Depuis janvier 2020, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec Sytral Mobilités, assure un suivi permanent de la qualité de l'air dans le métro lyonnais. Le dispositif de surveillance, qui va au-delà des recommandations de l'INERIS, permet de mesurer en continu les concentrations de particules PM10 et PM2,5. Il contribue ainsi à suivre l’évolution de la qualité de l’air et d’évaluer l'efficacité des actions mises en œuvre par Sytral Mobilités pour améliorer les conditions sanitaires des usagers.
Le dispositif de surveillance 2025 : détails et principaux résultats.
La station fixe de "Saxe-Gambetta", équipée d'instruments de mesure de référence.
En 2025, les concentrations de particules diminuent encore par rapport à 2024 :
- -2.5 % pour les PM10
- -7 % pour les PM2,5
Cette baisse s'inscrit dans une tendance positive observée depuis 2020, accélérée par la mise en service (juin 2022) des nouvelles rames de métro sur la ligne B et des dispositifs de filtration d’air installés sur les quais de cette même station.
La tendance s'est confirmée en 2023, s'est poursuivie en 2024 et en 2025. Elle s’explique aussi par le fonctionnement en continu des systèmes d’épuration de l’air installés sur les quais de la station.
Situation des niveaux par rapport aux valeurs de référence proposées par l'ANSES :
- La valeur proposée par l'ANSES (480 µg/m³ en moyenne horaire pour les PM10) est largement respectée.
- Les autres valeurs de référence (140 µg/m³ et 80 µg/m³ en moyennes horaires respectivement pour les PM10 et les PM2,5) sont globalement respectées malgré quelques dépassements ponctuels en PM10.
Etude dans les habitacles des rames
Les mesures réalisées en 2025 à l’intérieur des rames des lignes A, B et D confirment une amélioration globale de la qualité de l'air à bord des métros lyonnais par rapport aux campagnes précédentes. Entre 2022 et 2025 :
- Ligne A : - 60 % pour les PM10 et - 48 % pour les PM2,5 entre 2022 et 2025
- Ligne B : - 87 % pour les PM10 et les PM2,5
- Ligne D : - 63 % pour les PM10 et - 61 % pour les PM2,5 entre 2022 et 2025
Etude de hiérarchisation des 38 stations des lignes A, B et D
Cette nouvelle étude de hiérarchisation a permis d’établir un classement actualisé des 38 stations, correspondant à 41 points de mesure, étudiées sur les lignes A, B et D du métro lyonnais. Ce classement repose sur les concentrations moyennes en PM10 mesurées à l'aide d'un capteur léger.
Les 3 stations observant les concentrations les plus élevées sont :
- « Valmy » (métro D)
- « Vieux Lyon » (métro D)
- « Mermoz Pinel » (métro D)
Etude « 15 jours » sur les quais
Sur la base de la hiérarchisation des stations, le protocole prévoit de retenir 3 stations pour réaliser des mesures plus approfondies sur les quais, durant 15 jours consécutifs, à l’aide d’un appareil de référence fonctionnant en continu et en réalisant des analyses complémentaires de métaux dans les particules PM10.
Pour cela, les stations de « Bellecour-A », « Valmy » et « Saxe-Gambetta » ont été sélectionnées pour cette phase qui a mis en évidence des niveaux de particules variables selon les stations :
- "Valmy" présente les concentrations les plus élevées, avec une moyenne de 211 µg/m³ de PM10 et des dépassements réguliers des valeurs de référence de l’ANSES pour les PM10 et PM2,5.
- "Saxe-Gambetta" affiche des concentrations plus faibles, avec une moyenne de 38 µg/m³ de PM10, soit une diminution d’environ 30 % depuis 2023.
- "Bellecour" se situe à un niveau intermédiaire, avec une moyenne de 79 µg/m³ de PM10 et quelques dépassements ponctuels des valeurs de référence de l’ANSES.
Comme lors des campagnes précédentes, le fer demeure l’élément majoritaire, représentant entre 70 et 91 % des métaux analysés. Cette forte proportion de fer reste caractéristique des enceintes ferroviaires souterraines. Toutefois, sa teneur varie sensiblement selon les sites étudiés: elle atteint 70 % à Saxe-Gambetta, 85 % à Bellecour-A et jusqu’à 91 % à Valmy.
Concernant les concentrations en CO₂, les niveaux mesurés restent globalement faibles dans les trois stations et ne mettent pas en évidence de situation de confinement.
Surveillance de la qualité de l’air du métro lyonnais : perspectives pour 2026
Dans le cadre de notre partenariat avec SYTRAL Mobilités, la surveillance de l’air dans le métro lyonnais se poursuit en 2026. Elle s’articulera autour de plusieurs actions : le maintien de la mesure pérenne de « Saxe-Gambetta », la réalisation de nouvelles mesures à l’intérieur des rames, une nouvelle étude de hiérarchisation prévue à l’automne et par la suite, de nouvelles campagnes de mesure plus approfondies sur les quais, d’une durée de 15 jours, afin de caractériser plus finement les niveaux de particules et de métaux.