tramway ou métro). 

Par ailleurs, nous empruntons des capteurs depuis deux ans dans le cadre des Olympiades de la Prévention qui ont lieu dans le Centre Léon Berard au printemps afin de sensibiliser nos salariés et le public présent. 

Quel est votre rôle au sein du Département Prévention Cancer Environnement ?  

T.C : Dans ce département, nous intervenons sur plusieurs thématiques : expositions environnementales, nutrition et activité physique. L’objectif est d'évaluer les expositions environnementales et le risque de cancer. Par ailleurs, J’ai coordonné les volets « évaluation des expositions » des projets XENAIR et ApoPCO et je suis le responsable du projet ASTEROPA  qui vise à étudier les liens entre expositions aux PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) et le risque de cancers (sein, testicule, rein, thyroïde et foie).  

Depuis plusieurs années, le partenariat entre le Centre Léon Bérard et Atmo Auvergne-Rhône-Alpes existe. Comment se traduit-il au quotidien ?

T.C : En plus du prêt des capteurs comme évoqué précédemment, nous utilisons évidemment les données fournies par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes pour nos recherches et nous sommes régulièrement en contact pour des dépôts de projets. À titre personnel, je suis déjà intervenu plusieurs fois lors d'ateliers animés par Atmo, comme l'année passée à l'occasion de l'atelier organisé dans le cadre de l'Observatoire FIXI Grand Lyon, auprès d'habitants de Sainte-Foy-lès-Lyon.

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Un partenariat qui va se renforcer dans les semaines à venir...

T.C : Absolument, durant ce dernier trimestre, nous allons éclairer le Centre de Prévention Thierry Philip du Centre Léon Bérard à Lyon aux couleurs de l’Indice d’Atmo. Pour rappel, ce bâtiment est le seul en en France entièrement dédié à la prévention et au dépistage des cancers.